CES
La Serbie est la cause première de ‘“l'épouvantable guerre allumée par le crime maçonnique international de Serajevo, avec les complicités officielles serbes’ (9 oct. 1915);
L'Italie elle-même est “l'instrument aveugle ou conscient des sectes anti-chrétiennes” (19 déc. 1914);
Le 31 octobre 1914, le directeur du journal écrit:
La Belgique, pays catholique cité au monde entier comme un modèle de vraie prospérité et de vraie grandeur, était devenue depuis longtemps l'objet de la haine des loges... Je me suis laissé dire que si cette haine n'avait pas été si profonde, l'Angleterre et la France, où la ‘secte infâme'’ est toute puissante jusque dans les hautes sphères de l'armée, auraient bien su trouver le moyen d'empêcher l'Allemagne de ravager la Belgique.
Mais, à quelques semaines de là (19 déc. 1914), un soidisant ‘’ex-diplomate” apprend à la Croir qu'il pourrait citer
des manifestes publiés par les Grands”. Orients.’. (org.nismes politiques) de la maçonnerie, en France, en Belgique, en Espagne, en Italie . . . Le premier, en date, émane du Gr .”. Or .”. de France
(9 août 1914) chargeant le Gr .”. Or .”. de Belgique de reliciter, au nom de la maçonnerie, les Belges, de leur résistance à l'invasion
allemande.
Donc, la Belgique aussi doit être châtiée!
Cependant, et l'on s'en doutait bien, la grande coupable, c'est la France . . .. La cause première de la guerre, c'est l'orgueil incommensurable d'un Viviani, c'est la scandaleuse immoralité d'un Caillaux, c'est la diabolique haine d'un Jaurès. Ah, les misérables! (29 août 1914).
Notre ancienne mère patrie, sous l'action dissolvante du malthusianisme prêcht par les adeptrs de la franc-maçonnerie, marche à grands pas vers son propre suicide. Triple crime: contre la société. contre la patrie et contre Dieu (17 avril 1915).
Enfin, tous les Alliés doivent être châtiés: La France, l'Angleterre, la Russie, l'Italie, la Serbie, la Belgique même—s"'il en reste. Par contre, et naturellement. les sym-
pathies de la Croix vont à Ferdinand de Bulgarie, qui a
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su déjouer les complots des francs-maçons (9 oct. 1915), puis à l'Allemagne et à l'Autriche:
Les Allemands, contre le droit des gens et contre toute justice,
ont, 1/ est vras (!) mis à mort et emmené en captivité des vieillards et des femmes, pères et mères de leurs adversaires (13 mars 1915)...
mais:
N'en déplaise à une certaine presse exaltée qui, sous le manteau du patriotisme, cache la vérité et montre l'erreur, l'Eglise, en Autriche et même en Allemagne, voit ses œuvres grandir et fleurir merveilleusement (29 août 1914).
C'est ainsi de suite, à jets continus et dans ce style “pur et parfait’ dont nous pourrions causer un tantinet, si l'on pouvait avoir le cœur à rire en lisant des vilenies et des traîtrises pareilles, et cette prose vipérine qui inspire moins d'amusement que de répulsion.
Page 90-(69). Cette intervention du ministre des douanes s'est renouvelée en août 1916, à Québec.
Mme Th. BENTZON, Nouvelle-France: Sous prétexte qu'il existe de mauvais livres, les Canadiens catholiques défendent même les bons: jamais je ne m'étais doutée avant d’avoir causé avec eux—et je parle des gens éclairés —qu'autant d'œuvres littéraires fussent à l'index. Il n'y a rien de plus vide et de plus désolé qu'une librairie de Québec, si ce n'est le même magasin à Montréal.
Page 92-(70). Op. cit. p. 373.
Page 92-(71). Cette opinion a fait bondir ou plutôt rebondir le Droit:
Le plus beau démenti, c'est que de toutes ces maisons sont sortis des hommes qui ont fait leur marque dans les lettres fran- Gaises, historiens, poëtes, orateurs. Ce sont ces maisons d'éducation, fruits de l'activité du clergé, qui ont formé les Parent, les Garneau, les Ferland, les de Gaspé, les Crémazie, les Chapais, les Routhier, les Gosselin, les Casgrain. les Chauveau. et que d'autres! (20 mai 1916).