A. — TERMES DE MARINE FLUVIALE
L'état des chemins au xvi' siècle engageait les voyageurs à recourir le plus possible aux voies fluviales, comme la Loire et ses affluents. C'est ce qu'a fait certainement Rabelais au cours de ses incessants déplacements. Il avait des amis dans la célèbre communauté des marchands qui naviguaient sur le fleuve et ses affluents. Parmi ces marchands figurait même Jamet Brahier, allié à la famille de Rabelais, le « maistre pilot » de la flotte de Pantagruel (3).
i) Nous avons déjà consacré à ce sujet un mémoire spécial « Les termes nautiques chez Rabelais » (dans la Rev. Et. Rab.^i VIII, p. i à 56), dont nous tirerons les données essentielles, augmentées des résultats de nos recherches ultérieures.
(2) Voy. Estienne Clairac, Explication des termes de marine employés dans les édicts, ordonnances et réglemens de l'Amirauté, Paris, i638. — Père Georges Fournier, Hydrographie contenant la théorie et la pratique de toutes les parties de la navigation (précédé d'un « Inventaire des mots et façons de parler dont on use sur mer »), Paris, 1643. — Auguste Jal, Glossaire nautique. Répertoire polyglotte des termes de marine ancienne et moderne, Paris, 1848.
Charles de La Roncière, Histoire de la Marine française, t. I à IV, Paris, 189g à 1909. — Kemna, Der Begriff a SchiJ^» im Fran^ôsischen, dissertation de Marbourg, 1901.
(3) Voy. Abel Lefranc, dans la Rcv. Et. Rab., t. IV. p. i83.