A. — MASSAGE
Effets locaux. — Lorsqu'on masse sans violence, à travers la peau, les viscères d'un animal, par frictions circulaires brèves, entrecoupées de pauses, on détermine une vaso-conslriclion abdominale pendant le massage.
Pendant les pauses, une vaso-dilalation très ample se produit. La pression, qui s'était élevée au moment des massages, revient à la normale ou s'abaisse momentanément.
Après le massage, vaso-conslriclion et vaso-dilalalion se succèdent avec une énergie très grande. Le pouls s'accélère assez souvent, pas toujours. Le fail dominant est l'ampleur et le rythme de la circulation.
Lorsqu'on masse avec violence, et continuité, à travers la peau, les viscères d'un petit animal, ou sans violence, mais directement (à nu) ceux d'un gros animal laparotomisé, on détermine d'abord une vaso-conslriction avec élévation de pression, excessives toutes deux, phénomènes très fugaces auxquels succède une vaso-dilatation persistante avec diminution de la pression. Il y a parésie des vaisseaux. Chaque fois qu'on masse, la pression s'élève de nouveau, mais de moins en moins, au fur et à mesure que la parésie se transforme en paralysie.
Par conséquent les phénomènes locaux excilo-moleurs que le massage entraîne dépendent de l'excitation brève et intermittente des nerfs splanchniques.
Voilà ce que j'ai vu.
Après avoir fait mes expériences, je me suis enquis de celle des autres : Pour Kleen \ qui s'est occupé incidemment du massage du ventre, « la pression augmente par une excitation direcle ou réflexe des splanchniques dont la conséquence est la constriction des vaisseaux mésentériquès ».
Pour Colombo 2, « le massage énergique de la région abdominale détermine comme résultat final une forte dilatation de tous les vaisseaux profonds viscéraux et une légère constriction des vaisseaux périphériques. On a par conséquent une diminution de la pression, car la dilatation des vaisseaux profonds est prépondérante. Si le massage sur l'abdomen esl douce,