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HISTORIQUE DE LA QUESTION ETRUSQUE XIX

cales, la valeur qui leur est attribuée en étrusque ne peut passer pour certaine. Nous n'admettons pas le génitif en s, ni la valeur de la désinence ce comme marque du parfait d'un verbe. Pourquoi aussi l'auteur interprète-t-il thura par « frères » ? Il reste donc peu de points fermes dans cette argumentation.

Un savant illustre, Corssen, sembla un moment avoir donné la solution du problème au moyen des langues indo-européennes1. Il vit dans l'étrusque un rameau italique proche du latin, de l'osque et de l'ombrien. Mais quoique cette j thèse ne fût pas absurde en soi, il y apporta des arguments dont quelques-uns constituent de véritables aberrations. C'est ainsi qu'il n'admit pas que les mots inscrits sur les faces des dés de Toscanella fussent des noms de nombre ; il crut voir dans ces mots une phrase exprimant un hommage, comme si l'on pouvait offrir en hommage un osselet, et s'amuser à répartir sur deux faces

i. Corssen, Die Sprache der Etrusker. Leipzig, 1874.

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