CHAPITRE XX
PAUVRE DENISS.
Auguste et Bertrand étaient partis depuis quelques heures, et Schtrack, debout sur le seuil de la porte, regardait s'il les voyait encore, lorsqu'une jeune villageoise, tenant à la main un gros sac d'argent , entre précipitamment dans la cour de la maison, et demande M. Dalville.
— M. Dalville? dit Schtrack en tirant sa pipe de sa bouche; -il n'est blus ici, mamzeiïe.
— Plus ici!... comment, monsieur?... c'est pourtant ici qu'il logeait... C'est ici que je suis venue... Vous souvenezvous d'une fois que vous ne vouliez pas me laissez monter?...
— Ah ! foui!... que fous étiez avec un betit garçon, alors?
— Oui, monsieur. Mais où demeure donc monsieur Dalville, maintenant?... Le savez-vous, monsieur?... Il faut absolument que je le voie, que je lui parle... Ah ! si j'avais pu réaliser plus tôt cet argeni... que je lui dois!... Mais, dites-moi, monsieur, faut-il que j'aille plus loin encore?
— Ma betile mamzelle, je crois bas que fous rencontriez facilement M. Dalville.
— Pourquoi donc cela, monsieur?... Ah ! j'irai n'importe où.
— Che vous dis qu'il être trop tard. Comment foulez-fous trou fer l'adresse d'un homme qui fait le tour du monde?
— Que dites-vous?... Quoi! M. Auguste...
— Il est barti aujourd'hui même avec mon camarade Pertrand .
— Parti !
— Et fouil... Ii était ruiné ici... il était allô tâcher de faire fortune là-bas.
— Il e>t parti !... Et vous ne savez pas où il est?
— Si fait, bisque che vous dis qu'il fait le tour du monde. Ah ! malheureuse!... Je suis arrivée trop tard !
lin disant ces mots, Denise tombe privée de sentiment; mais lîchtrack la reçoit dans ses bras, et, après avoir d'abord posé sa •f'jio sur la borne, il emporte la jeune fille dans la maison.