Refrains
Les onomatopées nous amènent aux refrains assez nombreux chez Rabelais et que nous avons déjà relevés (2). Ajoutons-y quelques données complémentaires :
Bon, don, dondaine (1. V, ch. vi): « Ils s'en repentiront dondaine, ils s'en repentiront don, don ».
De là, la finale de tricquedondaine , bagatelle, double onomatopée, analogue au synonyme tricquenicque (cf. nique noque). Rappelons triquedondela, refrain ancien français (3).
Guay, guay, guay ! gué, gué, gué! (1. I, ch. xl). Ce refrain, qu'on lit dans le Misanthrope de Molière :
J'aime mieux ma mie, d gué\ J'aime mieux ma mie...
est encore vivace, comme expression de la joie, dans les chansons populaires :
O gué! Ion la lire, 0 gué! Ion la (4).
Myrelaridaine (l. IV, ch. xvi) : « Je vous cite par devant l'Official à huyctaine myrelaridaine y>. Même initiale onomatopéique dans myrelimofle (un des jeux de Gargantua) et dans Myrelingues. Mire est une syllabe très fréquente dans les refrains joyeux et les chansons (5).