IX. — Grec moderne
Il s'agit du mot caloyer, qui désigne le moine grec et tout particulièrement celui du mont Athos. C'est le byzantin et grec moderne xa.X6Yspo(;, littéralement beau vieillard. Nous rencontrons isolément ce nom chez Eust. Deschamps, mais c'est au xv' siècle que les voyageurs en Orient le font vraiment connaî-" tre. Rabelais en a probablement fait la découverte dans le Voyage et Itinéraire de Oultre-Mer (1525-153 0) du cordelier Jean Thenaud, qu'il cite dans son roman (3). Il s'en donne le titre en
(i) Dans les chansons de geste, Far, pris absolument, désigne le Phare de Messine (voy. VIndex de Langlois).
(2) Cf. Institution du Prince (1546), fol. 46 r° : « Ung phar... il y a aujourd'huy à Gennes, et avoit anciennement en Alexandrie ». L'édition de 1547 le remplace par « une haute guette ».
(3) Voy. Rev. Et. Rab., t. VIII, p. 35o à 36o. Cf. A. Thévet, Cosmographie du Levant (Lyon, i554, p. 5i): « A Athos les moynes et religieux sont appeliez ca/oere.s... ».
tête de l'édition princeps du Tiers livre (i 546) : Calloier désistes Hieres.