‹ La laitière de Montfermeil, vaudeville en cinq annéesChapitre 28 sur 44 · BERTRAND ET ETIENNE · texte numérisé non relu

BERTRAND ET ETIENNE

M. Destival!...

COMTOIS

Je suis ruiné ! abîmé !... Il m'emporte mes mille écus. Ah! les misérables gens d'affaires!

Air ; Vaudeville des Anglaises.

La boutique , la chaumière, Vont chez eux porter leur or ; Des deniers de la misère Us composent leur trésor.

Du Juxe que Ton affiche Les progrès sont effrayans.

Et maintenant c'est le riche Qui vole les pauvres gens.

BERTRAND

Ah ! mon Dieu ! et mon pauvre maître!

COMTOIS

Quand il a appris sa fuite, anéanti par cette nouvelle : « Grands dieux ! s'est-il écrié , toute ma fortune... »

pierre , à part.

Ah ! c'était toute sa fortune : bon.

Il s'échappe tout doucement.

COMTOIS

ce Je suis perdu. » Et aussitôt, il a demandé un cheval pour courir après. Mais les coquins, ça va si vite...

BERTRAND

Il passe entre Denise et Comtois.

Mes amis, n'ébruitons pas cette nouvelle; rien n'est encore désespéré. Avec le secours de la Providence et un bon cheval de poste...

DENISE

Ah ! ce pauvre M. Auguste !

COMTOIS

Air : Romance de Téniers.

J'ai d' sa part remis une lettre Où c pauvr' jeune homm' désespéré Demande au marquis de permettre Que son hymen soit différé.

DENISE

Ah ! que le ciel exauce sa prière !...

Qu'il soit heureux à son retour ; Car son bonheur , hélas ! m'est nécessaire

Bien plus encor que son amour.

Page 1