XVIII INTRODUCTION
son ne sont plus celles du sud, celles de Géorgie, comme pour Ellis; c'est le groupe oriental des langues caucasiques du Nord, le groupe Lezghien. Comme ces dialectes du Caucase sont multiples, complexes et renferment une agglomération d'éléments probablement anciens et de diverses provenances, il y a bien quelque probabilité à priori pour que l'on y retrouve des traces de langages voisins de l'étrusque ; mais la question est justement de savoir si ces langues ne sont pas elles-mêmes trop confuses pour pouvoir servir en pratique dans un travail de déchiffrement. D'ailleurs, l'étude de Thomsen offre plus d'un point contestable. L'auteur s'y occupe surtout de deux éléments, les noms de nombres et les désinences grammaticales. Pour les noms de nombre, les résultats qu'il obtient sont inégalement satisfaisants ; deux ou trois d'entre eux donnent lieu à des rapprochements assez saisissants ; mais une comparaison comme celle du caucasique san ou thlab à l'étrusque %al, ne convainc pas. Quant aux désinences grammati-