‹ La laitière de MontfermeilChapitre 12 sur 102 · LIV. 257. — PAUL DE KOCK. — ÉD. J. ROUFF ET Cle. UV- d · texte numérisé non relu

LIV. 257. — PAUL DE KOCK. — ÉD. J. ROUFF ET Cle. UV- d

— Ah! est-il bête avec son grand ïurenne! Est-ce qu'il me prend pour une guérite? Moi, Bertrand, je ne connais pas l'histoire ancienne; je n'aime que ce qui est de mon temps et je vous dis qu'Auguste est un libertin. D'abord, il m'a fait un tour indigne il y a trois semaines. Comment ! il me donne rendez-vous, nous devons passer la journée ensemble et aller le soir à Feydeau, et monsieur me fait croquer le marmot et part pour la campagne, pour aller chez son M. Destival, homme d'affaires. Il est encore malin celui-là ! Il devrait bien s'occuper d'abord de ce qui se passe chez lui, n'est-ce pas, Bertrand?

— Chez lui, mademoiselle? est-ce que?...

— Oui, vous m'entendez bien ! à moins que cela ne lui plaise cependant! Dame, il y a des maris que ça arrange ! Et vous avez couché à cette campagne ?

— Oui, mademoiselle.

— Ah! Dieu, c'est champêtre! Y êtes-vous restés plusieurs jours? Voyons, Bertrand, parlez donc, vous avez le temps de manger; vous savez bien que je n'ai mis. les pieds ici depuis un siècle, et, de son côté, M. Auguste n'a pas eu seulement l'honnêteté de venir s'informer de ma santé. J'ai pourtant été très malade ! j'ai manqué mourir. Je suis bien changée, n'est-ce pas, Bertrand?

— Mais non, mademoiselle, je ne vois que...

— Oh! si, j'ai encore le fond des yeux jaune. Il est vrai que cette robe-là ne me va pas bien. Elle monte trop, ça m'engonce. Eh bien, Bertrand qu'avez- vous donc fait à cette campagne?

— Mademoiselle, j'ai appris à M. Destival à faire l'exercice.

— Tiens, est-ce qu'il va s'engager dans les voltigeurs? Et sa femme, faisait-elle aussi l'exercice? Elle devrait apprendre à battre la caisse pour marcher devant son mari quand il ira tirer à l'arquebuse.

— Je ne sais pas, mademoiselle, ce que madame faisait.

— Sans doute, vous étiez chargé d'occuper le mari, et M. Auguste folâtrait avec madame dans des bosquets touffus! Je vois d'ici ce monsieur qui tire les moineaux pendant que sa moitié cherche des fraises! Ahl ah! ah!

M"e Virginie rit de si bon cœur, qu'elle est quelques minutes sans pouvoir reprendre la parole. Pendant ce temps, Bertrand se promène de long en large dans le salon en continuant de déjeuner.

— Ah Dieu ! ça fait mal de rire comme ça. Dites-moi donc quand vous êtes revenus, Bertrand?

— Le lendemain, mademoiselle.

— Et Auguste n'y a pas retourné depuis?

— Non, mademoiselle ; il en a eu souvent l'envie, mais il n'a jamais le temps.

— Oh ! c'est juste; on a tant à faire! et depuis quatorze jours on n'est pas venu une fois chez moi ; on me laisse malade, mourante presque! et je ne suis pas encore bien. Oh! non! je souffre toujours beaucoup. Qu'est-ce que vous mangez donc là, Bertrand?

— C'est tout bonnement du fromage de Roquefort, mademoiselle.

— C'est drôle de voir manger, ça me donne envie de manger aussi ; moi, d'abord, il faut toujours que je fasse ce que je vois faire aux autres. Mon petit Bertrand, vous allez me donner à déjeuner, parce qu'au fait, quand je me désespérerais jusqu'à demain, c'est des bêtises, et je n'en aurai pas le mollet plus gros, n'est-ce pas, Bertrand?

— Mademoiselle, si vous...

— Il est bon enfant, ce Bertrand; je l'aime tout plein moi, oui, je lu porte beaucoup d'amitié, quoiqu'il soit un peu traître, comme son maître.

— Ah! mademoiselle, quant à ça, du côté de la franchise, je me flatte...

— C'est bien, Bertrand; c'est pour plaisanter que je disais cela; mais je ne vais pas déjeuner avec delà franchise. Qu'est-ce que vous allez me donner?

— Si mademoiselle veut du café, je vais dire en bas qu'on en monte.

— Du café!... ah! ça me creuse l'estomac, ça ne me vaut rien. Est-ce que vous n'avez rien ici?

— Nous avons un restant de pâté, une cuisse de volaille, du saucisson de Lyon.

— Ah! j'aime mieux ça que du café; apportez tout ça, mon petit Bertrand; c'est seulement pour passer le temps, en attendant qu'Auguste revienne.

Bertrand approche du canapé une petite table à thé. sur laquelle il s'empresse de placer à déjeuner pour Mlle Virginie, qui l'aide en courant elle-même au buffet prendre tout ce qu'il lui faut, tout en disant :

— Je suis fâchée de votre peine, Bertrand.

— Vous plaisantez, mademoiselle.

— Où est donc le petit Toni?

— Il est avec monsieur; il faut bien quelqu'un pour le cabriolet.

— Ce garçon-là est un petit sournois, il ne veut jamais rien me dire, au lieu que vous, Bertrand, au moins vous parlez ; je sais bien que vous ne me dites pas tout. Au fait, vous avez raison; il y a des choses que je ne dois point savoir, ça me ferait trop de mal. En attendant, je vais déjeuner.

MUe Virginie se place devant le déjeuner, et, tout en répétant de temps à autre qu'elle est encore malade, fait disparaître la cuisse de volaille, et attaque très vigoureusement le pâté et le saucisson, qu'elle arrose de vin de Bordeaux, dans lequel elle ne juge pas nécessaire de mettre de l'eau.

Tout en mangeant, cependant, Virginie porte les yeux sur une pendule qui est en face d'elle, et s'écrie :

— Le mauvais sujet!... voyez s'il reviendra!... Vous conviendrez, Bertrand, qu'on ne reste pas au bal jusqu'à neuf heures du matin ; je sais bien, moi, que les bals bourgeois finissent toujours à cinq heures; ma tante en donnait autrefois. Ma pauvre tante! il faut pourtant que je me raccommode avec elle! Tiens, il n'est pas mauvais le pâté. Voyez-vous, Bertrand, ma tante c'est une femme dans votre genre...

— Ah! j'entends! grande femme de cinq pieds six pouces comme moi?

— Eh non ! qu'il est godiche avec ses six pouces. Eh bien ! ça ne laisserait pas d'être gentil si ma tante en avait six pouces! Je veux dire dans votre genre, que c'est une brave femme! une femme respectable ! Oh! m'en a-t-elle fait des sermons, celle-là ! Elle me disait des choses si touchantes, que je pleurais comme une Madeleine en l'écoutant; mais une fois dehors, prrr! je n'y pensais plus du tout. Avec ce diable de saucisson on mangerait un pain de deux livres ! Ce vilain Auguste ! Oh ! il me payera ça. D'abord, je ne m'en vais pas qu'il ne soit rentré, quand je devrais rester ici jusqu'à demain. Ça m'est égal, moi, je suis ma maîtresse.

Dans ce moment, on entend sonner tout doucement.

— Oh! le voilà, s'écrie Virginie; Bertrand, ne lui dites pas que je suis ici, entendez-vous? je veux lui faire une surprise. Fermez la porte du salon.

— Oui, mademoiselle. Mais je n'ai pas dans l'idée que ce soit monsieur; je n'ai pas reconnu sa manière de sonner.

Bertrand, après avoir fermé la porte du salon, va ouvrir celle du carré, et, au lieu d'Auguste, voit entrer la jolie voisine du troisième, chez laquelle il avait été reporter le petit carlin.

La voisine est une blonde aux yeux bleus, au teint rosé ; sa voix est douce et mielleuse, ses manières et sa tournure sentent l'apprêt; mais elle est jolie, et ses grâces naturelles font pardonner celles qu'elle veut se donner.

— Monsieur Bertrand, est-ce que mon petit Zozor n'est pas chez vous? dit à demi-voix la jeune blonde en jetant un regard furtif dans l'appartement.

— Je n'ai pas eu l'honneur de le voir, madame, répond Bertrand en tenant toujours la porte entr'ouverte; ce qui n'empêche pas la voisine de faire un pas de plus en avant.

— C'est singulier, il est sorti ce matin. Ma bonne est au marché, et j'espérais le trouver ici...

— Si le déserteur se présente, madame, j'aurai l'avantage de le reporter sur le champ chez vous.

— Ce pauvre Zozor! J'en suis vraiment inquiète.

La voisine, qui fait toujours un pas en avant, se trouve alors au milieu de l'antichambre, et Bertrand tient toujours la porte du carré ouverte, dans l'espérance que cela engagera la voisine à s'en aller.

— M. Dalville est sorti hier au soir, en grande toilette, n'est-ce pas monsieur Bertrand.

— Oui, madame.

— J'étais par hasard à ma fenêtre, et je l'ai aperçu. J'aurais voulu lui dire un mot, lui demander pour aujourd'hui un livre qu'il m'a promis. Mais il est parti si vite ! S'il n'était pas si bon matin, je l'aurais prié d'avoir la complaisance de me le donner. Mais ça le dérangerait peut-être?

La voisine semble attendre une réponse, mais Bertrand garde le silence, et se contente de faire aller et venir la porte du carré.

— Est-ce que M. Dalville est encore couché? dit enfin la jolie blonde en jetant sur l'ancien caporal un regard aussi doux que sa voix est mielleuse. Celui-ci va répondre, quand la porte du petit salon s'ouvre brusquement, et laisse voir Virginie, qui s'avance d'un air délibéré en disant :

— Eh ben ! est-ce pour aujourd'hui, Bertrand? Est-ce que nous jouons à cache-cache?

En voyant paraître Virginie, Bertrand ferme la porte du carré, et va s'asseoir en murmurant entre ses dents :

— Arrangez-vous; ça ne me regarde pas.

A l'aspect de M"c Virginie, la voisine devient un peu plus rose qu'elle ne l'était, et ses yeux perdent de leur douceur habituelle. De son côté, Virginie envisage la voisine du haut en bas en fronçant ses sourcils bruns et laissant errer sur ses lèvres un sourire dédaigneux. Bertrand semble impassible; et pendant que ces dames se toisent de la tête aux pieds, il avale tranquillement un verre de vin pour faire passer son roquefort.

— Vous ne m'aviez pas dit, monsieur Bertrand, que M. Dalville avait du monde chez lui, dit enfin la voisine d'une voix qu'elle tâche de rendre aussi douce qu'à l'ordinaire; mais dans laquelle perce quelque

chose qui ressemble à de la colère. Si je l'avais su, certainement je n'aurais pas voulu le déranger.

— Bertrand, est-ce que madame demande Auguste? dit Virginie d'un ton leste et en souriant d'un air malin.

La manière familière dont la jolie brune vient de parler de son voisin semble sutfoquer Mme Saint-Edmond, qui fait ce qu'elle peut pour cacher son émotion en disant.

— Oui, madame, je demande M. Dalville.

— Si c'est quelque chose qu'on puisse dire à Auguste, je m'en chargerai, madame.

— Vous êtes trop bonne, madame, mais c'est à M. Dalville lui-même que je désire parler.

— Ah! j'entends. Sans doute Auguste connaît déjà madame?

— Oui, madame, j'ai l'avantage de connaître M. Dalville.

— Comme Auguste me compte toutes ses affaires, j'aurais pu répondre à madame, si elle avait voulu m'expliquer le motif de sa visite.

— Madame est donc chargée maintenant de recevoir les personnes qui viennent chez M. Dalville.

— C'est possible, madame.

— Monsieur Bertrand, vous auriez bien dû me dire... m'éviter de... Mais je veux absolument parler à M. Dalville. Faites-lui savoir que je n'ai qu'un mot à lui dire. Ensuite je le laisserai libre avec madame.

— Si j'avais pu répondre plus tôt, madame, dit Bertrand, je vous aurais déjà appris que mon lieutenant n'est pas encore revenu du bal; voilà pourquoi madame l'attend dans le petit salon.

— Eh bien! je vais l'attendre aussi... dit la voisine, dont le ton n'est plus du tout mielleux ; et en passant près de Bertrand elle lui dit tout bas : Je ne sais pas ce que c'est qne cette femme-là, mais elle a bien mauvais ton !

Virginie reste un moment dans l'antichambre pour dire à Bertrand :

— Qu'est-ce que c'est que cette pie-grièche? ne me mens pas, mon petit Bertrand, ou je fais une scène!

— C'est une dame qui demeure dans le maison.

— Ah! elle demeure dans la maison. C'est tout commode! Elle a l'air d'une fameuse chipie! Y a-t-il longtemps qu'Auguste la connaît?

— Mais non, six semaines à peu près.

— Et il l'aime?

— Comment voulez- vous que je sache cela? Est-ce que je vais demander à mon lieutenant : Aimez-vous celle-ci, aimez-vous celle-là?

— C'est bon, tu es un scélérat. En tout cas Auguste aurait bien

mauvais goût ! Elle est laide cette femme-là, elle a les yeux bordés de rouge comme les lapins, et une vilaine bouche. N'est-ce pas Bertrand ?

— Mais je ne trouve pas.

— Est-ce que tu t'y connais? Je te dis qu'elle est affreuse! avec son air de princesse! Ah! si elle croit m'en imposer, elle se trompe bien. Cette pécore, qui veut parler à Auguste, en particulier! Pour la faire enrager, je vais me mettre à manger du pâté, dussé-je avoir une indigestion.

Virginie retourne dans le petit salon, reprend place sur le canapé et se remet à déjeuner. La voisine s'est assise sur une chaise, à l'autre extrémité de la chamhre, et, tout en ayant l'air de regarder dans la rue, elle voit du coin de l'œil tout ce que fait Virginie. Pour Bertrand, il est resté dans la première pièce, laissant ces dames s'arranger comme elles le voudront. Tout en mangeant, Virginie fredonne quelques refrains de vaudeville; Mme Saint-Edmond ne souffle pas mot. Cette situation dure depuis assez longtemps; Virginie que ça commence à impatienter, appelle Bertrand et lui dit :

— Votre pâté n'est pas délicat; la dernière fois que j'ai déjeuné avec Auguste, nous en avons mangé un qui était bien meilleur.

Bertrand se contente d'emporter les faibles débris du pâté en disant :

— J'aurais juré qu'elle le trouvait bon!

— Bertrand, dit Virginie au bout d'un moment, voulez-vous, s'il vous plaît, me donner de l'eau et du sucre? Ça me fera du bien.

— Elle doit en avoir besoin, se dit la voisine en laissant échapper un sourire ironique.

— Ah! mon petit Bertrand, vous avez de la fleur d'orange, n'est-ce pas? Cela calmera l'irritation de mes nerfs.

Virginie rit en disant cela, et semble se moquer de AÏmo Saint- Edmond ; celle-ci n'a pas l'air d'y faire attention.

— Ah ! monDieu, je suis bien fâchée de vous avoir dérangé, Bertrand, reprend Virginie en se faisant de l'eau sucrée; j'aurais bien pu aller chercher cela moi-même, car je sais où tout se place ici! J'y suis comme chez moi> Mais vous êtes si complaisant!

— Je fais mon devoir, mademoiselle, dit Bertrand en saluant militairement.

- On sait, monsieur Bertrand, combien vous êtes attaché à Auguste dit Virginie en prenant un ton sentimental. Aussi toutes les fois que je lui parle de vous, je me plais à lui faire voire éloge. Ce n'est que justice, certainement. Auguste, qui a beaucoup de confiance en moi. suivra, je l'espère, les avis que je lui ai donnés, et vous verrez, monsieur Bertrand, que je ne suis pas capable de jamais...

Virginie s'embrouille toujours lorsqu'elle veut parler raison ou faire du sentiment. Bertrand se confond en salutations, en attendant la fin du discours qu'il n'a pas trop compris, mais heureusement pour Virginie que la sonnette se fait entendre.

— C'est Auguste ! s'écrie-t-elle pendant que Bertrand va ouvrir.

Il se fait alors un grand mouvement dans le salon. Virginie se lève, prête à courir vers la porte, et regardant la dame blonde avec l'air de la défier. La voisine s'est levée aussi; mais elle ne regarde pas Virginie, et fait ce qu'elle peut pour prendre un air calme et indifférent.

Cependant l'espoir de ces dames est encore trompé. Ce n'est point Dalville qui a sonné, mais son petit jockey Toni, qui vient annoncer à Bertrand, qu'à la suite du bal qui a eu lieu chez Mmo de la Thomassinière la brillante Athalie a emmené une partie de la société déjeuner à sa campagne ; Auguste est du nombre ; la petite maîtresse n'a pas même voulu lui permettre de retourner un moment chez lui pour changer de toilette. Mais comme dans la soirée Auguste a vidé sa bourse au jeu il envoie son petit jockey avec son cabriolet chercher des fonds, qu'il doit lui apporter à la terre de Mmo de la Thomassinière.

Comme Virginie a tenu la porte du salon entr'ouverte, ces dames entendent ce que le petit jockey dit à Bertrand.

— Vous voyez, mesdames, qu'il est assez inutile que vous attendiez encore, dit Bertrand en rentrant dans le salon; voilà monsieur à la campagne. 11 envoie chercher quelque chose, ça n'annonce pas qu'il veuille revenir bientôt.

— Oui, il fait demander de l'argent, dit Virginie en soupirant. Ah ! Dieu! comme ce jeune homme-là en dépense! c'est effrayant! S'il me donnait seulement le quart de ce qu'il...

M110 Virginie s'arrête ; elle sent qu'elle a dit une bêtise, Mmc Saint- Edmond lui lance un regard dédaigneux, et s'éloigne en disant à Bertrand :

— Je vous prie seulement, monsieur, d'avoir la complaisance de me faire savoir quand M. Dalville sera ici.

— Je n'y manquerai pas, madame, dit le caporal en reconduisant la voisine, qui lui dit dans l'antichambre.

— ■ Je ne sais pas quelle est cette fille que je viens de trouver établie chez M. Dalville, mais elle a le ton d'une poissarde, et l'air tellement etlronté que je n'en voudrais pas pour ma cuisinière.

Quand la voisine est partie, Virginie se décide à remettre son chapeau et son châle en murmurant :

— Allons, il faut bien m'en aller, puisque ce mauvais sujet ne rentre pas. Ça me contrarie, cependant, j'avais besoin de le voir. Je lui aurais

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J:d~:pres

Je crains que vous ne tombiez, et je vais la tenir. (P. 106.)

demandé... Cet imbécile de propriétaire qui est toujours chez moi! Ah mais c'est qu'il m'ennuie ! Il est furieux, parce qu'il voulait me faire la cour et que je ne l'ai pas écouté. Ah bcn, par exemple, ce petit séducteur de cinquante-cinq ans ! Vous ne savez pas ce qu'il faisait, Bertrand, dans les grandes chaleurs? il venait me voir le matin en robe de chambre ; mais un jour qu'il faisait du vent, je me suis aperçue que là-dessous ce

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