LIV. 2S0. — PAUL DE KOCK. — ÉD. J. ROUFF ET Cl
— Je vais donc retourner à mon village.
— Oui, ma chère amie, c'est le plus sage.
— Mais s'il revenait, madame ?
— Eh hien ! je vous le ferai savoir, j'irai vous le dire; je vous projets de faire tout mon possible pour avoir de ses nouvelles.
— Ah ! madame, que vous êtes bonne !
— Eh ! non, c'est vous qui Êtiea une petite fille à mettre sous verre.
— Monsieur le portier, dit Denise, si vous entendez parler de M. Auguste, n'oubliez pas de demander où il est, de vous informer où l'on pourrait lui écrire.
— Failli, mam'zelle.
— Soyez tranquille, ma petite Denise ; je viendrai souvent m'informer à l'Allemand s'il sait quelque chose. C'est un bon enfant, quoiqu'il fume ioujours, que monsieur... Comment vous nomme-t-on ?
— Schtrack.
— Schtrack ! Ah ! ce nom !... Schlrack !... Je crois qu'en allemand ça v;nit dire une polissonnerie. C'est égal, au revoir, monsieur Schtrack. Venez, ma petite, je vais vous reconduire à la voiture.
Denise quitte la demeure d'Auguste, et, appuyée sur le bras de Vir- -ue le bureau des voitures e:i tenant le sac d'argent qu'elle est obligée de reporter au village. Virginie lui offre de faire la route avec elle, mais la jeune fille la remercie : et, après l'avoir priée de tâcher d'avoir «les nouvelles de ''lui qu'elle espérait trouver à Paiïs, elle monte en voiture, et fait tristement la route qui la ram eue à Montfermeil en se disant : Hélas ! je ne suis pas heureuse dans mes voyages à Paris.