LCC- Ï ‘orral
Que l’on compare ce programme avec le Règlement No XVII, et l'on constatera que la part faite à l'enseignement du français les Anglo- $en Alsace-Lorraine est plus large au début du cours et qu’il se e allemand prolonge jusqu'à la fin, sous une forme très restreinte, il est vrai; seignement tandis que dans l'Ontario il cesse pratiquement après le cinquié- » j'ai faite. SMe Cours. La comparaison est plus écrasante encore si l'on met Lorrains de,#n regard le dispositif du programme allemand qui accorde une la situation Dribe de privilèges aux groupes d'enfants français formant un glement No Cinquième de l'assistance scolaire, tandis que les autorités de en est plus J'Ontario, armés de l'Article IV du Règlement No XVII interdiinspire des #ent tout enseignement du français dans des écoles où la quasi mes argur totalité des élèves sont canadiens-français.
comme les 4 Si la comparaison semble si odieuse aux gouvernants de ul drapeau 2
indiqué il 1} ‘Ontario et à leurs défenseurs, ils n’ont qu’un moyen de l’éviter: t totalement: u’ils :nodifient leur régime tyrannique et le rendent plus con- Is, et mêmt#orme à leurs professions de foi britannique et aux notions de la imposant l Pédagogie moderne.
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Empire, Ontario e gislative de Québec par M. BULLOCK, dé que le texte de Son discours e CAMPBEI ZIE, ancien trésorier de Il décembre 1912 et publiée Langlois à envoyé cette brochure de l'Ontario, en vue de cette province.
mule de pétition adressée rédigée d L'un des récipiendaires à renvoyé le tout avec 1. i
d’âme de cett
la politique Onfarienne et gé nada :
"guage? The S00ner all hands “it will be for every one.
Il n’est pas étonnant que ces ge
““ Parlons avec nos mains’?
Il n’est que juste de reconnaître que cette Mentälité génerale souffre quelques exceptions. J'ai cité l’opinion, non équivoque, de M. O'Hagan sur la valeur Pédagogique du Règlement No AVIL MM. DALE et FRYER, professeurs à l'Université McGill, ont également, du seul point de vue de l'efficacité de l'enseignement, désapprouvé ce régime Scolaire. Mais ce sont là jusqu'ici d’honorables et de trop rares exceptions. La législation d’Ontario ESt à la mesure de la mentalité générale de noS Concitoyens de langue anglaise, Jin voici un eXemple topiqne. y a que'que temps, l'un de nos ce dent, M. Charles LANGLOIS, eut l’he une brochure anglaise, intitulée The quelques expressions d'opinion, toutes d'origine anglaise ou irlandaise, favorables äux réclamations des Canadiens-français de l'Ontario : une élude de M. O’HAGAN
» Parue dans Je Devoir du 22 janvier 1915, sous le titre What the Fren
lighting for; un remarquable article de M. R.-F, PHALEN, dans le Droit sous le titre Bilingualism aCCepted in the TCepled: ja motion pro
puté de Shefford, ainsi t celui du discours Préparé par M.
ac; enfin une lettre de M. McKENà province de Québec, en date du 5 dans le Devoir du 9 janvier 1915. M.
à tous les Ministres et députés ain nombre des hommes les plus Il à aCCOMpagné cet envoi d’une for-
au Premier-ministre de l’Ontario et ans les termes les plus modérés.
Oncitoyens, Patriote arureuse idée de &rouper dans Truth, nothing but the Truth,
L, député de Ponti
qui peint l’état nt Malheureusement a vie Publique au Ca-
€ Catégorie de gens qui domine
“26 March 1915.
Elle est bonne, n'est-ce Pas, l’idée de faire parler les “
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Ne nous faisons pas d'illusion: tant que cet état d'esprit subsistera — et la prédominance du jingoïisme tend à l’accentuer — nous aurons à lutter partout pour la défense et la con-
gene- servation du français.
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ans ï J'ai accumulé jusqu'ici les ärguments et les témoignages qui uth, 4 condamnent, aux points de vue de la Constitution et de l'histoiir- 4 re, les mesures particulières de proscription adoptées par la prode à vince d'Ontario. J'ai établi la base des droits du français au Cadu à | nada. Envisageons maintenant la question sous un aspect plus ire à large.
ru à Y a-t-il, pour nous et pour tous les Canadiens-français, néces- )le à sité de conserver jalousement notre langue ct de la faire ensei-
gner à nos enfants? La conservation de la langue et de la civilisation françaises est-elle utile au Canada tout entier”?
Sur le premier point, toute démonstration devrait être inutile. Malheureusement, nous n'avons pas subi impunément le régime d’asservissement colonial et surtout les leçons d’abjecte servilité que trop de nos hommes publics et de nos journalistes nous ont prèêchées depuis un quart de siècle. Un trop grand nombre de nos nationaux sont tombés dans le piège et croient à l'utilité de donner la préférence à l’enseignement de l'anglais à. cause de son usage pratique. Oh! les gens pratiques, quels myopes et quels éteignoirs!
N'oublions pas qu’un peuple ne donne toute la mesure de sa valeur que s’il conserve jalousement et développe sans relâche les traditions et les facultés qui lui sont propres et qui constituent les éléments intrinsèques de sa supériorité.
Comme l’a fort bien dit M. Etienne Lamy, au Congrès du Parler français, “chaque langue sollicite, révèle et consacre le génie d'une race.” Gravons dans nos esprits cette parole lapidaire.
Un groupe ethnique qui se laisse assimiler apporte au peuple assimilateur un élément de force ou de supériorité; mais tout ce qu’il donne à autrui, il le perd pour lui-même. C’est ce qui est arrivé aux Ecossais et aux Irlandais, à qui, certes, l’on ne saurait faire un crime d’avoir perdu leur langue dans les conditions où ils se sont trouvés placés, mais qui ne témoignent pas moins de la vérité du principe que je viens de poser.
Li TES