SCÈNE PREMIÈRE
BERTRAND , regardant dans un cabinet.
Enfin, le v'ià sur pied, mon pauvre lieutenant. Il Ta échappé belle! Huit grands mois sur le flanc, Mais aussi à vingt-neuf ans on en revient de loin } et puis , il faut le dire , les soins ne lui ont pas manqué. C'est pourtant la friponnerie de ce M. Destival qui a été cause de c'te maladie. Ali ! si jamais je le rencontre celui-là , son affaire est toisée. Il n'en ruinera pas d'autre dans ce monde-ci. Mon bon lieutenant m'a fait assez peur, et j'ai bien cru qu'il allait prendre une feuille de route pour l'autre monde.
Air : Comme il m aimait*
Il est sauvé, (bis.)
Mon pauvre lieut'nant ressuscite ;
Il est sauvé, (bis.)
C'est 1' ciel qui me l'a conservé.
Son médecin , homme d' mérite , Ne veut plus lui faire de visite :
Il est sauvé.
(ter.)
Il est sauvé ,
(bis.)
prend du goût à ma cuisine ;
Il est sauvé ,
(bis.)
Son appétit me l'a prouvé.
Mais , Dieu m' pardonne ! à la sourdine
Le vlà qui r'gard" la p'tit' voisine :
Il est sauvé. (ter.)