HISTORIQUE DE LA QUESTION ETRUSQUE XXI
comme formant une branche très spéciale de l'indo-européen, le plaça ensuite dans le voisinage de l'arménien. Deecke, Téminent auteur des Etruskische Forschungen, écrivait en 1882 : « Maintenant que, après une reconstitution de tout le matériel linguistique de l'étrusque, entièrement indépendante de celle de Corssen, souvent même en contradiction avec la sienne, je suis cependant arrivé au même résultat que lui..., etc. »
Les arguments invoqués en cet endroit en faveur de cette thèse étaient bien en partie contestables : tels sont l'existence d'un génitif étrusque en s, d'un datif en i ; les sens attribués à certaines racines, comme ar, se mouvoir vite; nàk, aller au fond ; suth, être au logis. Pourtant, plusieurs rapports singuliers se présentaient en faveur de la thèse indo-européenne, qui eussent fait regretter de s'en écarter tout à fait ; comme ceux de l'étrusque avil signifiant âge, avec aevum, de luruce qui doit signifier don, avec Swpov, de binthial désignant des fantômes, avec ïvSaX-[i.a, de