V. — Touraine
La Touraine est le pays natal de Rabelais, son terroir d'élection, bien qu'il l'ait quitté de très bonne heure et qu'on n'ait à citer dans sa carrière vagabonde qu'un voyage en août 1532 à Chinon et à la Devinicre, pour savoir « si en vie estoyt parent sien aulcun » (1. 11, Prol.). Cependant, les souvenirs d'enfance, profondément gravés dans son esprit, sont souvent rappelés dans son roman, particulièrement dans les premiers livres. Il y est question de Chinon « ville insigne, ville noble » (l. IV, Prol.) et
(i) H. Patry, Topographie rabelaisienne: Saintonge (dans Rev. Et. Rab., t. IV, p. 369 à 383).
(2) Cf. dans le même patois, ^ièble, pour hicble.
(3) Voy. notre étude, Rev. Et. Rab., t. X, p. 44 à 52.
(4) E. Dupuy, Bernard Palissy, L'homme et l'œuvre, Paris, 1894.
(5) Voy. notre étude {Rev. du XVh siècle, t. II, p. 33 t à 340).