AVANT-PROPOS V
plus tard, au moment qui me conviendrait (*). Il m'a convenu de le mettre au jour à la suite de la lettre encyclique du pape sur la question bilingue au Canada (2), et après le prononcé des arrêts du Conseil privé dans les causes se rapportant aux écoles séparées (confessionnelles) de la province d'Ontario p).
En effet, cette lettre directive apprend suffisamment, à ceux qui l'ignoraient encore, qu'en pareille affaire l'accommodement ressortit aux évêques et aux gouvernements intéressés; et le Conseil privé, par ces arrêts, leur fait assavoir aussi bien que les litiges scolaires, lorsque les évêques et les gouvernements ne les règlent pas amiablement, se vident en définitive devant les tribunaux compétents pour en connaître, et nullement dans des études littéraires ou philologiques, non pas même à dire d'experts. Au surplus, ces jugements des autorités religieuses et civiles exhalent un avertissement que les Canadiens-français seraient avisés de tenir pour ce qu'il est, c'est-à-dire suprême, et c'est à savoir qu'ils sont à peu près réduits à s'aider eux-mêmes et ne doivent donc s'en remettre qu'avec une excessive discrétion aux puissances
(1) Citizen, Ottawa, 9 juin 1916; Le Nationaliste, Montiéal, 18
juin 1916.
(2) Lettre encyclique de S. S. Benoît XV, en date du 8 septembre
1916, texte français dans la Semaine religieuse de Montréal, 28 cet. 1916.
(3) Airêtsdu2 nov. 1916,