LES RACINES
Les racines se présentent soit sous la forme d'une syllabe ouverte, voyelle suivie d'une consonne, soit sous la forme d'une syllabe fermée, voyelle entre deux consonnes. Comme les racines qui commencent par une voyelle ont toutes des formes dans lesquelles une consonne reparaît à l'initiale, on peut dire que toutes les racines sont des syllabes fermées.
Le tableau suivant est établi en partant des racines altaïques1; on voit, par l'étude compara-
i. En fait ce tableau a été établi en prenant pour base le livre de Hermann Vambery, Etymoîogisches Wôrterbuch der Turko-Talarischen Sprachen, Leipzig, 1878 ; excellent ouvrage, d'apparence élégante et simple, mais où la justesse du sens philosophique égale la netteté de l'analyse philologique. M. Vambéry compte 233 racines ; nous n'en avons distingué qu'une centaine ; il est clair que les racines sont au contact les unes des autres, et que ces nombres n'ont pas de valeur absolue.
DE LALTAÏCLUE A L ARYEN 29
tive, que les mots aryens viennent se ranger très aisément sous ces racines ; le classement ainsi obtenu est même plus aisé que ceux auxquels donne lieu l'étude des langues aryennes seules.