XX INTRODUCTION
opposées les deux syllabes du mot qui signifie « donna ».
Cependant l'espèce de distraction de Corssen fut partagée par la critique qui crut en l'œuvre du savant et appela celui-ci l'Œdipe du sphynx étrusque. Taylor, dont nous allons parler dans un instant, s'éleva d'abord contre cette appréciation prématurée et au reste éphémère.
La thèse qui aurait vu dans l'étrusque une langue purement indo-européenne, était peu vraisemblable, car l'étrusque se trouve placé géographiquement dans le domaine des savants qui s'occupent de cette sorte de langues, et en conséquence il y avait fort à parier qu'ils auraient sans peine découvert la solution d'un problème aussi séduisant, si vraiment leur science propre avait pu la leur fournir. Néanmoins des étruscologues ont tenu longtemps pour l'hypothèse indo-européenne, Bugge notamment * qui, après avoir considéré l'étrusque
I. Le travail de Sophus Bugge sur la langue étrusque, 1883, forme le IVe fascicule des Etruskische Forschungen und Studien, publiées par Deecke et Pauli.