‹ La langue de Rabelais (volume 2)Chapitre 152 sur 254 · COMPARAISONS ET SIMILITUDES · texte numérisé non relu

COMPARAISONS ET SIMILITUDES

Les comparaisons de Rabelais embrassent un domaine presque aussi vaste que ses images et ses proverbes. A proprement parler, la démarcation entre ces trois modalités expressives est assez fragile, l'image se trouvant à la base de toute comparaison et maintes comparaisons revêtant une iorme proverbiale, comme on en trouvera plus d'un exemple dans la section consacrée à la parémiologie.

Les comparaisons rabelaisiennes, de même que ses images, sont tantôt concises et tantôt développées jusqu'aux confins de l'allégorie et du mythe. Parmi les premières, il s'en trouve d'une simplicité toute primitive — blanc comme coton ou comme lait, noir comme charbon, etc. — qui méritent à peine de nous arrêter. Les secondes, ressortissant du style plutôt que du vocabulaire, dépassent le cadre de nos recherches.

Ce n'est pas tout. Pour peindre la configuration et les contenances de Carême-prenant, F<abelais a groupé tout un répertoire comparatif, dont il a tiré les éléments des sources les plus diverses (i). On a récemment essayé de les classer et de les dénombrer. Peine perdue : la plupart de ces rapprochements sont purement aléatoires ou marquent un caractère facétieux trop accusé (2). Nous en ferons abstraction.

Restent les comparaisons proprement dites que nous allons tour à tour envisager sous le rapport de leur nature et de leur origine.

(i) Chasse, instruments de musique (très nombreux), vêtements, etc. (2) Voy, notre Hist. nat. Rab., p. 377 à 878, et ci-dessus, t. I, p. 44-45.

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