Agonon
L'édition Fr. Juste (i 533-1 584) ajoute Ecossais, et, plus loin, Danois. Le Basque ne figure que dans l'édition définitive de 1542.
L'ordre dans lequel se présentent les idiomes a été troublé par ces interpolations, qui ont parfois rendu le texte lui-même incohérent.
C'est ainsi que le morceau italien qui vient après un idiome de fantaisie, qualifié « langaige des Antipodes », est suivi de cette remarque : « A quoy, respondit Pantagruel, autant de l'un comme de l'autre », alors que Pantagruel (c'est-à-dire Rabelais) comprenait parfaitement l'italien. La réponse s'adresse visiblement à l'écossais (intercalé ultérieurement), auquel par contre se rattache la réponse de Carpalim : « Sainct Treignan... », placée malencontreusement après le basque.
D'une part, les langues classiques anciennes, l'hébreu, le grec, le latin, et, parmi les modernes, l'italien, — les héllénismes et les italianismes tout particulièrement — dont les traces nombreuses ont à la iois enrichi la langue et élargi l'esprit national.
D'autre part, tout une série d'idiomes, le basque et le turc, l'écossais et l'alémanique, dont Rabelais ne cite occasionnellement que des bribes isolées ou des clichés qu'il a reçus tels quels du dehors et qu'il a plaqués dans son œuvre. Ce sont ces curiosa que nous allons aborder en premier lieu.