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LA RENAISSANCE

Chambord, hymne de pierre et rêve de granit, Chef-d'œuvre que le temps chaque jour rajeunit, Eiitr'ouvre, dans un jet d'une audace inconnue, Sa fleur de Hs de marbre au milieu de la nue!

Les Arts ont eu leur tour, la Science a le sien. Tous les jours on résout quelque problème ancien; Enfin, tout se réveille et se métamorphose....

C'était le temps marqué pour une grande chose

De l'Occident lointain venaient d'étranges bruits

Qui du roi chevalier souvent troublaient les nuits.

On parlait à la cour de vastes découvertes

De cieux toujours sereins, de plaines toujours vertes,

Paradis merveilleux, édens sans fruits amers,

Qu'un Génois avait fait surgir du fond des mers.

On avait retrouvé la source de Jouvence.

Et, de Strasbourg à Brest, de Champagne en Provence,

Les raconteurs faisaient de saisissants tableaux De fleuves sans pareils roulant l'or dans leurs flots, De peuples primitifs plongés dans l'ignorance, Et qui tendaient les bras, disait-on, vers la France.

Dans les enivrements d'un succès sans égal,

L'Espagne et l'Angleterre, avec le Portugal,

Par des redoublements de valeur surhumaine,

Se taillant sur ces bords un immense domaine,

Au vent du nouveau monde arboraient leurs drapeaux.

— Allons, se dit François, plus de lâche repos! Ces princes-là croient-ils se partager la terre? Je voudrais bien trouver l'acte testamentaire Qui leur assure ainsi l'héritage d'Adam. S'il en est un, qu'on nous le montre ! En attendant, Le peuple franc se doit à son rôle historique : A la France, elle aussi, sa part de l'Amérique M

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