‹ La langue de Rabelais (volume 2)Chapitre 138 sur 254 · III. — Musique · texte numérisé non relu

III. — Musique

La musique est une des sources principales de création métaphorique. Plusieurs de ces images étaient déjà familières à l'ancienne langue; d'autres sont propres à Rabelais, dont l'œuvre est particulièrement riche en pareilles métaphores.

Nous avons déjà cité celles qui remontent à l'ancienne notation musicale (2). Voici les autres :

Généraijtés. — « Le coq citante en bien liault ton » (1. III, ch. xxi). — « Considérons l'harmonie des contrehastiers » (1. IV, ch. x).

Rabelais peint le peuple parisien comme « sot par nature^ par be quarre et par b mol » (1. II, ch. vu), c'est-à-dire parfaitenent sot, parallèlement au « fol de b quarre et de b mol » (1. III, ch. xxxviii). Ces épithètes remontent au xv' siècle. On lit dans le Mystère de Saint-Quentin une litanie du fol ou du sot (les deux s )nt synonymes) qui se termine ainsi :

i53. Sos de bémol, sos de nature, Sos de bequarre à teste dure.

Ces mênies qualiiic.itifs se lisent chez Alarot et Des Périers

(i) Cf. I. IV, ch. i.ii : « ... feut pour tirer à la butte partie faicte... Perotou avoit taille le blanc pour la butte... le passadou de Carquelin droict entrant dedans la grolle on mylieu du blanc .. ».

(2) Voy. ci-dessus, t, I, p. 200.

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