IIV. 317. — PAUL DE KOCK. — ÉD. J. ROUFF ET G'8. UV
le faire avancer. Plus ils approchent du hangar, plus ils vont doucement ; on a surtout recommandé aux enfants de ne point faire de bruit, parce qu'il vaut mieux voir la bête endormie qu'éveillée.
Les voilà enfin près du petit bâtiment, et les enfants disent d'une voix altérer" :
■ — Tenez... vovez-vous, là-bas?...
Bertrand et Claudine tendent le cou... ils aperçoivent l'objet effrayant, ils n'osent plus avancer; le mari pâlit et se glisse près de sa femme, qui fait signe aux enfants de ne pas approcher.
— Allons chercher du secours, dit enfin Bertrand d'une voix entrecoupée.
■ — Si tu tirais dessus, not'homme...
— Oui! mon fusil qui n'est chargé que de sel, ça ne la tuerait pas. mais ça la réveillerait ; elle serait furieuse, et sauterait sur nous...
— Ah ! t'as raison, faut pas tirer... courons bien vite dans le village ,.. Venez, mes enfants... Mon Dieu î pourvu qu'elle ne s'éveille pas!...
Bertrand est déjà en avant ; il court comme si la bête le poursuivait ; il se rend au village, qui n'est qu'à une portée de fusil de sa maison, et il est bientôt rejoint par Cl mdine. Tous deux vont conter partout ce qu'ils ont trouvé dans leur jardin. Comme la peur grossit les objets, la bête qu'ils ont vue est, disent-ils, de la grosseur d'un taureau ; et comme en passant de bouche en boudie, les événements vont toujours en augmentant, parce que chacun enchérit sur ce qu'il a entendu, de taureau la bête devient un chameau, de chameau elle se change en lion, de lion eu éléphant, et on irait encore plus loin si on connaissait un plus gros animal.
Ce qu'il y a de certain, c'est qu'il y a une bête extraordinaire dans le jardin de Bertrand, et en un moment cette nouvelle a mis tout le village en émoi. On se rassemble, on se consulte ; les femmes vont chercher leurs maris aux champs et les mères font rentrer leurs petits enfants, en leur défendant de sortir. On se rend chez le maire, qui est un bon paysan comme ses administrés, et qui déclare ne pas se connaître en bêtes plus que les autres habitants de sa commune. Mais il y a dans l'endroit un nommé Latouche, qui a été, à Paris, commis de barrière, et qui fait le bel esprit, le malin, le goguenard et le savant. On va trouver Latouche, qui cherchait alors un procédé pour faire des conlitures sans sucre, et on lui apprend l'événement qui met tout le village en l'air.
Latouche écoute d'un air grave, il <e passe la main sous le menton, se fait plusieurs fois répéter les moindres détails, parait réfléchir longtemps et s'écrie enfin :
— Il faut aller voir ce que c'est.
Tout le monde répète :
— C'est juste ; il a bien raison, allons voir cette bête.
■ — Quand je l'aurai vue, dit Latouche, je vous dirai sur-le-champ ce que c'est, et de quel règne est l'animal; je dois m'y connaître; j'avais étudié pour être herboriste, et j'ai un cousin qui a été sous-portier, à Paris. au Muséum d'histoire naturelle.
On se dispose à se rendre chez Bertrand. Chacun s'arme de ce qu'il trouve ; les femmes mêmes prennent ou des pioches ou des râteaux, parce que la bête peut être dangereuse. Le maire se joint aux habitants, et Latouche, qui est le seul de l'endroit qui ait un fusil en état, car celui de Bertrand ne peut supporter que du sel, Latouche se charge de diriger l'ordre, la marche et toutes les opérations qui vont avoir lieu.
On quitte le village ; hommes, femmes, garçons et filles s'avancent en dissertant sur cet événement. Mais plus on approche de la demeure de Bertrand, moins on a envie de causer; et bientôt, par suite de la terreur que l'on éprouve, le silence devient général. On avance en colonne plus serrée et chacun cherche à puiser du courage dans les regards de sou voisin ou de sa voisine.
Latouche marche en avant, son fusil sur l'épaule et faisant ses dispositions comme s'il s'agissait d'aller surprendre un poste d'ennemis. Comme on approche de la haie du jardin, Bertrand jette un cri et se cache derrière une grosse pierre en s'écriant :
— La voilà!...
Aussitôt tous les paysans font un mouvement rétrogradent Latouche se précipite dans le centre du bataillon ; mais enfin, n'entendant aucun bruit, on se rapproche, on cherche l'objet qui a effrayé Bertrand... C'était un chat rouge qui venait de passer par-dessous la haie.
— Morbleu! Bertrand, dit alors Latouche en se hâtant de sortir do centre, savez-vous que vous êtes terriblement poltron!... et que e'e>l honteux, à votre âge, de montrer si peu de cœur.
— Oh! ça c'est vrai, dit Claudine, il n'est pas ferme du tout, et c'est ce que je lui reproche souvent.
— Pousser un cri! répandre l'alarme pour un chat!...
— Dame, monsieur Latouche... j'voyais s'glisser queuque chose... et j 'croyais...
— Peut-être est-ce aussi pour une bagatelle qu'il met tout le vil sens dessus dessous et qu'il m'a dérangé de l'expérience chimique que j'cherchais.
— Oh que non!... ça n'est pas une bagatelle!... vous verrez bientôt que ça en vaut la peine... nous v'ià tout près du hangar..
voulez-vous passer par cette petite porte? vous y serez tout de suite.
— Non pas... entrons par la maison, afin d'examiner l'animal, de loin d'abord.
On suit l'avis de Latouche : on entre dans la maison de Bertrand, puis on se rend dans le jardin. En approchant du hangar, les plus courageux pâlissent, plusieurs femmes n'osent plus avancer, et Latouche, qui ressemble à ces gens qui chantent pour cacher leur frayeur, donne des ordres de prudence de côté et d'autre, mais trouve un moyen de ne plus rester en' avant.
— La voilà... la voilà! disent bientôt quelques villageois, et du doigt ils montrent aux autres, Dubourg qui est toujours dans la même position, parce qu'il dort profondément. La terreur se peint sur tous les visages, mais la curiosité s'y joint ; chacun allonge le cou, ou se penche, ou s'appuie sur ses voisins. Latouche a sur-le-champ ordonné une halte, et de tous côtés on entend ces mots :
— Ah! que c'est vilain!... ah ! que c'est laid!... Ah! queu tête!... Ah! queu corps!... On ne lui voit pas d'yeux, disent les uns; ni de pattes, disent les autres...
— Chut! chut! dit Latouche, ne parlez pas tant, vous pourriez l'éveiller!... attendez que j'examine... Mes enfants, avez-vous entendu parler de la fameuse bête qui désola le Gévaudan?...
— Non, non, disent les villageois.
■ — Eh bien! celle-ci m'a l'air de lui ressembler beaucoup... On ne lui voit pas les pieds, parce qu'à l'instar des Turcs ce monstre les aura croisés sous lui... quant à ses yeux... ils sont tournés vers la paille, ce qui est fort heureux pour nous, car les yeux de ces animaux-là lancent souvent un venin mortel. Plus je considère ce poil et cette crinière... oui... c'est un lion marin qui nous sera venu par la Normandie...
— Un lion marin! répètent les paysans, est-ce méchant?
— Ah ! parbleu ! cela mange un homme comme une huître !...
— Ah! mon Dieu!... comment faire?... comment le prendre?...
— Mais, dit Claudine, il est peut-être mort... depuis ce matin il n'a pas changé de position...
— Mort? ma foi... qui est-ce qui veut s'en assurer?...
— Si vous lui tiriez vot' coup de fusil? dit le maire.
— Tirer dessus... c'est beaucoup risquer... souvent la balle glisse sur la peau de ces animaux...
— Visez dans l'oreille...
■ — Il faudrait la voir pour cela.
■ — N'importe, dit le maire, il faut que nous saisissions cet animal
mort ou vif; ajustez-le bien, tirez, et nous allons, moi et les plus braves, vous faire un rempart avec nos pioches ; et morgue, si la bète s'avance, nous la recevrons bien.
Le discours du maire ranime le courage des villageois; ils forment une ligne en levant leurs pioches et sont prêts à frapper. Latouche, quoiqu'il ne s'en soucie guère, se décide à tirer. Il se place derrière la ligne, passant le canon de son fusil entre deux paysans. Il ajuste... il vise pendant cinq minutes... il lâche la détente enfin... et le fusil rate ; ce qui est fort heureux pour Dubourg, qui ne sait pas à quel danger il vient d'échapper.
Le maire se désole, Latouche ne veut plus recommencer, les paysans sont toujours immobiles... lorsque tout à coup notre dormeur fait un mouvement et se retourne en poussant un bâillement que l'on prend pour un rugissement. Aussitôt les plus braves lâchent leurs armes et reculent. On se foule, on se presse, on n'écoute plus que sa frayeur. Dans ce désordre, chacun pousse son voisin ou sa voisine pour se frayer un passage; les garçons tombent sur les filles, les femmes entraînent les hommes ; Latouche grimpe sur un arbre : le maire est renversé par Bertrand, les plus lestes sautent par-dessus la haie, les plus lourds glissent en voulant courir. Claudine a fait la culbute, ainsi que plusieurs de ses voisines ; et dans ce désordre, ces dames et ces demoiselles ont fait voir bien des choses qu'elles n'avaient pas l'habitude de montrer au soleil ; mais alors personne n'y a fait attention, et les objets les plus séduisants n'arrêtent point les fuyards, parce que dans de grands événements on ne s'occupe point de pareilles baeatelles.
Cependant Dubourg s'est éveillé entièrement ; il se frotte les yeux et commence par se débarrasser de sa perruque qui l'empêche de voir clair, puis ôte son manteau qui l'étouffé. Il se lève, car il entend des cris, des plaintes, des mots qu'il ne comprend pas, enfin un tapage dont il est bien loin de soupçonner la cause. Il quitte le hangar; il s'avance... et reste saisie du tableau qui s'offre à ses regards : il y avait de quoi être étonné; cependant, comme parmi ce désordre, celte bagarre, il aperçoit toujours des choses fort agréables, il avance toujours en disant : — Je ne sais pas quelle mouche a piqué ces gens-là, mais voilà un pays où l'on a une singulière manière de recevoir les voyageurs ; on y doit faire bien vite connaissance.
Le plus hardi de la bande villageoise, n'entendant plus les rugissements de l'animal, a, petit à petit, tourné la tète... il aperçoit la ligure de Dubourg, qui dans ce moment ne regardai! pas une figure; et les traits de l'étranger n'avaient rien d'effrayant lorsqu'ils étaient déliarrassés de la maudite perruque.
— Eh ben, queu que c'est donc que c't' homme-là, dit le paysan, e1 d'où sort-il? A ces mots chacun retourne la tête et on regarde Dubourg, qui, après avoir galamment rabaissé la jupe de Claudine et aidé la villageoise à se relever, répond au maire qui lui répète cette question :
— Je suis un pauvre diable, honnête homme du reste qui, cette nuit, me trouvant surpris par l'orage et ne sachant où porter mes pas, ai pris la liberté de me coucher sur ces bottes de paille, où j'ai dormi tout d'un somme jusqu'à ce moment; ce qui, j'espère, n'a fait tort à personne.
— Vous avez couché sous ce hangar? dit le maire.
— Sans doute.
— Et vous n'avez pas été mangé par la grosse bête? dit Bertrand.
— Quelle grosse bête?...
— Pardi, c'te bête à poils... à crins rouges, qu'était couchée là... Dubourg se retourne, il voit sa perruque et son manteau: il devine le
sujet de la frayeur des paysans et cède à une envie de rire qu'il est quelques moments sans pouvoir réprimer. Les villageois, qui entendent rire, commencent à ne plus avoir pour ; les fuyards s'arrêtent, les plus éloignés se rapprochent, les femmes se relèvent et rajustent leur toilette ; tout le monde regarde Dubourg, on attend une explication : il retourne sous le hangar, prend d'une main son manteau, de l'autre sa perruque, et revenant au milieu des villageois :
— Mes amis, leur dit-il, tenez, voici la bête qui vous a sans doute effrayés... Je la livre à votre colère.
En achevant ces mots, il jette sur le gazon la perruque et le manteau, et les paysans s'approchent, touchent ces objets et se mettent à rire avec Dubourg en disant :
— Quoi, c'était ça!... Ah ! mon Dieu! que nous étions donc bêtes .... Alors Latouche descend du poirier sur lequel il était grimpé et s'écrie :
— Je vous avais bien dit que cet imbécile de Bertrand, qui est poltron comme un lièvre, nous ferait une histoire en l'air et prendrait une noisette pour un bœuf... Voyez, si je me suis trompé!
— Morguienne! dit Bertrand, i' m' semble que c'te noisette-là vous a aussi fait une rude peur! car vous êtes monté sur not' poirier plus vile qu'un chat, et vous avez renversé Claudine en courant.
— Taisez-vous, dit Latouche, que la réponse de Bertrand a rendu rouge comme un coq ; tai-ez-vous, bélître ; je ne montais sur l'arbre qu'aiîn de mieux viser sur le prétendu animal.
— Et vous aviez jeté vof fusil à terre!
— Par inadver.ance, sans doute.
— Allons, allons, dit Dubourg, c'est moi qui suis cause de tout ce
désordre ; véritablement, sous ce manteau et cette perruque on pouvait de loin être effrayé; les gens les plus braves ne se soucient pas toujours de se battre contre une bête féroce ; et certes il faut que M. Latouche soit bien courageux pour avoir osé tirer sur moi.
Ce discours adroit flatte tout le monde. Latouche reprend sa belle humeur.
— Cet étranger s'exprime fort bien, c'est à coup sur un savant.
Dans la disposition où il avait mis les esprits, il ne tenait qu'à Dubourg de se donner encore pour un baron; mais depuis sa rencontre chez M. Chambertin il ne se soucie plus de faire le seigneur ; et quand le maire lui demande d'où il vient dans un costume aussi singulier, il forge à l'instant une histoire de voleurs qui l'ont attaqué, pillé, ont étouffé ses cris avec cette perruque et l'avaient enveloppé dans le manteau, probablement pour l'emporter dans leur caverne, lorsqu'un bruit de chevaux les ayant effrayés, ils se sont sauvés et l'ont laissé ainsi au milieu des champs.
Ce récit intéresse vivement les villageois en faveur de Dubourg, qu'ils trouvent fort, aimable depuis qu'ils n'en ont plus peur. Le maire dresse un procès-verbal et Latouche s'écrie :
— ■ Il y a longtemps que je dis qu'il y a des voleurs dans les environs... on m'a volé deux poules il y a huit jours, et cela ne s'est pas fait tout seul. Il faut faire une battue générale, mes enfants ; je me mettrai à votre tète, et vous savez comme je sais faire mes dispositions. Nous la commencerons immédiatement après celle que feront les gendarmes, d'après le procèsverbal de M, le maire.
En attendant la battue générale, on s'occupe de Dubourg, qui doit avoir besoin de se restaurer. C'est à qui le logera, le nourrira et le traitera; chaque villageois lui offre de bon cœur une veste pour remplacer son manteau, et sa maison pour s'y reposer quelques jours. Dubourg donne la préférence à Bertrand, parce qu'il n'a pas oublié certaines choses qui lui ont donné dans l'œil lorsqu'il a aidé Claudine à se relever. La femme do Bertrand parait très flattée de cet honneur ; elle fait la révérence à l'étranger, et en lui faisant la révérence elle sourit, et ce sourire voulait dire bien des choses. Après tout ce que Dubourg avait été a môme de voir, il et. lit très glorieux de l'emporter sur ses voisines.
Le maire, comme chef de l'endroit, a l'avantage d'offrir une bonne grosse veste de laine en remplacement de l'habit que les voleur- ont, [iris à Dubourg. En récompense, il s'adjuge le fameux manteau, dont il compte se faire une couverture [tour L'hiver; et AI. Latouche obtient la perruque, qu'il a bien méritée pour la conduite qu'il a tenue dans celte affaire.
Chacun est retourné à ses travaux; Les uns regagnent leurs champs,
les autres leurs chaumières. Bertrand, qui a un grand carré de terrain à labourer, va à son ouvrage en recommandant à sa femme d'avoir bien soin du monsieur en attendant son retour. Claudine le promet et elle tient parole. La villageoise est active, obligeante ; elle a fort à cœur de prouver à l'étranger qu'il a bien fait de lui donner la préférence, et elle n'épargne rien pour ru'il soit content. De son côté, Dubourg veuL effacer l'impression terrible qi e son apparition a faite dans le village, et nous savons que Dubourg a un grand talent pour se faire bien venir des dames; aussi lorsque le soir Bertrand revient des champs, sa femme court au-devant de lui en disant :
— Ah ! jarni, uot' homme, que nous étions donc bètes d'avoir peur de c'monsieur! il est fait comme tout le inonde, vois-tu, et il a de l'esprit plus gros que toi !
Dubourg est fort bien traité par les villageois et il trouve très commode de passer quelque temps au milieu de ces bonnes gens, qui veulent, par leurs soins, lui faire oublier sa mésaventure. Il paye son écot en contant le soir des histoires à la veillée. Pour les paysans, c'est un trésor qu'un homme qui parle pendant des heures entières de choses intéressantes, effrayantes, et par conséquent amusantes. Dubourg est ce trésor-là, et quand M. Latouche est présent à ses récits, il y mêle quelques mots de latin; alors, celui-ci, qui ne le comprend pas, se retourne vers les villageois en disant :
■ — ■ Tout cela est vrai, mes enfants, il vient de nous le jurer en allemand.
Mais au bout de quinze jours, Dubourg, las de conter le soir des histoires aux paysans, et le matin des lleurettes à leurs femmes, songe à quitter le village, afin de savoir des nouvelles de ses compagnons. Il a toujours intacts dans sa poche, les cent francs qu'il a gagnés en faisant Hippolyte; avec cela il peut se mettre en route sans être obligé de se déguiser en grosse bête. Malgré tout ce que peut faire Claudine, pour le retenir encore, il est décidé à partir. Il remercie le maire. Latouche ettous les habitants de l'endroit de l'accueil qu'il a reçu chez eux II remercie plus particulièrement Bertrand et surtout sa femme ; puis, tenant à la main un gros bâton noueux, qui s'accorde avec sa veste, et un grand chapeau rabattu qui remplace sa perruque, il se met en roule en se disant :
— Ceux qui m'ont vu faire le seigneur ne me reconnaîtront pas ; c'est précisément ce que je désire.
Cependant Dubourg juge prudent de ne pas passer par Voreppe où il pourrait rencontrer M. Floridor ou quelqu'un faisant partie de sa troupe. Il ne veut pas non plus traverser Grenoble, où M. Durosey pourrait
II se la représente dans le bois, attendant son retour. (P. 217.)
encore l'attendre, et les yeux d'un créancier sont difficiles à tromper. C'est du côté de Vizille qu'il se dirige; c'est là qu'il espère trouver encore Frédéric ou du moins apprendre de ses nouvelles.
Il marche gaiement, chantant tout le long du chemin et mangeant sur l'herbe des provisions dont Claudine a rempli ses poches, car les femmes pensent à tout... Dubourg bénit la prévoyance de Mmo Bertrand et se dit :