‹ La langue française au Canada [microforme]Chapitre 7 sur 12 · JEAN DE BRÉBEUF, PÈRE JÉSUITE · texte numérisé non relu

JEAN DE BRÉBEUF, PÈRE JÉSUITE

Né en 1593, arrive au Canada en 1625 ; missionnaire chez les Hurons dont il convertit 7,000 ; fait prisonnier par les Iroquois et martyrisé avec le P. G. Lalemant, au milieu des plus horribles toarments, à la bourgade de St-Louis, en 1649,

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** Si Jamais ce penple émigrait, ce serait une perte irréparable pour l'en îre.”

(Le général Murray en 1776.)

“Mon plns ardent désir pour cette province ” (de Quétec) “a toujours été de viir sa pop'tlation française jouer au Canada le rôle si admivablement rempli par la France en kurope,

‘hez de l'histoire de l'Europe les pre

es qu‘ rappellent les exploits de la refranchez du trésor de 4 civilisation européenne IA part qre la France y à apportée, +tquel vile énorme n'aurez-vous pas!"

(Lord Dufferin, gouves neur-général du Canada, 1872-78.)

4 NS un moment d'enthousiasme juvénile — on peut être jeune à tout Âge — j'ai eu, Messieurs, la témérité

d'accepter, il y a déjà plus d’un an, l’honorable invitation de votre Rév. Père Directeur de fuire une conférence ou causerie devant l’Union catholique. J'avais choisi pour sujet: La langue française au Canada. Mais, lorsqu'il s’est

agi de mettre mon projet à exécution, mon enthousiasme m'a abandonné et j'a; compris les difficultés de ma tâche. Je me suis rappelé tout à coup que, pour parler convenablement de la langue française, au Canada ou ailleurs, il-faudrait être Français et rien que Français, Français jusqu’au bout, non seulement de la plume, mais aussi de la langue : or, je suis à moitié Anglais — et même davantage, à cause de mon éducation première, — bien que messieurs les Anglais ne semblent guère s'en douter. Consterné, j'aurais voulu me dégager de ma ‘Promesse ; mais le procédé habile qui consiste à promettre beaucoup et à tenir peu, quoique parfaitement admis dans le monde politique, ne l'est pas du tout, paraît-il, dans le monde des lettres : j'ai donc dû m'exécuter. Et, sans plus de préambule je vais vous parler, avec un accent anglais plus ou moins prononcé, de la langue française.

Nous jetterons d'abord un coup d'œil

sur l'histoire politique de la langue française au Canada ; nous examinerons ensuite le caractère de cette langue, ses qualités, ses défauts ; et nous verrons enfin les dangers qui la menacent.

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