‹ La langue de Rabelais (volume 2)Chapitre 105 sur 254 · Refrains · texte numérisé non relu

Refrains

Les onomatopées nous amènent aux refrains assez nombreux chez Rabelais et que nous avons déjà relevés (2). Ajoutons-y quelques données complémentaires :

Bon, don, dondaine (1. V, ch. vi): « Ils s'en repentiront dondaine, ils s'en repentiront don, don ».

De là, la finale de tricquedondaine , bagatelle, double onomatopée, analogue au synonyme tricquenicque (cf. nique noque). Rappelons triquedondela, refrain ancien français (3).

Guay, guay, guay ! gué, gué, gué! (1. I, ch. xl). Ce refrain, qu'on lit dans le Misanthrope de Molière :

J'aime mieux ma mie, d gué\ J'aime mieux ma mie...

est encore vivace, comme expression de la joie, dans les chansons populaires :

O gué! Ion la lire, 0 gué! Ion la (4).

Myrelaridaine (l. IV, ch. xvi) : « Je vous cite par devant l'Official à huyctaine myrelaridaine y>. Même initiale onomatopéique dans myrelimofle (un des jeux de Gargantua) et dans Myrelingues. Mire est une syllabe très fréquente dans les refrains joyeux et les chansons (5).

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