‹ La lâegende d'un peupleChapitre 35 sur 67 · LE DERNIER DRAPEAU BLANC · texte numérisé non relu

LE DERNIER DRAPEAU BLANC

C'est que, vois-tu, toujours, blessure héréditaire, Tant que le sang gaulois battra dans notre artère. Ces vieux souvenirs-là saig:aeront dans nos coaur&j

C'est que, toujours, vois-tu, quand on songe à ces choses, A ces jours où, martyrs de tant de saintes causes, Nos pères, secouant ce sublime haillon, Si dénués de tout qu'on a peine à le croire, Pour sauver leur patrie ej^défendre ta gloire, Allaient, un contre cinq, illustrer Carillon";

Quand on songe à ces temps de fièvres haletantes, Où, toujours rebutés dans leurs vaines attentes. Nos généraux, devant cet insolent dédain. Etaient forcés, après vingt victoires stériles. De marcher à l'assaut et de prendre des villes Pour donner de la poudre à nos soldats sans pain ;

Oui, France, quand on rêve à tout ce sombre drame. On ne peut s'emp<Vhpr H'pn siijyro un peu )a fpîwiA, Et de voir, à V^rsaille un Rien-Aiinp dif.rm^

Tandis que nos héros au loin criaient famine, Sous les yeux d'une cour que le vice efféminé, Couvrir de diamants des Phrynés de haut ton !

0 drapeau! vieille épave échappée au naufrage! Toi qui vis cette gloire et qui vis cet outrage, Symbole d'héroïsme et témoin accablant, Dans tes plis qui flottaient en ces grands jours d'alarmes. Au san^ de nos aïeux nous mêlerons nos larmet... Mais reste pour jamais le dernier drapeau blanc" !

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