‹ La laitière de MontfermeilChapitre 61 sur 102 · LIV. 300. — PAUL DE KOCK. — ÉD. J. ROITF ET C'«. UV · texte numérisé non relu

LIV. 300. — PAUL DE KOCK. — ÉD. J. ROITF ET C'«. UV

— Monsieur le baron parle sage ment; il faut tenir son rang, ditMénard en acceptant une aile Je chapon au gros sel que lui présente Dubourg; vous savez, monsieur Frédéric, que c'est le désir de M. le comte votre père.

— ■ Oui, mon ami, reprend Dubourg eu se versant du vin le plus vieux que renfermait la cave de l'auberge ; je pense, moi, que tu dois obéir au comte ton père ; et. ma foi, tout bien- considéré, je ne vois pas pourquoi je garderais plus longtemps l'incognito : me voilà déjà loin de Paris... C'est fini! je r 'prends mes titres, et je veux qu'on me rende les honneurs qui me sont dus !

— Ah! Dubourg! Dubourg!... tu nous feras encore quelque folie, dit tout bas Frédéric à son ami; mais celui-ci ne l'écoute plus : il a la tête montée, il ne s'est jamais senti si joyeux. Il se verse force rasades, tandis que Ménard se sert avec volupté d'une croûte aux champignons, dont le fumet flatte agréablement son odorat.

— Que pensez-vous de mon projet, monsieur Ménard?

— Vous savez, monsieur le baron, que cela fut toujours mon désir.

— C'est dit!... je suis baron, palatin, etc.. et nous allons le prouver partout où nous passerons...

— Certes, monsieur le baron, on vous reconnaîtra toujours à la noblesse de vos manières...

— Bravo, monsieur Ménard! voilà ce qui s'appelle un convive! Mais, pour Frédéric, il est indigne de s'asseoir à notre table... Encore un peu de e& lièvre, monsieur Ménard.

— Volontiers, monsieur le baron...

— Il faut être philosophe... quand on ne peut pas faire autrement... mais la bonne philosophie consiste à jouir de la vie, à s'amuser quand on en trouve l'occasion... Horace a dit : Duke est desipere inlocoî ?s 'est-il pas vrai, monsieur Ménard?

— Oui, monsieur le baron; mais Juvénal recommande un rare usage des voluptés : Vol aplatis commendat rarior usus.

— C'est que Juvénal avait probablement un mauvais estomac.

— Ce serait bien possible, monsieur le baron.

— Encore un coup, monsieur Ménard : à la mémoire d'Anacréon, d'Epicure, d'Horace et de tous les bons vivants...

■ — ■ Nous oublions Lucullus, monsieur le baron.

— C'est juste : encore une rasade pour Lucullus.

A force de boire à la mémoire des anciens, les deux convives commençaient à perdre celle du présent, et Dubourg s'écrie en se levant de table :

— Ma foi, je défie tous les palatins de Rava, de Cracovie et de Krapach, de faire un meilleur souper!...

— Prends donc garde à ce que tu fais, maudit bavard! dit tout bas Frédéric.

— Sois donc tranquille, reprend Dubourg en criant un peu plus fort, je te dis que je réponds de tout... et que le papa Ménard est un homme que j'estime, que j'aime, et auquel je fermerai les yeux avec des faisans ou des truffes.

Heureusement qu'alors Ménard n'entendait plus que fort confusément ce qui se disait autour de lui. Se sentant étourdi par les fréquentes libations qu'il a faites avec son noble convive, il s'est levé de table pour gagner sa chambre. Il marche en côtoyant les murailles, et arrive à son lit, qu'il a recommandé de faire très bas. Il se couche forL satisfait du repas qu'il vient de faire et de la manière avec laquelle le baron fait les honneurs d'une table; il pense qu'il a eu une excellente idée en lui confiant le soin de la dépense, car il n'aurait point osé commander un repas aussi délicat ; et il prévoit que le baron, qui paraît gourmand et gourmet, leur fera faire constamment une chère de grand seigneur, puisqu'il renonce à garder l'incognito. Bref, Ménard est enchanté de leur compagnon de route, et il s'endort en réfléchissant aux honneurs et aux plaisirs que ce voyage va lui procurer.

Le lendemain de ce souper, Frédéric veut un peu parler raison à Dubourg.

■ — Yeux-tu reprendre la caisse? lui dit celui-ci, prends, agis, ordonne, tu es le maître ! Mais, toujours livré à tes rêveries mélancoliques, tu nous feras faire de méchants repas; et quand on voyage pour son plaisir, il me semble que c'est une partie fort essentielle à soigner.

— Mais, du moins, sois raisonnable !...

— Eh ! n'es-tu pas bien à plaindre d'avoir près de toi deux hommes qui t'égavent, l'un par son esprit, l'autre par la manière dont il fait disparaître un perdreau!

— Mais pourquoi cette idée de faire maintenant le seigneur devant tout le monde ?...

— Parce que nous nous amuserons davantage1. D'ailleurs tu es comte ; pour voyager en égal avec toi, il faut au moins que je sois baron.

— Mais ta caisse ira bien plus vile...

— Bon! nous n'eu verrons pas la lin de longtemps : et puis alors tu as un père, et j'ai une tante !...

■ — Oui, je te conseille de compter dessus !

— D'ailleurs tu vois bien que ton mentor m'approuve.

— Parbleu ! tu le grises-, il ae sait plus ce qu'il dit.

— Sois tranquille, je réponds de tout.

Nos voyageurs se remettent en route. Les chevaux, qui appartiennent à Frédéric, sont menés comme le vent. Ménard est un peu étourdi de cette manière de voyager, mais il se dit : Les grands seigneurs vont toujours ventre à terre, et il se retient à la portière pour ne point tomber.

Dans toutes les auberges, on s'empresse de les traiter en seigneurs. Toujours les plus belles chambres, les meilleurs mets, le vin le plus vieux. Et Ménard est ravi, enchanté, parce qu'il croit que M. le baron a joint ses quinze mille francs à la somme qu'il lui a donnée, et qu'il le juge trop grand, trop généreux, pour s'occuper de la différence de leur mise de fonds.

Nos voyageurs arrivent ainsi à Lyon, ne s'étant arrêtés en route que pour admirer quelques sites, et pour donner à leurs chevaux le temps de souffler. Mais dans celte dernière ville ils doivent passer quelques jours. Le jeune Montreville est bien aise de la visiter, d'en connaître les environs, d'aller admirer les bords du Rhône; et ses deux compagnons consentent avec plaisir à s'arrêter quelque temps dans une ville où ils pourront faire aussi bonne chère qu'à Paris.

Nos voyageurs sont descendus dans un des premiers hôtels de la ville. Le bruit que fait Dubourg, la tournure distinguée de Frédéric et le soin que M. Ménard a de dire partout : « Vous avez l'honneur de loger M. le baron Potoski, palatin de Rava, et le jeune comte de Montreville, >? attirent tous les égards, toutes les attentions aux deux jeunes voyageurs, qui paraissent disposés à faire beaucoup de dépenses, ce qui dans un hôtel est la meilleure recommandation.

Les trois voyageurs occupent un superbe appartement au premier. Ils se font servir chez eux; il leur faut la chère la plus délicate. C'est Dubourg qui commande tout; Frédéric ne se mêle d'aucun détail, il se contente de répéter à son ami :

— Prends garde à ce que tu fais.

Mais celui-ci lui répond :

— Sois donc tranquille, avec une telle assurance que le jeune comte finit par laisser faire Dubourg sans lui adresser de représentations.

Quant à Ménard, il est plus que jamais enthousiasmé du baron, qui lui fait mener une vie si agréable. Frédéric sort seul pour aller se promener sur lès bords du Rhône ; séduit par les sites enchanteurs qu'il aperçoit, il ne revient quelquefois à l'hôtel que le soir ouïe lendemain. Dubourg, qui,, ainsi que ces menteurs qui finissent par croire eux-mêmes leur fourberie, s'est tellement identifié avec son personnage qu'il donnerait un soufflet à quiconque douterait de son rang, Dubourg se plaît, pendant l'absence de son ami. à étaler son faste dans la ville.

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Le bras nonchalamment appuyé sur celui de Ménard, qui, le chapeau posé en arrière pour mieux voir et être vu, se tient bien raide, marche avec beaucoup de précision, et tâche de prendre un air à la fois noble et gracieux quand il sort avec M. le baron, Dubourg va se promener dans toute la ville, la tête coiffée d'un grand chapeau à trois cornes, doublé d'une plume noire et orné d'une ganse d'acier, qu'il pose sur sa tête comme il a vu se coiffer les marquis de Molière. A la vérité, le reste du costume ne répond pas au chapeau; mais on ne porte plus d'habits brodés pour se promener dans les rues, et Dubourg- s'est contenté de faire mettre des glands d'argent à ses bottes à la hussarde, trouvant que cela a quelque chose de polonais. Il laisse son habit ouvert, parce que cela donne plus d'abandon, et se sert pour regarder d'un énorme lorgnon pendu à son cou par un ruban rose.

La mise singulière de Dubourg attire tous les regards. Les uns le prennent pour un Anglais, les autres pour un Russe ou un Prussien; mais lorsque quelques curieux s'arrêtent et sourient en le regardant, Dubourg leur lance un coup d'œil qui leur ôte l'envie de rire à ses dépens, et donne à penser que l'étranger, quel qu'il soit, n'est pas d'humeur ù souffrir qu'on se moque de lui.

Cependant, pour peu que l'on marche quelque temps auprès de nos deux voyageurs, on ne tarde pas à savoir quel est ce monsieur en chapeau à plumet, qui se dandine si agréablement en faisant usage de son lorgnon ; car M. Ménard parle très haut, surtout lorsqu'il s'aperçoit qu'on le remarque, et il ne manque pas alors, en s'adressant à son compagnon, d'appuyer sur : M. le baron Potoski, M. le palatin : il va quelquefois jusqu'à monseigneur de Rava et de Sandomir.

Depuis huit jours ils habitent Lyon. Frédéric ne se lasse point de visiter les délicieux environs de cette ville; mais Dubourg commence à se lasser de se faire voir dans toutes les promenades, le bras appuyé sur celui de Ménard. Ils ont visité tous les endroits publics, tous les spectacles, tous les cafés: partout Dubourg a fait le seigneur, et Ménard le compère sans s'en douter; car le pauvre précepteur est de la meilleure foi, et se trouve fort honoré de se promener ainsi avec le noble ami de son élève, qui sait lui faire à propos quelque citation, et l'étourdit du récit de ses voyages dans les quatre parties du monde.

Depuis quelques jours Dubourg presse Frédéric de quitter Lyon, el celui-ci remet sans cesse leur départ au lendemain, lorsqu'un malin Dubourg reçoit une lettre qui lui ôte toute envie de partir.

Cette lettre est adressée à M. le baron Potoski, seigneur polonais. Dubourg relit deux fois la suscription. Qui peut lui écrire?... lui donner

ce nom?... II demande à son hôtesse qui a apporté cette lettre. C'est, lui dit-on, un domestique à livrée qui a bien recommandé qu'on la remi1 à M. le baron lui-même.

Dubourg- se hâte de rompre le cachet, et lit le billet suivanL :

« M. le baron Potoski est invité à venir passer la soirée chez madame la marquise de Versac, qui sera charmée de posséder quelquefois le noble étranger pendant le séjour qu'il fera dans cette ville. »

L'adresse de la marquise est au bas du billet que Dubourg- relit plusieurs fois, et qui répand dans son appartement une odeur de musc et d'ambre.

— Diable!... se dit Dubourg', une invitation d'une marquise !... C'est assez flatteur!... Mais comment sait-elle?... Ah! parbleu! on est bientôt connu quand on vit d'une certaine façon. D'ailleurs, depuis huit jours que je me promène avec Hénard comme un ours blanc, on doit commencer à parler de moi dans la ville.

Dubourg- fait appeler de nouveau son hôtesse, et lui demande si elle connaît Mme la marquise de Versac.

— La marquise de Versac? je ne la connais pas personnellement, monsieur, mais beaucoup de nom. Celte famille est une des plus anciennes et des plus riches de cette ville, et je sais que madame la marquise a une maison de campagne magnifique sur les bords du Rhône, à quatre lieues de la ville.

Dubourg n'en demande pas davantage; il est enchanté. Il congédie son hôtesse, et se promène dans son appartement en se disant: Certainement, je me rendrai à l'invitation de Alme la marquise... c'est une connaissance qui ne peut que m'ètre fort agréable... et que sait-on?... peut-être trouverai-je là quelque baronne, quelque vicomtesse à qui je tournerai la tète ! qui m'épousera, qui me donnera des terres... des châteaux!... eh! eh! qu'y aurait-il là d'étonnant? je suis jeune... je ne suis pas mal... j'ai une ceitaine tournure... qui probablement aura séduit Mme la marquise de Versac... Eh mais... si elle-même... Ah! j'ai oublié de demander à mon hôtesse...

Dubourg' sonne de nouveau. L'hôtesse arrive.

— Pardon, ma chère hôtesse, lui dit-il, j'ai des motifs pour désirer savoir si Mme la marquise de Versac est mariée.

— Elle doit être encore veuve, monsieur, répond l'hôtesse, car il n'y a que trois ans que M. de Ver>ac est mort: depuis ce temps, je n'ai pas entendu dire...

— C'est bien, c'est fort bien, madame, dit Dubourg- en renvoyant

son hôtesse : et il sautille dans son appartement, et va se mirer devant les glaces en répétant :

— Elle est veuve!... il n'y a point de doute qu'elle est encore veuve, sans quoi l'invitation serait au nom de son mari; or donc ceci devient fort intéressant: une jeune veuve fort riche, qui a une magnifique maison de campagne... et qui m'écrit qu'elle sera charmée de me posséder!... car il y a cela... Relisons encore : oui, charmée de me posséder. Il me semble que c'est presque une déclaration... Tu me posséderas, femme charmante! jeté le promets... Ah! j'ai oublié de demander si elle est charmante... cela ne peut pas être autrement; d'ailleurs je ne tiens plus à la beauté, je suis raisonnable, et je m'attache au solide. Dès ce soir elle verra le noble étranger. Ah! diable, mais... quand elle saura que le palatin n'est qu'un simple bourgeois... Après tout, je suis un bon Breton qui en vaut bien un autre... d'ailleurs nous n'en sommes point à l'explication. Commençons par la séduire. Quand une femme est séduite, connaît-elle les rangs, les distances? L'amour égalise tout : le maître du tonnerre brûla pour de simples mortelles, et il n'a tenu qu'au benrer Paris de coucher avec ce qu'il y avait de mieux dans l'Olympe. Pour coucher avec Mme de Yersac, je lui donnerai toutes les pommes qu'elle désirera.

Ménard arrive dans le moment où Dubourg se promenait dans sa chambre en tâchant de se donner des airs de cour. Dès qu'il aperçoit le précepteur, il va lui mettre sa lettre sous le nez en s'écriant : Tollo, IcijP, mon cher Ménard; et Ménard recule, parce que l'odeur du musc qui s'exhale du billet lui monte à la tète.

— J'espère que cela sent furieusement la marquise, dit Dubourg en re-pirant avec délice le parfum de la missive. Eh bien! Ménard, que dites-vous de cette lettre?

— Je n'y vois rien de surprenant, monsieur le baron, et vous devez être habitué à en recevoir de pareilles dans tous les endroits où vous vous arrêtez.

— C'est vrai, vous avez raison, Ménard ; je ne vous dis pas non plus que je suis étonné... je dis que le billet est bien tourné... hein?

— Fort bien tourné, monsieur le banni.

— Cela annonce une femme qui vint à qui elle a affaire, a*est-ce pas?

— Cerlainement, monsieur le baron, elle doit le savoir.

— Mais je veux dire que cela ne ressemble pas à ces billets... comme celle petite Delphine se permettail de m'en écrire

— Quelle était cette Delphine, monsieur le baron?

— Ah! c'était une petite comtesse du boulevard du Temple... i

laquelle se réunissaient un grand nombre de seigneurs dans mon genre...

— Monsieur le baron se rendra sans doute à l'invitation de Mme la marquise de Versac ?

— Si je m'y rendrai?... oui, certes... Dînons vite, monsieur Ménard, afin que je n'aie plus à m'occuper que de ma toilette... Où est Frédéric?

— 11 visite sans doute quelque site nouveau ; il m'a prévenu qu'il ne reviendrait que ce soir... je crois que son intention est de partir demain.

— Oh! demain!... nous verrons... nous avons tout le temps... on est fort bien à Lyon, n'est-il pas vrai, monsieur Ménard?

— Parfaitement, monsieur le baron; mais vous savez que nous devons voyager pour...

— Je sais, je sais qu'on ne quitte pas une ville comme celle-ci sans la connaître à fond, et Frédéric ne peut pas connaître la ville, puisqu'il est toujours dans les environs... Il faudra que vous lui persuadiez cela. monsieur Ménard...

— J'v ferai mon possible, monsieur le baron.

Dubourgne dîne pas, il est trop préoccupé de sa soirée pour avoir de l'appétit : un enfant ne mange pas quand on lui promet de le mener au spectacle. Nous sommes de grands enfants; l'attente d'un plaisir nouveau fait toujours sur nous le même effet.

Dubourg songe à sa toilette. S'il en avait le temps, il se ferait faire un habit; mais il faudra qu'il se contente d'un de ceux de Frédéric, qui est beaucoup plus mince que lui, ce qui le force à le porter toujours ouvert. Ira-t-il en bottes?... Chez une marquise... c'est bien sans façon!... Mais il n'a pas déculotte; celle de Frédéric est trop étroite pour lui; il n'en est pas de ce vêtement comme de l'habit qu'on est libre de ne point boutonner. Ménard lui en prêterait bien une, mais elle lui serait trop large. Il se décide à aller en bottes; il est étranger, il est Polonais, cela doit lui servir d'excuse. D'ailleurs ses glands d'argent lui plaisaient beaucoup.

Il n'est encore que huit heures, et depuis plus d'une heure Dubourgest habillé, et se promène dans son appartement, son chapeau à plumet sous le bras, s'étudiant à faire des saluts distingués, à sourire avec grâce, à marcher noblement. Il a mis toute sa caisse dans sa poche, et, n'ayant point de montre, hésite un instant s'il ôtera la ganse d'acier de son chapeau pour l'attacher à son gousset ; mais on pourrait reconnaître celte chaîne pour l'avoir vue sur sa tête ; il se contente d'un ruban rouge dont il ne laisse voir qu'un petit bout. Neuf heures sonnent enfin. C'est le moment où 1 on peut se présenter en bonne compagnie : une voiture l'attend, il monte et se fait conduire à l'adresse indiquée sur le billet.

C"est fort bien, c'est fort Lion, madame. (P. 74.

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