II. — Chansons sentimentales
Les chansons sentimentales constituent la catégorie la plus nombreuse aux xv^-xvi' siècles. Elles abondent dans les recueils de l'époque et figurent, pour la plupart, dans la liste donnée par le Disciple de Pantagruel (1538), passée tout entière ou à peu près dans le Manuscrit du V^ livre. Nous en avons déjà cité quelques-unes. En voici deux autres qu'on lit dans le premier livre du roman :
Ho, Regnault, Reveille toy, veille !
O Regnault, Reveille toy!
est la chanson que chante à pleine voix Frère Jean « pour reveiller ses compagnons » (l. I, ch. xli). C'est le refrain d'une chanson recueillie par Tarbé (dans son Romancero de Champagne, t. 111, p. 4) et qui se chante encore dans diverses provinces, où Thomas remplace Regnault (2).
Les maies nuyctz,
Les travaulx et ennuys...
paroles d'amour que Panurge adresse à la dame parisienne (1. II, ch. xvii) proviennent également de quelque chanson élégiaque, dont la source reste à trouver.