‹ La langue étrusque; sa place parmi les languesChapitre 62 sur 68 · L. litesi. calesi, cina. es. mestks · texte numérisé non relu

L. litesi. calesi, cina. es. mestks

huQ. napcr. lescan leteni. Qui arasa. Qentma selaei. trecs Qcnst. meua^a.

Le principal occupant du tombeau est Titus Calés, mentionné à la première ligne. La sépulture lui est dédiée par trois petits-fils, huQ naper ; il est ensuite fait mention d'un fils Qui qui partage son tombeau.

La seconde ligne est une mention honorifique •qui s'applique à Titus Calés : Cinacs est un mot

164 LA LANGUE ÉTRUSOUE

de la racine JING. signifiant élévation, victoire; ce mot existe en turc et en mongol, kinâh, avec le sens de puissant, illustre. — Mestles appartient à la branche medde la racine W ou BAS', et signifie chef, prince ; c'est un titre analogue à celui de meddix.

Le mot %ui, fils, est de même suivi d'une mention honorifique arasa ; arasa est un mot de la racine ar (ER) qui donne le sens de pur, fort, élevé ; cf. le nom divin Ares.

Tous ces termes sont nets. Ceux de la dernière ligne le sont aussi :

MeuaBa appartient à la racine mut, OT, qui indique le sommeil ; cf. le latin mutus, le français inuet. Ce vocable se retrouve en mongol sous la forme om/fl-fc), dormir, ainsi qu'en finnois: maaîa, même sens.

Thenst est de la racine TEN, qui signifie la tranquillité, la paix. Les deux mots ensemble expriment donc l'idée de reposer en paix.

Quant aux autres termes, l'explication la plus probable en est celle-ci :

Lescan, où 1'^ est inséré, est une variante de

leuyariy mot de la racine juk (V. AK), signifiant haut. Letcm est de la racine jat, exprimant ce qui est couché, le côté, le flanc ; ce vocable peut désigner la couche funèbre.

Selaei s'oppose à lescan et signifie en bas ; c'est un mot de la racine sal, TAL. — Thentma, de la racine TEN, exprimant l'extension, peut aussi donner soit l'idée de couche, soit celle de corps étendu ; — et trecs, qu'il ne faut sans doute pas rapprocher de turuce, doit appartenir à la racine TAR, qui exprime la surface, le dépôt, la place : T. or. terek, déposé.

On obtient ainsi, pour l'ensemble du texte, ce sens très probable :

« A Titus Calés, illustre chef, ses trois petitsenfants. Il est déposé sur la couche funèbre d'en haut ; son fils noble, dans là sépulture d'en bas. Qu'ils reposent en paix ! »

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