BERTRAND ET ETIENNE
M. Destival!...
COMTOIS
Je suis ruiné ! abîmé !... Il m'emporte mes mille écus. Ah! les misérables gens d'affaires!
Air ; Vaudeville des Anglaises.
La boutique , la chaumière, Vont chez eux porter leur or ; Des deniers de la misère Us composent leur trésor.
Du Juxe que Ton affiche Les progrès sont effrayans.
Et maintenant c'est le riche Qui vole les pauvres gens.
BERTRAND
Ah ! mon Dieu ! et mon pauvre maître!
COMTOIS
Quand il a appris sa fuite, anéanti par cette nouvelle : « Grands dieux ! s'est-il écrié , toute ma fortune... »
pierre , à part.
Ah ! c'était toute sa fortune : bon.
Il s'échappe tout doucement.
COMTOIS
ce Je suis perdu. » Et aussitôt, il a demandé un cheval pour courir après. Mais les coquins, ça va si vite...
BERTRAND
Il passe entre Denise et Comtois.
Mes amis, n'ébruitons pas cette nouvelle; rien n'est encore désespéré. Avec le secours de la Providence et un bon cheval de poste...
DENISE
Ah ! ce pauvre M. Auguste !
COMTOIS
Air : Romance de Téniers.
J'ai d' sa part remis une lettre Où c pauvr' jeune homm' désespéré Demande au marquis de permettre Que son hymen soit différé.
DENISE
Ah ! que le ciel exauce sa prière !...
Qu'il soit heureux à son retour ; Car son bonheur , hélas ! m'est nécessaire
Bien plus encor que son amour.