I. PocR l’Étude de la langue et de la nation Basque
A. Manu'els et grammaires. — 1° F. de l’Ecluse, Çrawimaire de la langue Basque. — 2° M. Harriet, Grammatica escuaraz eta /rawce.'cz (Grammaire en Basque et en Français.) — 3“ S. H. Blanc, Grammaire de la langui' Basque. — 4" Don Fr. Ignaz. de Lardizabal, Grammatica vasconijada. — 4“ B. Archu, Vzkara eta franzes Grammatika. — 5“ Th. d’Abbadie et A. Chaho, Etudes eskuarienw s. — 6“ Dissertation criliqtie .sur la langue Basque (par l’abbé Darrigol.) — T L’abbé Inchauspe, le Verbe Basque.
B. Vocabulaires. — 1° M. de Larramendi, Diccionario trilingue castellano, bascuencr y latin. — 2" Le Dictionnaire Basque Français et Français Ba.sque de Sylvain Pouvreau (manuscrit conservé à la Bibliolh. . impériale de Paris.) — 3° Salaberry. Vocabulaire des mots Souletins et bas Navarrais.
G. Textes, prose, proverbes, poésies. 1“ Arnaud Oïhénatt, Proverbes et poésies Basques. — 2° Francisque Michel, le Pays Basque. — 3° F. de l’Écluse, le Sermon sur la montagne en Grec et eti Basque. — 4° Laborantzako libutun, le Livre du laboureur (publié à Bayonne, sans nom d’auteur.)
D. Histoire, archéologie, études de mœurs. — 1" A. Oïhénart, Nolitia utriusque Vasconia; — 2° G. de Ilumboldt, Prüfung der Untersuchungen über flic Vrbtwohner Flisjmiùns, (Examen des recherches sur les aborigènes de l’Espagne). — 3° S. F: Graslin, de ribérie-, — 4° A. Chaho, Histoire primitive des Euskariens Basques-, — 5° de Saulcy, Essai de classification des monnaies autonomes de l’Espagne; — G" A. Boudard, Essai sur la numismatique Jbérienne; 7° A. Chaho, voyage en Navarre; — 8" Un article de M. I/;once Goyetche sur le Voyage •archéologique et historique de M. Cénac .Moncaut, inséré dans le n° du 17 février 1837, dû journal de Bayonne. '
IL LANGUES DE l’OURAL.
1“ Divers articles de M. le professeur Boller sur les langues Finnoises et Alta'ique, leur système de déclinaison et de conjugaison, les divers détails de leur structure grammaticale, insérés dans les Rapports des séances de V Académie imiiériale des sciences de Vienne, à partir de l’année 1853 (en Allemand) ; — 2° plusieurs mémoires sur les rapports du Finnois et du Lüfion avec les autres langues d’Europe, sur la nature de la langue Hongioise et les affixes du Hongrois par MM. Hensleigh Wedgwoüd et Fr. Pulszky, insérés dans les numéros 1836-58 des Transactions of the philological Society (en
Anglais); — 3° J. Ihre, E. Lindahl, et J. OEhrling, Lexicon laponicum; — 4° A. v. Hupel, Grammaire Esthouienne (en Allemand); — 5° F. Wiedemann, A’s.sai d’une Grammaire de lu langue Sury'me (en Allemand) ; — 6° A. Castren, Elementa grammutices tcheremhsœ \ — 7° II. de Gabolentz, Essai d'une grammaire Mordvine (en Allemand), inséré dans le II' vol. du journal Asiatique de GœUingue; — 8“ Sam. Gyarmathi, Affinitas linguœ hungaricœ cum lingiiis fennicce originis; — 9° A Castren, Essai d'une grammaire Ostiuke (en Allemand).
METHODE TRAXSCRIPTIVE.
1° pour la langue Basque, nous avons suivi presque constamment l’orthographe adoptée par M. l’ahhé inenauspe. Nous ne donnerons ici, en nous basant spécialement sur le dialecte Soulelin, gue les lettres dont la prononciation s’écarte de celle du Français.
Le B, toutes les fois qu’il n’est pas initial ni précédé d’un m, possède un son intermédiaire entre le b ut le v, identique à celui du b Castillan et Provençal.
Le e n’est jamais muet. Le plus souvent, il est ouvert et se rapproche un peu du son de l’i. Néanmoins nous le trouvons fermé, lorsqu’on l’emploie comme finale.
Le G est toujours guttural; nous prononcerons donc gizon, homme, comme s’il y avait guizon.
Le H Souletin et Navarrais est toujours aspiré, sauf quand U est précédé du c\ chez les Biscayens et les Gipuzkoans, il reste toujoure muet.
Le II a le son du II mouillé des Castillans, du li français, dans liane, lierre. Néanmoins, chez les Basques français, il résonne généralement comme notre double/dans malléable, jjelle.
Le n ne sert jamais à donner un son nasal à la voyelle qui précède ; mtndi, montagne, se prononcera comme si le n et le d étaient séparés par un e muet.
Le n équivaut à notre gn dans ignorer, hargneux.
Le r est doux et grasseyant entre deux voyelles, p. ex., dans hari, fil ; dur dans les autres cas, p. ex , dans kaur, enfant.
Le r double n’est cependant qu’un son simple, il ne diffère en rien du rr âpre et rude des Castillans.
Le rh (p. ex., dans arlian, prune) possède un son intermédiaire entre d et r. inconnu au Français.
Le s possède un son gras et plein inconnu au Français ; c’est notre s prononcé la langue entre les dents. Cependant, dans quelques mots du dialecte Souletin, tels que jesus, gisa (manière, guise), il est identique au s français.
Le t double correspond à notre t prononcé la langue entre
— vn —
les dents. C’est vraisemblablement le t dental pur de l’Irlandais.
Le a équivaut à notre ou. Toutefois, en Souletin, il se prononce comme le a français.
Le y est toujours consonne ; entre deux voyelles il a le môme son que dans le Français, payer, voyage. Placé entre une consonne et une voyelle, c’est un d mouillé. Prononçons donc anyereyer, belette, comme s’il y avait andyereyer.
Le Z se prononce comme notre c doux dans ciel, ceci, pièce. Néanmoins, dans quelques mots, tels que aizin, loisir; zarta, éclater ; ezne, lait, il est identique à notre z.
Le tz correspond au z italien dans azione.
Le tch équivaut au ch espagnol. Larramendi le rend toujours par en. Du reste, en Guipuzkoan, il paraît se confondre avec le ch français.
Les lettres doubles kh, th, ph, Ih, ne se prononcent pas comme le 0 et le des Grecs, mais simplement comme un t, un P ou un /, après lesquels on fait entendre une légère aspiration. Ainsi le Basque aphez, prêtre, devrait être transcrit en Français ap-hes.
Les diphtongues ûM et eu ont toujours le son de aou, eou, jamais celui de notre au, eu.
Le oa et le oe, ou ve se prononcent oua, oué, lisons donc yinkoa, dieu, zeruen, dans les cieux, comme s’il y avait dyin- Koua, sérouen.
Enfin, le ai et le oi se prononcent comme si l’i était marqué d’un tréma. Néanmoins, dans le Labourd et les provinces occidentales le i se mouille assez souvent.
II. Pour le Magyar. Le a non accentué se rapproche de l’o et correspond au a sombre des Autrichiens. Accentué, il a le son d’un a allongé et équivaut au a double allemand dans paar, paire.
Le cz équivaut au t suivi d’uns, p. ex., czipoe, soulier, pron. tsipœ.
Le CS a le son du tsch allemand dans gutsche, carrosse.
Le e non accentué a tantôt le son de Ve ouvert dans l’Allemand mensch, homme, tantôt celui d’une espèce d’e muet, alors on le remplace assez souvent dans l’écriture par un ce.
Nous trouvons ainsi veres et voeroes, rouge.
Le e accentué correspond à notre e ouvert prononcé d’une manière traînante.
Le gy équivaut au g Italien, dans gente, giro.
Le i accentué n’est autre chose que le ie allemand.
Le ly est notre l mouillé dans feuille, deuil.
Le n ne sert point à rendre na^e la voyelle qui précède.
Le ny correspond à notre gn dans règne, Allemagne.
. Le 0 non accentué se rapproche par le son de notre diphtbongue ou; accentué, il ne diffère point de notre o prononcé un peu lentement.
Le oe sonne comme le oe allemand ouvert.
Le oé a le son fermé du oe allemand dans koenig, roi.
Le s se prononce comme notre ch dans chat, échelle.
Le sz a le son d’un i double.
Le ty équivaut au ch mouillé de l’Allemand dans welche, qwll maegdchen, petite fille.
Le U non accentué ne diffère en rien de notre diphtongue ou; accentué, il prend une prononciation plus traînante.
Le a la valeur de notre u prononcé très-bref comme dans butin, mutin.
Le ûe équivaut à notre û dans flûte.
Le zs correspond au j français dans jour, éjaculation.
Les autres lettres ressemblent, et pour la forme et pour le son à nos lettres françaises.
ni. Pour les autres idiomes de l’Oural, nous suivrons autant que possible l’orthographe employée par M. Boller dans son mémoire sur les Langues Finnoises. Voici les points sur lesquels elle s’écarte de l’orthographe française.
Le ae correspond à notre « ouvert.
Le ô lapon a le son de l’a sombre des Autrichiens.
Le oe équivaut à la diphthongue française oe dans bœuf, œuf.
Le U se prononce comme le ou français dans mourir, ■poudre.
Le ue, û, et le y équivalent è notre u, dans butte, cultiver.
Enfin les voyelles longues en Suomi et en Estbonien sont marquées par un redoublement, p. ex., aa pour â,ee pour ê, etc.
Le i à le son de notre y dans payer, yeuse.
Le s répond au ch français dans chaque, chérir.
Le sz de l’Ostyak à le son du s français dans soir, savant.
Le «parait se prononcer comme le «en Allemand, ou comme le ts français.
Le correspond à notre j dans jour, jetter.
Le son du gn français dans ayneau, peigne sera rendu au moyen des deux signes ng.
La bquide n ne sera jamais employée à donner un son nasal à la voyelle dont elle se trouvera précédée. Nous laisserons de côté les aspirées tl, thl de l’Ostyak, parce qu’elles sont spéciales au seul dialecte Surgute.
Nota. — Pour ne pas retarder l’impression, nous avons dû remplacer les voyelles ponctués du Ma^ar, etc., par les mêmes voyelles suivies dhm e. Les voyelles accentuées du Magyar seront rendues par la voyelle suivie d’un é accentué.