‹ La langue de RabelaisChapitre 30 sur 218 · Emprunts latins · texte numérisé non relu

Emprunts latins

Tout d'abord quelques emprunts faits directement ou indirectement (par l'intermédiaire de Colonna) àVitruve, l'oracle de l'architecture pendant la Renaissance, traduit en 15.17 dar Jean Martin:

Péristyle^ colonnade (1. V, ch. xvi : « un grand perLstile »), le mot se trouvant à la fois dans Vitruve et dans Colonna.

Plinthe (1. V, ch. xlii), plinthus dans Vitruve, ainsi défini dans la version de Jean Martin (1547): « Plinthe est un membre plat et quarré en massonnerie ou menuyserie, il s'applique en plusieurs endroictz ; car il se met tant dessoubz que dessus le piédestal et toujours est lai"* partie de la base ».

Portique (1. V, ch. i), terme qu'on rencontre tout d'abord dans la version de Vitruve par Jean Martin. A l'époque de la Renaissance, comme dans l'Antiquité, les portiques étaient logés dans la partie basse des édifices, servant de reluge pendant les heures chaudes du jour. Philibert de l'Orme en a bâti à Fontainebleau.

Stylobate, base d'une colonne (1. V, ch. xlii), stylobates dans Vitruve, ainsi défini dans Jean Martin : « Stylobates sont piedestalz ou fondemëns de colonnes ».

Zoophore, frise décorée de figures d'animaux, le sophorus de Vitruve (1. IV, ch. xlix : « au zoophore du portai », et l. V, ch. xxxiv), terme expliqué dans la Briefoe Déclaration : « Zoophore, portant animaulx. C'est en un portai et autres lieux, ce que les architectes appellent frise, entre Varchitrace et la coronice, onquel lieu l'on mettoit les mannequins, sculptures, escritures, et aultres divises à plaisir ».

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