‹ La laitière de MontfermeilChapitre 71 sur 102 · UT · texte numérisé non relu

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qu'il ne se doute pas du trictrac!... un homme comme cela perdrait cinq ou six mille francs sans y faire attention... Et ce Frédéric qui nous laisse sans le sou... qui passe son temps je ne sais où!... Il faut absolument que je sache ce qu'il fait tous les jours... il faut bien que je veille sur lai. puisque ce pauvre Ménard n'ose rien lui dire. Joli surveillant que M. le comte lui a donné là!

On arrive à Grenoble fort tard. Ménard se réveille pour descendre de cabriolet. Quand Dubourg voit le vieux Lunel devant lui le chapeau à la main, il fouille, par habitude, dans son gousset ; mais ne trouvant rien dans aucune poche, il passe sa main sous le menton de Lunel, qui attend la pièce, et lui donne une petite tape sur la joue en lui disant :

— ■ C'est bien, Lunel... adieu, mon ami, J3 suis fort content de toi!...

Le vieux jockey s'en retourne avec cela en marronnant tout le long du chemin :

— Il est gentil le pourboire du Polonais I

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