NICODEME
E ne te demande pas de voir Dieu briller en cette nuit qui pèse sur le monde : je te demande seulement de me faire entrevoir pourquoi il ne brille pas.
Et tout sera brièvement éclairé de cette illumination noire qui transmue l’humain en divin et qui ravit l’âme au Jardin des Grenades. Comment sans ce Signe, pourrions-nous distinguer entre les ombres de ce monde où nous tombons d’une chute mortelle, et la Haute Ténèbre où Dieu sublime l’ême qui le contemple ?
La quête de la sainte Lumière ressemblerait-elle à ce tâtonnement nocturne qui m’a
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——— MAISON D'OR permis d’aller vers toi sans me faire voir ? Je ne m'étonneruis plus alors que les hommes se lassent : ne préfèreront-ils pas leurs étoiles familières à ce Noir redoutable ?
Et ceux dont tu dis qu’ils font la vérité n'est-ce pas qu’ils perçoivent ce repère scintillant pour deviner l’éternelle cachette des trésors ünmuables .? — ou comme le disait ce goy d'Athènes, n’en gardent-ils pas dans leur mémoire quelque ‘indélébile empreinte ?
Montre-nous donc à quel indice on reconnait l'Esprit, afin que sachant d’où il vient et où il va, nous foncions dans la nuit, et soyons ses fils soumis.
— Nul-ne sait d’où il vient et où il va
: ét tous céux qui en naïssent sont pareils à lui.
Fr. — = D VE Eve EPONSE DE JOB Voici que je vais dormir dans la poussière, et si au matin iu me cherches, je ne serai plus.
Jos, 7, 21.
E frappe contre le mur de ta tête, Dieu obstiné à ne plus servir, Respiration initiée
Autour de ma syncope !
Mon âme aux mains d’aveugle
Quête ton amour inoccupé
Quand la visite solaire
Borde le fossé complaïsant au hors-la-loi.
La marie de prononcer ton nom Âccable mon absence.
Où je suis, ne cesse ton regard De Dieu astronome !