DENISE, AUGUSTE, BERTRAND
AUGUSTE
Il va au-devant d'elle.
Une jolie bouche!... C'est la fraîcheur du village.
Dites-donc , a'-vous bentôt fini de m'argarder ?
AUGUSTE
Est-ce qu il n'est pas permis de vous admirer ?
DENISE
J' aimons pas qu'on m' fisque comme ça.
BERTRAND
La petite a la parole en main.
AUGUSTE
Voulez-vous me vendre du lait, charmante laitière ?
DENISE
J'en avons plus.
AUGUSTE
Est-ce que vous en apportez à Paris ?
DENISE
J' n'allons pas si loin qu' ça.
AUGUSTE
Où allez -vous donc?
DENISE
J'allons chez M. Destival... Eh! mais, vou êtes ben curieux ! . . .
auguste , voulant lui prendre la taille. Elle est adorable !
denise le repoussant..
Là! là !... calmez-vous!...
Air : Vaudeville de VArwnyme.
Allons, allons, à bas les mains ou j' tape, J'avons d' l'honneur et je n' plaisantons pas ; Je ne sons point d' ces filles qu'on attrape En leux disant qu'elP avont des appas.
Quand je rirons , ça s'ra pour F mariage ; Vous m'avez l'air de ces jeun' étourdis Qui voudriont fair l'amour au village , Mais qui r'tournont se marier à Paris.
AUGUSTE
Savez-vous, ma belle , qu'en vous voyant si jolie , je vous aurais crue moins farouche ?
DENISE
Voyez-vous?... ce beau Monsieu, y croyait qui allait
( io ) me tourner la tète... ; ça n' tourne pas si vite clieux nous.
AUGUSTE
J'ai dans l'idée que vous n'êtes pas aussi méchante que vous voulez le paraître.
DEVISE
Eli bien ! vous vous trompez ; je ne sons pas bonne du tout...} demande à tous les jeunes gens de Montfermeil, comme je les recevons... Oh! Denise Fourcy, t'est connue dans le pays.
AUGUSTE
Denise Fourcy... , bon , jt; sais votre nom.
devise , riant.
Eh ben ! après?... à quoi que ça vous avancera?
AUGUSTE
À vous retrouver quand je le voudrai.
DENISE
Pardi, je n sommes pas perdue... et on me r'trouve ben.
AUGUSTE
Quoi! Denise, à votre âge \ jolie comme vous Têtes, vous n'avez point d'amoureux ?
DE3NISE.
Ça vous intéresse-t'y ?
AUGUSTE
Oh! beaucoup.
DENISE
Au village, ') sommes pas pressées.
AUGUSTE
Au village on a un cœur...
DENISE
Oui, mais y n prend pas feu tomme vos petits coeurs d amadou.
Archives de la Ville do Bruxetfef ArchtefvandeStad3:u^:8l 1
( Il )
Elle est vraiment fort drôle!
DENISE
Elle!... Il est honnête, Je militaire!... Elle!... n'dirait-on pas que j'avons gardé....
AUGUSTE
Il ne tient qu'à vous que, dans un moment, nous ne soyons les meilleurs amis du monde -, et pour commencer, il faut que je vous embrasse.
DENISE
Rapprochez pas î . . .
Air : De V objet que faime.
Je m'en vas me fâcher pour tout d' bon. Ah î ah ! monsieur 1' militaire ,
M'sieur F militaire , Finissez donc ! finissez donc î finissez donc !
auguste , la lutinant.
Mais vous prenez feu , Ce n'est qu'un jeu....
denise , se débattant.
Lâchez-moi 1' bras , ( bis. )
Je ne rions pas; Monsieur, j' vas vous flanquer une tape. Que diriez-vous enfin Si cette main ,
D'un bon soufflet f
Vous gratifiait?
auguste.
Ah î je rirais 7 ( bis. )
Et je dirais :
Je le mérite bien.
Denise lui donne un soufflet cl :v sauve.
Bertrand , riant.
Attrape!.., attrape!...