‹ La langue bleue - BolakChapitre 35 sur 136 · L-Ita · texte numérisé non relu

L-Ita

ie et l

Espaijnp

Allemagne ,

Dcqlant

Italie,

Italia

Autriche,

Estoreu

Espagne ,

Spania

liaviére,

Baerii

Rome,

Rom a

Berlin,

Berlin

Madrid ,

Madris

Vienn<> ,

Viiu

Florence,

Firons

Munich.

Hliniien

Naples ,

IVapoli

Colo^nie,

Keln

Valence,

Valeusia

Mayence ,

DIaons

Xérès,

Keres

Carlsruhe,

Karlesru

Venise,

Veneisîa

La Russie

Les États-Unis

Russie,

Rossia

Etats-Unis,

lues

Saint-Pétersbour;;-,

Pclorsburk,

New-York,

1%'iuiork

Moscou,

Moskva,

Philadelphie,

Fiiadcifia

Odessa,

Odesa,

Chicago,

Mikago

Pour les autres nations européennes ou américaines et leurs colonies, même système, soit : prononciation du pays adaptée au mieux possible de l'alphabet B, avec une seule règle orthoaraphique observée, celle interdisant une succession de trois consonnes.

Pour les autres peuples asiatiques, adapter un mot conventionnel pour chaque nom, en suivant la prononciation la plus répandue, celle de l'anglais.

Encore une fois, ces noms sont à créer spécialement par un congrès international qui devra décider du nom officiel à donner à tous les lieux du globf, et former un catalogue géographique universel.

En attendant, on se contentera des vingt-sept noms propres éniimérés précédemment; l'usage en est même facultatif.

Ci-après liste de quelques noms communs se référant à la séoirraphie, qui font partie de la Langue Bleue :

Polo,

pol

Nord,

nor

Equateur,

kvater

Sud,

set

Tropique,

tropek

Est,

lest

Méridien,

met et

Ouest,

vost

Longitude,

lanket

Pôle nord,

narpol

Latitude,

latet

Pôle sud,

sp'tpol

La terre.

gev

Le monde,

velt

Fleuve ,

fliv

Atlas,

tlas

Affluent,

fient

Carte géographique.

qar«$

Source,

kvel

Continent,

tnent

Embouchure,

bokv

Pavs,

lant

Cap,

kep

Mer,

uiar

Détroit,

tieuk

Montagne,

mont

Golfe,

golf

Ville,

sit

Ile,

^•illage,

dorf

Province,

vins

Grande ville.

sitas

Vallée,

val

Ville principale,

bu sit

Capitale,

pu sit

Remarques pariiculièrei sav ks Noms.

A. — Les expressions : une foule, une multitude de, peuvent se traduire par l'adverbe « plus » marguerite, si le sens l'indique.

Ex : Beaucoup d'hommes, biioi| iiianu ; « une foule d'hommes » qui signifie : Jjeaucoup beaucoup, eiiioi[ inaun ; de même, « une multitude d'hommes » qui signifie : énormément beaucoup, iiuoif niaiin.

B. — En théorie, il n'y a pas de noms que l'on ne puisse employer aussi bien au singulier qu'au pluriel.

Le sens indiquera l'emploi plus ou moins fréquent de ces nombres.

C. — Le nombre du second nom d'un groupe de substantifs unis par la préposition di pour indiquer la composition est facultatif. Je conseille l'emploi du singulier en général.

Ex : Huiles d'olives, loi di tliv: mais si l'on veut : loi dî tlivu.

On sait qu'en français personne ne connaît exactement l'orthographe d'expressions telles que : confiture de groseilles, gelée de groseille. Ce sont des nuances tellement subtiles qu'il subsiste toujours de l'indécision au sujet de la pluralisation.

En résumé, si la pensée du second de ces noms apporte à l'esprit une notion positive de pluralité, mettre le pluriel ; autrement se servir sans exception du singulier.

D. — Place des Xoms dans la phrase. — On verra à la syntaxe (Livre II I qu'un ordre immuable dans la construction de la phrase est adopté. .Le nom-sujet, — avec les mots qui s'y rapportent, — est placé avant le verhe; les noms, objets et régimes circonstantifs après le verbe.

Le nom au vocatif est toujours placé au commencement de la phrase. Ces positions invariables des termes facilitent puissamment la compréhension du discours.

E. — Incommutabilité des Noms. — D'après la règle absolue du B> aucune autre classe de mots ne peut remplacer le nom.

En B on ne dira pas « le boire et le manger » ; mais bien : « la boisson et la nourriture » ; pas plus que « le beau et le laid », mais bien : la beauté et la laideur », etc.

Avantages des Notns et Nombres de la Langue Bleue.

Par comparaison avec les autres langues, les avantages de cette classe sont les suivants.

1° Leur aspect est bien caractéristique : à l'état naturel, commencement et fin par consonne ;

2° Leur brièveté est très grande, donc gain de temps. Le B contient plus de monosyllabes qu'aucune autre langue vivante ou artificielle.

3° La dérivation des nombres ordinaux, tirée des cardinaux, est simple.

4° Les variations principales des noms se font au moyen d'un outil irrammatical unique, le signe ii(son ou}, qui sert à cet usage et non à la création des mots.

5° A l'aide des terminaisons secondaires, de larègledelaMaîv/rtenïe et de quelques m,ots-cadres, il est possible de créer un grand }iombrc de vocables, avec la connaissance d'un seul nom-souche.

6" La dérivation des autres mots précis se fait d'une façon régulière, en gonflant les noms-souches sans jamais altérer leur forme.

Note ADomoNNELLE pour noms propres. — Suivant la proposition de L. n:; Beauehont, il serait peut-être pussible de fixer une ortho^.'raphe universelle i)Our les noms de baptême, d'après leur étymologie. Il faudrait faire usa;,'e seulement des f-aractères de ral])habet b, raccourcir ces prénoms le i)lus possible, mais en y in- «luant toutes les lettres prononcées. Eœ : Théodore, Tcodor: Henri, Enrik; Charles, Karl; Paul, Pol: Léon, I^eo ; Jean, loaii; Pierre, Peir. On aura de même: Ffliks, Filip, Enrik, losef, Albert, Luiil, Mart, Marsel, Robert, nari, Bert, Sofl, etc. •

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