‹ La langue française au Canada [microforme]Chapitre 37 sur 48 · LUZ · texte numérisé non relu

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Hist. des Can. Franc. vol. V pp. 29, 35, 52,99, 123, 127, (SULTE) vol. VI p. 123: 147:

vol. VII P. 6.

Emile SALONE, op. cit., p. 169; 5e part., ch. II entier: p. 392, et puxsim. P. 256: La course des bois risque de compromettre l'œuvre de Talon au moment où les plus belles espérances sont permises. Voyez quelle dime elle prélève. “Il y a 800 coureurs de bois”, dit Duchesneau.

De 500 à 800, dit Patoulet. Prenez le plus bas chiffre, 500;

ce n'est que le vingtième de la population totale, mais ce

n'est, ni plus ni moins, que le tiers de la population masculine adulte . .... P. 257: Il faut en venir bientôt à une répression plus énergique. En 1672, les coureurs de bois risquent le fouet et, en cas de récidive, les galères. En 1673, la sévérité s'aggrave. Défense de vaquer plus de vingt-quatre heures dans les bois sans permissior., à peine de la vie.... P. 259: (Cependant, les mesures de répression n'ont pas eu grand résultat). Cet échec de la répression s'explique par la complicité universelle. Parmi les condamnés ne trouve-t-on pas les noms les plus respectés de la colonie, un Hertel, un Legardeur? Il n'est pas jusqu'aux représentants du roi qui ne prêtent au soupçon. Îls se chargent du reste les uns les autres. Duchesneau accuse Perrot et Bizard, le gouverneur et le major de Montréal, et Frontenac rend à Duchesneau accusation pour accusation, fait faire le procès de Perrot, et, dans une dépêche chiffrée demeurée fameuse, met en cause les Jésuistes. À Versailles où il y a un juge impartial, Colbert, c'est Frontenac qui est condamné ... Etc. V. les documents auxquels M. Salone s'est référé.

Page 10-(12). Ernest MaARCE AU, “La langue que nous parlons", Revue Canadienne, fév. 1915.

—À raisonner ainsi, l'on pourrait en revanche établir, et la démonstration ne serait pas moins spécieuse, que nous ne

saurions nous réclamer des classiques anciens puisque leur français, dans les mots, est devenu, parfois, aussi peu correct que celui des plus illettiés de nos contemporains, que des mots identiques se trouvent chez les uns et chez les autres, mais que ces mots communs ne sont pas précisément ceux qui marquent le degré de perfection auquel la langue française est parvenue. Ex.: Dans les CENT NOUVELLES NOU VELLES: accordement (conciliation), trouver en belle (avoir l'occasion favorable), excusances (excuses), flambe (flamme), harier (fatiguer—d'où aria), inventoire (inventaire), mauvaiseté (méchanceté), en son par-dedans (intérieurement), porcionner (faire des parts), repatrier (rapatrier), ruer (jeter, lancer), suspicionné (soupçonné), tanné (lassé), tu scaras (sauras); Dans MoNTAIGNE: abrier (abriter, couvrir), astheure (à présent), bavasser (bavarder), morfondement (refroidissement), nuisance (tort, incommodité), parlement (conversation, discussion), pensement (réflexion), prospect (vue), par regard de (par rapport à), si qu'il était (de telle sorte), sentir (écouter), succéder (réussir), sus (dessus, sur), virer (aller en tournant), revirer (retourner), usance (usage): Dans RABELAIS: absenter (éloigner), allumelle (lame), grande année (année de moisson abondante), arrachit (arracha), barbouilleries (barbouillages), bas-cul (croupière), faire besoin (manquer), breume (brume), cerne (cercle), davant (avant), diviner (deviner, prévoir), ententivement (attentivement), esparvier (épervier), fené (fané, flétri), fruitage (des fruits), hault du jour (midi), incréable (incroyable), impréciable (inappréciable), insigne (enseigne), laboureux (laboureur), létanies (litanies), menteries (mensonges), méchantement (méchamment), myrailler (miroiter), naveau (navet), nayer (noyer), oubliance (oubli), perfumé (parfumé), plonge (plongée, plongeon), plumart (plimet), queconque (quelconque), quitter (céder, abandonner), rechiner (rechigner). rifler. égrafiner (érafler, égratigner), roustir (rôtir), sarge (serge), solide (vrai, réel, entier),

soucilles, sourcilles (sourcils), sucrée (délicate), suffisance quentité suflsante), tousseux (tousseur), traîne (trai neau), turquoise (turque), vaisseaulx (vases), tu voiras (verras); Dans ViLLON: s'ayser (se mettre à son aise), bouter (frapper, pousser), boyser (travailler le bois), canceler (barrer, annuler), escarbouillé (écrasé), se fumer (s'emporter, se mettre en colère), j'espoir (j'espère), fausserie (fausseté, fausse accusation), foncer (donner de l'argent, des fonds), friquet (freluquet, dandin), grafignier (déchirer avec les ongles), bien habitué (qui a de bonnes habitudes, de belles manières), hébergement (accueil), histoires (ornements), là-sus (là-haut), lavaille (eau qui a servi à laver), malheuretés /infortunes), noailleux (noueux), partement (départ), se peiner (se donner de la peine), plain (entier, solide, franc), plaindre (regretter), plaisances (plaisanteries), reminer (considérer), se revencher (pren-

dre sa revanche), revenue (retour), summer (semer),

tenné (ennuyé), se travailler (s'employer), venteur (qui se vante). Ainsi de suite.

Page 11-(13). J.-Edmond Roy, op. cit., t. IV, p. 197.

Page 12-(14). Notre langue assigne à chaque mot dans chaque phrase et à chaque phrase dans le discouis une place obligatoire (Etienne Lauv).

Page 13-(15). RanELais employait aussi bien ce quanque, qui ne signifiait d'ailleurs pas quad, mais tout Cé que.

“Messieurs de l'Académie dans leurs observations sur les remarques de Vaugelas ne condamnent point quant à moi.... [Ms proscrivent quant et moi pour arec moi” (RICHELET).

—Je ne donne, ici et ailleurs, que juste ce qu'il faut d'exemples typiques pour illustrer, lorsqu'il y a lieu, notre analyse du parler franco-canadien. Je n’y cherche aucune

complaisance et ne songe même pas à écrémer. Les collectionneurs, et ceux de mes lecteurs à qui j'aurais la bonne fortune de suggérer la curiosité du plus grand nombre possible de nos expressions diversement défectueuses, pour s'en garder désormais, les retrouveront dans les recueils particuliers des épurateurs dont les nome sont indiqués au cours de cette étude, et pourront même se contenter du Bulletin de la Société du Parler français, dont la série constitue le spicilège et le florilège, le trésor officiel des locutions que nous ferions bien de laisser de côté.

Page 14-(16). Ces deux exemples sont rapportés par le Bull. de la S. du P. f., vol. I, p. 32, vol. VI, p. 119.

Page 14-(17). Les épithètes d’horrible, d'effroyable et quelques autres semblables s'appliquent souvent en notre

langue aux choses bonnes et excellentes, quoy qu'elles ne £ quoy q

semblent convenir qu'à celles qui sont très-mauvaises et très-pernicieuses . .. Et tant s'en faut que cette façon de parler soit mauvaise, ny qu'il la faille condamner, qu'au contraire elle est élégante. (Remarques sur la langue française).

Page 16 (18). Un sergeni du 22e m'écrit: ‘ «Eee pays que nous traversons ne dira toujours pas que le 22e ne parle pas français. A dix nous arrivions, l’autre soir, avec un billet de logement, chez la comtesse de X . qui est la plus comtesse des douairières, à ce qu'il paraît et qu'il nous est bien égal, mais la plus charmante des femmes et à souhait gâteuse de soldats. ‘‘Si vous manquez de quoi que ce soit, nous dit-elle, faites-moi la grâce de me le demander sans discrétion, Messieurs les militaires du Canada, puisque je ne serai que trop peu de temps votre hôtesse affectionnée"’ .., Aussi notre caporal n'a til pas manqué de faire à notre hôtesse affectionnée “la grâce”

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d'aviser une coupe de bananes qui {raînait sur l'authentique buffet Henri-Il de l'authentique comtesse de céans:

— Comtesse, aveindez-nous donc les bananes!

“Comme elle avait heureusement autant de lettres que d'esprit, elle les a areindues avec un empressement exquis, en nous areindant aussi un sourire meilleur que ses bananes. Mais nous n'avons pas, dans notre intendance canadienne, de René Benjamin pour relater les aventures de nos Gaspards.”

Page 17-(19). Récréations grammaticales et littéraires, 2e édition, 1910, p. 198 et passim.

Page 21-(20). Dans cette étude sur la langue française en son état actuel au Canada, nous ne nous occupons pas du parler des Canadiens-français émigrés aux Etats-Unis: ce parler franco-américain ferait l'objet d'une étude intéressante, mais particulière. Les C'anayens des States sont ceux de nos frères exilés qui se sont noyés dans l'élément anglo-américain, qui ont d'abord trouvé quelque avantage à traduire en anglais leurs nom. français (Leblanc-W'hite, Dubois-W'oods, Boileau-Drinkwater, etc.), ont peu à peu troqué leur langue maternelle contre le yankee, et ont même et le plus souvent changé de religion. Ils ont donc rompu avec la famille canadienne-française, et la famille canadienne-française, aussi bien, les a décomptés, comme disent joliment de leurs morts nos paysans de la Gaspésie. S'ils se souviennent de leur nationalité originelle, c'est pour la corriger en se désignant eux-mêmes des Canayens des States. Le nombre de ces décomptés est heureusement infime. Les groupements sociaux et nationaux des Canadiens-français des Etats-Unis, notamment ceux du Rhode- Island, du New-York, du Vermont, du Maine, du New- Hampshire, du Massachusetts et du Connecticut, sont au contraire fort attachés au français, qui fait leur orgueil. Ils respectent et cultivent de leur mieux la langue maternelle,

et se rendent compte que sa survivance dépend uniquement de leurs propres soins, n'étant point garantie par des dioits constitutionnels plus ou moins hypothétiques et dont l'énoncé, comme le texte de toutes les lois humaines, n'est jamais si serré qu'il n'empêche un politicien oppresseur, flanqué d'un procédurier retors, de passer au travers avec un attelage à quatre—drive a coach and Jour through any Act of Parliament, ainsi qu'un O'Connell le pensait et qu'un Ben Butler l'expérimentait. Lord St. Leonards disait de même: nothing is so easy as to pull them to pieces. (Sur la langue française parlée aux Etats-Unis, V. abbé F.-X. BurQUE, “L'Anglicisme"”, Bull. de la S. du P. J., vol. III. p. 197; Mémoires et Compte rendu du Premier cong. de la lang. fr. au Canada, passim; Ed. de NEVERS, L'Ame américaine, 1900, vol. II, p. 365 et passim: Controverse engagée entre journalistes franco-américains sur l'avenir d'une “langue canadienne," extraits rapportés dans le Bull. de la S. du P. f., vol. XII, p. 415; Statistiques de M. L-LK.. LAFLAMME, ‘French Catholics in the United States”, dans T'he Catholic Encyclopedia, 1909, vol. VI. Documents relatifs à la lutte des Franco-américains du Maine. en 191 1, pour la revendication des droits du français dans les paroisses catholiques du diocèse de Mgr Walsh: affaire de la ( 'orporation sole; V. plaidoyer de M. Godfroy-S. Dupré, avocat de Biddeford, et autres pièces dans la Revue Franco-A méricaine (Montréal), nos de nov. et déc. 1911. A lire l’amusante anecdote de l'ambassadeur de France aux Etats- Unis parlant “la langue des Canadiens de sang français,” article de M. Adjutor RivARD, Bull. de la S. du P. ! A vol. XIII, p. 56: etc.

Page 21-(21). Paysan de Saint-Irénée (Bas-Canada), d'après les renseignements recueillis sur les lieux en 1861 et 1862. Dans la collection ‘Les Ouvriers des deux mondes,” publiée par la Société internationale des études pratiques d'économie sociale. Paris, 1875, lère partie.

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Page 22-(22). Avant de me démentir ex abrupto, les rédacteurs du Droit feraient bien d'aller se promener un peu dans les rues de Hujl ou de la basse-ville d'Ottawa; ceux de la Vérité, dans les rues de Saint-Sauveur: ceux de la ('roir, dans les rues du Mile-End ou d'Hochelaga.

Page 26-(23;. Bull. de la S. du P.f., vol. XII, p. 382: vol. XIV, pp. 28, 59, 149, 218, 263, 310, 354, 358, 422, 435.

Page 26-(24). Citation du Bull. de la S. du P. f., vol. V, p. 199.

Page 27-(25). Bull. de la S. du P.f., vol. IV, p. 330.

Page 27-(26). Cf. Charles ab der Hazpex, Etudes (1904) et Nouvelles Etudes de Littérature Canadienne Française (1907); et l'article que j'ai consacré à cet ouvrage dans la Revue d'Europe et des Colonies, décembre

Page 28-(27). Mémoires du Premier cong. de la lang. fr. au Canada, Québer, 1914, p. 554.

Page 30-(28). Rémy de GourmonT, Esthétique de la langue française, nouv. éd., 1905, ch. IV, p. 60.

—Et Jean RicHEPriIN nous confesse de son côté que, pour parvenir à traduire exactement ceitains poèmes, il recourt au vocabulaire qu'il a réussi à ramasser

à la fin d'une longue carrière passée à fouiller non pas les dictionnaires, comme on croit, mais le langage des gens qui parlent: car, en réalité, pour savoir une langue, ce n'est pas dans les dictionnaires qu'il faut la chercher, c'est dans les corporations qui parlent chacune leur langue . . Quand on veut bien parler le françuis, voilà les vrais dictionnaires qu'il faut consulter. Il faut voir les gens des différents métiers, demander des détails comme si on voulait soi-même être un apprenti dans le métier, et laisser tout cela s'entasser dans sa tête—ce qui fait qu'un beau jour, quand on veut trouver des mots, quand on a une idée qui paraît bonne et qu'il faut l’habiller, on sort de sa tête tous les vêtements,

c'est-à-dire tous les vocables qu'on a -il y en a en or, en soie. en coton, en vieille laine usée: mais, avec tout cela, on trouve le costume qu'il faut, Et, quand l'idée est vêtue, on lui dit: - Et maintenant, marche et danse, te voilà belle, tu peux t'envoler Contérence à l'université des Annales, 5 mai 1915

Page 36-(29), Cf. Lez ujue carutdié n-fr inçais, dans chacun des numéros du lulletin.

Page 47-(30\. Cf. renvoi 25 (annonce.-réclames) et note 104 (Paris an Fr nch.)

Page 47-(31). L'Anglicisme de notre XVIILIe siècle, conférence de Jean Ricüirpix à l'université des Annales,

23 fév. 1916.

Page 48-(32). ‘“’Matcher,'' dans un article de FrAxc- NouaIN, Je sais tout, 15 déc. 1905, p. 606.

Page 48-(33). Mesure de longueur anglaise qui n'a pas de traduction dans le français moderne, mais dont les Canadiens-français ont fait verge.

Page 49-(34). L'anglais a emprunté environ 30,000 mots à notre langue; et les Normands, avec Guillaume, ont donné à l'Angleterre une foule d'expressions qu'ils ont plus tard portées jusqu'au Canada. Il est donc possible que des vocables a ;lais aient même forme que les nôtres,

sans que nécessairement ceux-ci soient issus de ceux-là.— Adjutor Rivarp, Bull. de la S. du P. f., Vol. VIE, p. 251.

Ex: Robeur (voleur, Marie de France), grevance (grief, chagrin, Charles d'Orléans), plenté (quantité, Villehardouin), clergie (la société des clercs, Gerson), prest (prêtre, Christine de Pisan), nice (joli, Rabelais), oystres ‘huîtres, Villon), pleige (caution, répondant, 1d.), scotiste écossais, JA), ete. HRudset est in vieux mot français, boulette (petite bourse, Maurice BLocx), qui serait passé

en Angleterre et serait revenu en France (V. R.-G. Lévy). Trousse, substantif verbal de /rots+er (tortiare), est devenu en anglais {russ et nous est revenu ‘rss, terme de marine (Gourmont. Espérons que hièrre, dont les Anglais ont fait bearer, ne manquera point de nous revenir de même pour désigner les bièrres qui donnèrent leur nom à la Bièvre ‘‘dans laquelle circulaient des castors”” (Flammarion.)

Page 49-(35). Bull. du la S. du P.{., Vol. IX. p. 203.

Page 49-(36). Conférence d'Adolphe Cox, directeur des cours de langues romanes à l'université Columbia, à l'Alliance française d'Ottawa, ler mai 1914.

Page 51-(37). J.-P. Tannivez, L'Anglicisme, voilà l'ennemi! broch. 1880, p. 7

—M. DECELLES reconnaît lui-même les ravages de l'anglicisme:

The great enemy of the French language here is the English” especially in the cities. As nearly all French-Canadian laborers: clerks, shop boys and girls speak both languages. they often, too often, introduce—-without leave of the clergy —English sentences literally translated, besides many words singly. The other day a countryman of mine told me:'*Vous regardez bien, monsieur," from the English ‘‘You look well”, but meaning in French ‘Your eyesight is good'’ or ‘’You look to the right direction." This per-

version of language is fatal among people slightly educated (Citizen, Ottawa, 27 mai 1916.)

Page 53-(38\. Cet incroyable anglicisme, sur quoi nous tirons l'échelle, se retrouve dans le dernier-né de nos romans canadiens.

Page 56-(39). “L'Anylirisme"", Bull. de la S. du P. f. vol III, p. 197.

Page 56-(40). Cf. A. Rivarp, ‘La francisation des mots

sans 33 2. fr PTS MP 2.1 de 12 Y :

arngiuis dans Île Jranco-Ccunutuiter , Bull. de li S. du P. Fee

vol. V, p. 252.

Page 58-(41). Op. cit., pp. 89, 110.

Page 59-(42). Jargon: langage, expressions, tours de phrase particuliers à certaines gens (BESCHERELLE). Le jargon diffère de l'argot en ce que celui-ci est toujours une langue de convention, tandis que le jargon peut varier d'homme à homme et avoir ainsi, dans le mauvais goût de chacun, des caractères propres d'originalité. L'un (le jargon) change avec les pays et les classes d'hommes d'un même pays; l'autre (l'argot) peut changer de société à société, d'individu à individu (/d.)

Jargon: langage altéré (LiTrRÉ). Abusivement, le jargon est une langue étrangère qu'on n'entend pas (/d.): c.-à-d. dans le sens impropre du terme.

STAPFER: La grande différence entre les jargons et les patois demeure que les patois sont de véritables langues qui ont leurs lois, leur organisation, leur grammaire, tandis que les jargons provinciaux ne sont que des excroissances (Bossuet eût dit: des ercréments) qui, par contagion et imitation, se répandent au dehors d'autant plus facilement qu'elles sont plus extérieures et plus superficielles.

Ibid.: 1 faut suspecter les phrases de jargon, parce qu'il est probable d'avance qu'elles sont la corruption d'un français meilleur: il faut accueillir les mots de jargon avec une curiosité sympathique, parce que, toujours intéressants à connaître, ils sont quelquefois des aventuriers de fortune, et très souvent des vétérans émérites, encore bons au service actif.

LAFAYE: On nomme jargon tout langage obscur.

Vingt jargons barbares succèdent à cette belle langue latine qu'on parlait du fond de l'Ilyrie au mont Atlas (VOLTAIRE) : c.-à-d. vingt langues dérivées, mais de façon barbare, du latin.

La ville est partagée en diverses sociétés qui sont comme autant de petites républiques qui ont leurs lois, leurs

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usage, leur jargon (La Bruyère Il n'a manqué à Molière que d'éviter le jargon et le barbarisme, et d'écrire purement !/4.). Le jargon fleuri de la galanterie (Roux sEAU). Le jargon des livres (/4.). Le jargon de l'amour (La FONTAINE). Le jargon des précieuses (TALLEMANT

Vous avez l'art d'endormir ma douleur Au doux jargon de muse marotique (CHAULIEU). Le jargon des savants (VoLrTaiRE). Le jargon des chasseurs (//1.). Le jargon du monde (MakivAUX). Le jargon de la philosophie (Cox- DILLAC), Etc.

Page 61-(43). Bull. de la S. du P.1., vol. XII, p. 462: vol. XIV, p. 40.

Page 65-(44). L'Avenir du Peuple canadien-français, 1893, page 142.

Page 70-(45). ‘La lanque francaise et les Ecoles primaire É article dans l'Almanach de la langue française, V916, p. 62.

Page 70-(46). Sénateur Pascal PoiriEr, discours au Cong. de la lang. fr. au Canada, Compte rendu, p. 281.

Page 70-(47). Bull. de la S. du P. f., vol. 1, p. 118. Cf. Mgr LAFLAMME, “La Société du Parler français au Canada’, Bull. de la S. du P./f. vol. 1, p. 37.

Page 73-(48). Préface aux fautes à corriger, de Lusignah.

Page 76-(49;. Antonio PERRAULT, "Les arocats et le parler français”. dans l'Almanach de la langue française, V916, D: 72:

RUE x ; ee Page 76-50). À ceux de nos avocats qui ont le souci de

franciser leur vocabulaire professionnel se recommande

l'article de M. l'abbé Etienne Blanchard, ‘Le bon langage au Palais”, Revue Canadienne, nov. 1916.

Page 79-(51). Le labeur est immense et l'étude infinie pour arriver à écrire bien en n'écrivant pas mal (e.-à-d. pour apprendre à ne pas écrire mal). Taine avait calculé que quinze ans sont nécessaires à ce travail: mais le chiffre est insuffisant, arbitraire, et la vérité est qu'il y faut peiner toute sa vie (STAPFER, op. cit., p. 257.)

Page 79-(52). Jean Ricuerix, De la langue française, reproduction introductive au catalogue des BHeaur et bons livres français, de la librairie Larousse, 1910.

Page 80-(53). J..P. Tardivez, ‘La langue française au Canada”, Revue Canadienne, 1881, t. 1 (nouvelle série),

pp. 259-267.

Page 80-(54). Faisons un pas de plus, et ne laissons pas croire que les naturalistes, dans leurs écrits, se soient bornés à éviter les défauts des romantiques. En rapprochant l'art de l'imitation de la nature. les Flaubert et les Taine, les Leconte de Lisle et les Renan ont donc donné au style un degré de précision, de plénitude et de solidité, de “densité,” disait Flaubert, dont on s'était depuis lonetemps désaccoutumé. Quelques grands vers de Leconte de Lisle (citition); quelques pages de Flaubert, le Comice agricole d'Yonville-l'Abbaye, dans Madame Bovary, la description de la forêt de Fontainebleau, dans l'Education sentimentale; —quelques pages de Taine ou de Renan, entre lesquelles on n'aurait que l'embarras du choix, nous ont rendu la sensation du ‘‘définitif” et de l'‘'achevé.'' Ferdinand BroxetièrEe, Manuel de l'Histoire du la Littérubure française, 1899, 6e édit., pp. 499-500).

Ce manuel de Brunetière se recommande, sinon aux pensionnaires de psallettes qui n'en auraient que faire,

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