‹ La Langue étrusqueChapitre 69 sur 74 · ceyaiixuxe · texte numérisé non relu

ceyaiixuxe

Malgré sa longueur inaccoutumée, on voit tout d'abord que ce texte ne peut être qu'une inscription funéraire, parce qu'il concerne des personnages appartenant à une même famille, et qu'il contient des termes connus comme se rapportant au tombeau.

La famille est celle des VeMna, Ajuna est le .nom d'une de ses branches. Mena et STatena

(Jatene) désignent apparemment aussi des rameaux de la famille. VeMna-Quras signifie, comme on sait, les descendants de Vel6ina. Aulesi VeMnas A^nal clensi est un nom propre complet ; il en est de même de Lardais Afunes clen, à quoi il faut joindre peut-être felic.

Nous connaissonslenomde parenté naper, petitsfils ou neveux ; aux lignes 5-6, il est question de douze naper, descendants de VelOina ; à la ligne 1 6, il est parlé de but naper ; but est le nom de nombre que nous avons rendu par trois. Lignes 23-24, sont mentionnés deux neveux (naper ci) des Afuna Mena. Aux lignes 5 et 24, le mot naper est précédé de hen. Ce dernier terme, qui doit exprimer une idée de parenté, se rapporte sans doute à la racine en, in, annexe de MIN, qui signifie la descendance : T. or. enmek, descendre.

L. 41, le mot Quruni, qui suit le nom propre afun, paraît équivalent au mot Quras, et indique les descendants des Velthina Afuna.

On remarque encore deux noms de nombre: L. 17, le mot masu, cinq. Aux trois neveux Chut naper) sont joints cinq pene^s. Peut-être ce

l'inscription de pérouse 177

terme peneçi correspond-il au mot ttsvsjtyjç, domestique; il appartiendrait à la racine poin, moin (V. MUNG) qui donne l'idée de peine et de travail. — L. 21, le mot cei est certainement une variante orthographique de ci, deux. Il se rapporte aux descendants de Velthina (VeMna Duras) mentionnés à la ligne précédente.

Les termes honorifiques que l'on distingue sont : 1. 1, lareçul, forme adjective de lars, donnant le sens de princier; 1. 2-3, eitla, bon, brave (Cf. eô/, p. 1 5 3) ; le mot estac des lignes 31-32, est apparemment une variante de est la. L. 6, aras, élevé, (V. p. 164), dont perai paraît être un doublet. L. i^}municlet, honorable (V. p. 147). L. 19 et 24, <cnl, le même que le canl de l'inscription dialectale (p. 171), mot de la racine kan (KUN) indiquant la rectitude. L. 33-34, acilune turune, nobles, princes (V. p. 117).

A ces mots il faut joindre le terme raines (1. 5, 21 et 22), nom indiquant les étrusques de pure race, en tant qu'hommes et mâles (V. p. 158), et par conséquent les nobles ou les chefs. Rasnei se trouve associé à tesne ou teineiQ. 4, 22 et 20). Ce

mot, de la racine te% (TUZ), désigne Tordre, la loi, et peut se rendre par juge.

Les formules pieuses que l'on peut dégager dans l'inscription, abstraction faite de !a finale, sont : vayrlautn(\. 2) où vayr est un nom divin. Il faut à ce nom associer ame, comme le montrent les expressions des lignes 5, 38 et 39 : ipa ama et peniïna ama ; ces termes signifient : attachés à Ama, dépendants de Ama; cf. penOna tiaurus (p. 159). Thaura helu, 1. 20-21, est probablement aussi un titre pieux du même genre, où Qaura est nom divin, et helu indique le lien (racine el, IL) : du peuple deTharès.

Les mots se rapportant au tombeau sont : L. 8, tuîara, rencontré sur des ossuaires (p. 158), bâtiment circulaire. Ici il doit s'agir d'un bâtiment important, une tombe à coupole, un Tholos.L. 10, 34-35, scuna, rencontré sur les grandes tombes de San Manno et de Tarquinii, comparé à xotvbç, rendu par salle ou chambre commune (p. 157). L. 17, ciel, évidemment comparable à cel (p. 159), mot expliqué par cella. Les mots speliïuta, spelaneBi et speM n'ont pas encore été rencontrés; mais il

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