‹ La langue de Rabelais (volume 2)Chapitre 69 sur 254 · III. — Sources · texte numérisé non relu

III. — Sources

L'examen des provincialismes, chez Rabelais, est une des tâches les plus vastes et les plus ardues qu'impose son œuvre complexe et touffue. On a jusqu'ici reculé devant l'étendue et la difficulté d'une pareille étude d'ensemble. Cependant, quelques lacunes mises à part, les sources ne manquent pas pour l'entreprendre et sont de nature multiple. En voici le relevé.

(i) Voy. notre Hist. Nat. Kab., p. 270 à 3i6: « Nomenclature régionale w.

(2) Voy. ci-dessus, t. I, p. i56 et suiv.

(3) Ibidem, p. 100 et suiv.

(4) Ibidem, p, 290.

(5) Ibidem, p. 206 à 207.

COiMMENTAIRES.

Dans la Briefve Déclaration qui accompagne le Quart livre (1552), Rabelais a lui-même donné le premier commentaire d'une partie de son oeuvre. Cette Déclaration nous offre, à côté de plusieurs néologismes de l'époque, l'explication des quelques termes provinciaux (lorrains, tourangeaux, poitevins), employés dans le dernier livre qui ait paru du vivant de l'auteur. Nous en ferons état comme d'une source directe, malheureusement trop parcimonieuse et partielle.

Le premier commentateur de Rabelais qui ait tenu compte de ce côté spécial de son œuvre, c'est Le Duchat. Dans l'édition qu'il a donnée des Œuvres de Rabelais (171 1), il s'est efforcé, d'une façon très méritoire pour l'époque, d'éclaircir un certain nombre de mots dialectaux, principalement de l'Ouest et du Midi de la France. Ses explications sont le résultat de recherches personnelles et plusieurs méritent d'être retenues. Il est fâcheux qu'il ait ignoré la principale source lexicographique à utiliser, le Dictionnaire (161 1) de Cotgrave; mais les matériaux qu'il a recueillis restent dignes d'attention et ont pendant près de deux siècles alimenté les éditions ultérieures, notamment la Variorum (1823) et le commentaire de la version allemande de Gottlob Régis (1830).

Au xix^ siècle, en 1857, Burgaud des Marets, à la fois érudit et patoisant saintongeais, a essayé à son tour de renouveler cette partie du commentaire rabelaisien ; mais ses indications sont trop sommaires et trop vagues pour retenir notre attention.

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