OI
dessous —
OI|i,
de dessous et
par-dessous
ud,
delà —
odi.
de delà et
odo.
par delà
deçà —
ipi.
de deçà et
i|io.
par deçà
og.
derrière —
de derrière et
par derrière
ik.
devant ou avant —
iki,
de devant ou d'a-
vant et
iko,
par-devant
dehors —
ofi.
de dehors et
oto.
par d(,'hors
in,
dedans —
lui.
de dedans diors^ l't
ino,
par dedans
en haut (en haiil do —
opi.
d'en haut et
opo.
par en haut
en bas (en bas de ) —
ivi,
d'en bas et
par en bas
"lî
eontrc —
iiii,
de contre «'t
îl|0,
])ar contre (paropposition à)
autour —
ili,
d'autour et
iio,
par autour (à l'enl(;nr de)
auprès —
oli,
d'auprès et
olo.
par auprès fjiivla-
pose' par telle date a
en (à lelledate) —
iiiii;
de telle date (pas-
sée) et
iiuo.
telle date fntnre;
ou,
dés —
oui,
de dès {de l'ins-
tant que) et
ono,
par dès (à partir d-
os.
après • —
usi,
de après (ensuite, pins Icin qu'après, enrore
par après (tont à fait derrière n\ lieanonp
pins lard) et
oso.
p:u< taid)
(1) (.)n remarquera que les directions contraires contiennent une vcyellc différente.
Exemple : le mot dc$su*> comtneiice [lar î, le mol dessous, par o, etc.
LA LANGUI-: BLLLE
Quelques-uns de ces sens dûrivrs sont tn-s subtils; mais, comme leur emploi est rare, cet inconv»''nient est de i)eii «l'imi/ortancc.
Significations des connectifs.
Les autres connectifs n'ont aucune <,'ara<;t«'-ri.stinuc distinclive de signification, il faut a])prendre leur sens. J'ai essayé de raj)peler les structures de certains mots des langues vivantes. On trouvera la liste complète des connectifs au Dictionnaire des Motales (Livre III i.
Il est ne-cessaire pourtant de dire que, vu les nombreuses synonymies existant dans les idiomes actuels, certains connectifs du B traduiront souvent plusieurs mots presque équivalents.
Comme exemple, on peut citer le mot B^orqui exprimera toutes les locutions françaises suivantes : auprès, auprès de, proche de, à côté de, non loin de, à proximité de, près de, vers (situation), aux environs de, aux alentours de, dans le voisinage de, etc.
Si j'ai pu condenser plusieurssensdansuu même vocable pour un assez grand nombre de prépositions, il m'a fallu par contre disjoindre les sens trop confus exprimés dans quelques-antres; sans ({uoi, la traduction en eût été imjiossible dans une langue internationale i il.
Je citerai comme exemple la préposition à dont les acceptions sont si diverses en fi-ançais.
De toutes ses significations, la traduction B 'le ce mot c à », (|ui est ■d, ne gardera que l'idée de fixation précise.
FjK. : à lundi, id veiitus.
Tous les autres sens (bi mot à seront traduits différennuent :
Dans une phraso telle qui- :
.'ill'T à la villi-;
<Je Paris à Londres ; ^
de 1 heure à :i; \
ôler à quelqu'un;
èire ù Paris; louera bail;
à treis mois; |
à la mort de ... ; j
pécher à la ligne;
pencher à droite ;
^iirnitiant : din.ction vers, se traduit ru b par : to,
— distance, éloi- |
— ^'nement, — } ( en lève m ont, «'"»
\ extraction, —
— situation d'état, — »•»>
— lixation indé-
terminée, — l»ii
— li xati on de ^ *""■.
— ti;mps, — ( '**•> ^ intervention,
'( aide, — k>?
— direction précise — '^P'»
ver.-^
juscpii'
ds la (.'ireflion de dans
pour âlrlledalc lors (lu
ave<* vers
il) Duci.os : « Il arrive souvent qu'une même 'j)réposition exprime des rapports différents et même des rapports oppos's. «
La préposition <'' devant l'infinitit' se tmtluii par le qualificatif exprimant l'idée conditionnelle, terminé en ad.
Ex. : maison à louer : dons letad ; c'est-à-dire maison louable (qui peut être louée, que l'on peut louer).
Un raisonnement analogue permettra de trouver au Dictionnaire des Motules, par le sens des connectifs différents du B, les diverses manières de traduire les prépositions françaises : de, dans, contre, en, par, pour, sous, sur, etc. On y verra que :
De peut être traduit par : oui, iniî, do, di, of, ir, et encore
par l'article «d i i).
Dans — in, ino, ini, inio.
Contre — îp. olo.
En — nii. in, iin, inii, inio, so, ri.
Par — |»i, tro, bi.psi, |»fo, ftî.
Pour — l»«*o, plo, i*", •»», *vi, pri, spi.
Sous ■ — oii, îv (U. mot-cadre un pour situa-
tion sociale inférieure).
Sur — ib, op, snii, sti [V. mot-cadre bii
pour situation sociale supérieure).
En résumé, il faut décomposer le sens de ces prépositions trop vagues en français et en préciser l'intention pour les rendre en Langue Bleue ; c'est du reste ainsi que l'on procède pour toute traduction dans une laniruc étranirère.
La difficulté peut paraître très grande ; elle le serait en réalité, si l'on n'avait la faculté de remplacer chactme de ces prépositions (en cas d'embarras) par le connectif général, mot-cadre : îo, rapport de subordination entre les mots.
On se souvient en effet que les mots-cadres io et oi pourront intervenir si l'on hésite dans la traduction :
io comme connectif géiiérol de subordination entre les mots, remplaçant n'importe quelle préposi't/ou;
oi — — — de liaison entre les phrases, remplaçant
n'importe quelle co7ijonction.
Comme dernières observations je rappelle :
A. — Que la déclinaison des noms ne sera pas faite à l'aide des prépositions, mais bien :
Au singulier, au moyen des désign^uifs atl, al, aiticles repré-sentant
(1) Pour autres détails sur les différentos U'almlions de la pivposilioû : 'le (^■oir p. 11).
:!.-!S l.A l.A\(.l'K lU.KlK
al)sohiiui.'nt le.-> mots IVanruis du, au, mais qui >-"a|)|)li(jii('nt intlistinctcment nv.c trois genres.
Va ;tn pluriel, pour les trois iionres, au moyen des uiots nde, aie, '•omuie en IVaneais avec les mots : <fes, au:r.
Enlin, dans certains cas indi(|uant utilité, but, destination, moyen, t'.cpédient, on traduira par les conneclils : ki, avec; il», sur; pfo, au moyen de, etc.
/.'. — Le m(:>t à qui relie les uiois composés eu irancais n'existe pas • n B dans cette acception; des e\])ressions telles que: «moulin à vent, bateau à vapeur, à demi, etc. », so traduisent ou j>ar dos noms '•omposêii ou par des noms simples.
C. — Certaines prépositions très usitées, cmployt'-es dans diverses lamrues vivantes, mais (pi'il faut traduire en français par de longues locutions, seront créées en B Sous une forme trèslu-ève.
Ex. : en haut (de), op: imit*'- de l'anglais up.
D. — De nombreuses locutions prc'-positives, exigeant plusieurs vocai)le<<, en français comme en d'autres langues, poiu-ront être rendues en un seul mot en B-
l']x.: de la part de, t«o.
Toutefois, si l'on ignorait le vocabulaire B, '^n pourrait les traduire littéi-alement à la condition de se servir du connectif général îo.
.le donne comme exemple la locution j)répositive : à force de, (\u\ se traduit en B par le seul connectif IVi.
Si l'on ignorait ce mot, et ([u'au conlrair<' le nom " force », kraft, fût connu, on pourrait traduire : io kraft (1),
Il faut |iourtan1 rcmartpicr ([u'imc confusion peut alors survenir, |)uisi|ue : io peut avoir le sens de n'importe quelle préposition et par consé(juent, être la traduction de : à, par ou de dans des expressions telles que: « à fnrre de >^, « par force » ou c de force >>. Il convient donc de n'«'m])loycr cette tournure que lorsque le contexte de la phrase ne laisse plac-e à aucune ambiguït»'- 1 1 >.
Place des connectifs.
La ])la,ce de tous les connectifs d(- la Langu<' lileue est la même (jue <:cllc des piépositions et des conjonctions en fiançais.
Les conjonctions se placent entre les phrases (pi'elles veulent lier.
(1) Lorsijue la locution iMvpositivc; coiili'Mit la conjourlion « que », il faut ein- |,l..vei- l"; mut ko. l'AcnipIr : do jk-im- quf; si l'on ne ceunait pas l'oxprossion B slî, i>u jx-ui roudrc la pcnsi-c ainsi : io por ko. Devant Io vorbo siil)oidoniié <iiriii'"-i' ko on kii.
LA LANGUE BLEUE :i::'j
(Voir les exemples du mot-cadre kii et de la conjonction ko, p. 108).
Les prépositions sr placent devant les mots qu'elles veulent subordonner à un autre.
Comme on le verra i)lus loin, l'absence de déclinaison dispense de >'occuper du cas auquel il faut mettre le nom après une préposition; le pronom reste toujovu-s dans cet emploi au nominatif.
Le nombre auquel il faut mettre le substantif, régime d'une préposition, est indiqué par le bon sens [V. p. 147).
Enfin, un assez grand nombre de verbes contenant déjà dans leuisignification le sens de la préposition, on pourra éliminer souvent le ronnectif.
Ex.: aller à Paris, ^ovo Paris. — Le vei-bc g;ovo voulant dire : nller à.
Il faut rappeler pourtant que, lorsque les connectifs joueront le rôle d'adverbes de situation, leur place est après le verbe comme pour tout autre modificatif dans ce cas. iV. p. 7o).
Ex.: être dans la maison, stiro in doiii ; être dedans ; stiro in.
En se souvenant de la théorie exposée dans la première partie, ( V. p. 236) on comprendra que je suppose à tout adverbe de situation imprécise un régime sous-entendu (1).
Il est encore important de noter qu'il ne faut jamais sous-entendre de connectifs, la règle est de répéter chaque fois le connectif devant, les mots qu'il gouverne (2).
Avantages des connectifs.
En résumé, les avantages des conne» tifs du B sont assez nombreux :
Ils onttous un aspect semblable : ce (jui permet, à ])remière vue comme à i)remière audition, d'en reconnaîtrt; la nature.
Ils ne servent jamais à la fabrication des mots précis du langage et sont déchargés de nombre de leurs autres fonctions par les motscadres (V. chapitre précédent!.
Ils sont classés dans la Langue Bh-ue d'une manière plus ratiomit-Uc
;1) La langue anglaise, si j)rati4ue, nous donne un exemple de eette nianiiiuliilion du langage.
E.\.: le verbe « mettre ■>, to put, peut devenir : put on, put ont, put in, put up, put iloicn, etc. Traduction : mettre dessus, se vêtir; mettre deliors; mettre dedans, enfermer; mettre en haut, hausser; mettre en bas, ôtcr de, etc.
(2) Ex.: ne pa.'i dire : c\)si par la stratégie et les armes perfectionnées que l'on obtient la victoire; ninfs Iticn : c'est par la stratégie et pnr les armes, etc.
MO LA LANGUE BLKl H
«jue dans les langues vivantes, soit en incluant en un seul vocable de nombreuses expressions synonymi(iues (1), soit au contraire en répartissant dans plusieurs d'entre eux les significations a(^tuelle]uent concentrées à tort dans une seule préposition.
Ils permettent l'expression brève de nombreuses locutions interminables dans les langues vivantes (2).
Enfin, en cas d'oubli de l'un d'entre eux, ils peuvent être ra])idement remplacés par deux mots, chacun représentatif d'une des sortes comprises dans cettepartic du discours <lu B : ■» p'»ur les prépositions et 191 poiu" les conjonctions (3i.
(1) Voici quelques exemples de la suppre.sisiun de uuniljii.ii^e* locuticins prépositives grâce à la répartition des sens dans les connectifs du B :
ol, auprès, auprès de, proche de, à coté de, non loin de, à pioximité de, près de, vers (situation), aux environs de, aux ali-ntouis de, dans le voisinage de.
ig, malgré, nonobstant, euntie 1<- gré de, m dépit de, sans tenir eunipte di-, aw mépris de.
fko, ;\ l'envers, au rebours, du mauvais roté, dans le mauvais sens, à contiesens, du coté contraiie, à contre-pied, sens devant deri-ière, en dépit du bon sens.
rie, à la faveur de, à l'aide de, par l'intercession de, jiar lint< iveiiliun de.
kri, de sorte que, de laeon à, de manière que.
kso, à l'abri de, sous la protection de, à couvert de, sous h: eonvert de.
mli, chez moi, dans ma maison.
(ni, de travers, obliquement, de biais.
i2) Au point de. vue international, on peut citer la locution prépositive « ciù»,>\i\\, chez tous les peuples civilisés, est déjà employée dans le sens de « par la voie de ».
{S) De plus, si la création de ces mots était incomplète en b. on pourrait, giàc<' aax moules non employés « laissés en blanc », foi-mer encore 7>0 mots théoriquc- Tnent corrects (V. p. 33 1).