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LE VÊTExMENT DE LA LANGUE. L'ORTHOGRAPHE 141

que les hommes de lettres sont avant tout des visuels, attachant une importance extrême aux moindres détails de la physionomie graphique des mots. Peut-on soutenir sérieusement, par exemple, avec M. Emile Blémont, qu'allure manquer sl... d'allure, si Ton supprime Tun des deux /*? Ce sont là jeux d'esprit, comme lorsque Rimbaud, dans son sonnet fameux, attribuait une couleur spéciale à chacune de nos voyelles.

Et puis — il faut bien le dire — la réforme de l'orthographe froisse, inconsciemment peut-être, l'amour-propre du « gendelettre », son dilettantisme aristocratique, dédaigneux de la foule. N'y avait-il pas surtout, derrière toutes ces critiques si mal étalées, la petite vanité inavouée du mandarin des lettres, fier de posséder, jusque dans ses chinoiseries les plus mystérieuses, une science compliquée dont les « épiciers » ne connaissent pas les secrets? Vat-il donc falloir avouer qu'on ne savait rien, ou que ce qu'on savait n'avait aucun intérêt et ne valait pas toute la peine prise pour l'apprendre? Il fut assez piquant, en vérité, de voir les hommes de lettres

1. Au contraire M. Remy de Gourmont a soutenu naguère avec raison qu'en améliorant l'orthographe des mots, on augmenterait leur beauté graphique {L'Esthétique de la langue française, V partie, ch. vi). Et Voltaire — qui fut à son époque un réformateur de l'orthographe — écrivait déjà dans le Dictionnaire philosophique ces phrases très justes : « Les plus belles langues, sans contredit, sont celles où les mêmes syllabes portent toujours une prononciation uniforme. Telle est la langue italienne. Elle n'est point hérissée de lettres qu'on est obligé de supprimer dans la prononciation, ce qui est le grand vice de l'anglais et du français. Avons-nous oublié que V écriture est la peinture de la voix ? »

prendre la défense du pédantisme contre les professeurs et les savants, qui soutenaient à la fois la cause de la linguistique et du bon sens.

Il est intéressant de rechercher les causes qui ont fait échouer le projet, lorsque tant de raisons miHtaient en faveur de la victoire.

Ce sont d'abord des erreurs de tactique de la part des promoteurs et des partisans de la réforme. I

La campagne a été mal conduite, ou, plus exactement, elle n'a pas été dirigée du tout. Réformateurs et linguistes se sont presque tous murés dans leur tour d'ivoire. Ils n'ont pas jugé à propos, pour la plupart, d'exposer leur projet au public; ils ont dédaigné les objections de leurs adversaires. Pour n'avoir ni voulu, ni su se servir des journaux, ils ont eu une mauvaise presse. Les philologues parisiens se méfient fort du « quatrième pouvoir » : ils ont une horreur presque égale de l'interview et des journalistes. C'est un tort : parce que la presse est souvent maladroite ou mal informée, ce n'est point une raison suffisante pour ne pas l'instruire sur les questions qui ne peuvent se résoudre sans la collaboration de l'opinion publique. Il faut être de son temps, et savoir utiliser une force qui est l'auxiliaire indispensable du succès : si on ne l'a pas avec soi, au moins en partie, on risque fort delà voir se retourner contre soi dans son ensemble.

Beaucoup de journaux auraient facilement combattu pour une réforme dont il était aisé de comprendre la portée démocratique, si les personnalités compétentes s'étaient donné la peine de les documenter et de les éclairer. Mais la campagne n'a pas été menée dans la grande presse : et on n'a pas cherché à la faire.

Au contraire, les adversaires ont admirablement manœuvré. J'ai dit les motifs de l'hostilité que la réforme a rencontrée parmi la plupart des gens de lettres, qui deviennent de plus en plus (l'épithète est à la mode et ne leur déplaît pas) des « gentilshommes de lettres ». Les littérateurs, qui disposent de nombreuses revues, et qui ont aujourd'hui un pied — sinon quatre — dans tous les journaux, par diverses rubriques — telles que nouvelles, feuilletons, critique dramatique, courrier des théâtres, échos, etc., — ont su jouer à merveille de leur influence et ont fait preuve d'une remarquable solidarité. Ils ont mobilisé toute la presse, et ont habilement étouffé sous le ridicule « bien parisien » les timides essais de résistance qui s'ébauchaient çà et là. Ce fut un mot d'ordre. On sait avec quelle rapidité les plaisanteries des échos et des « actualités » font le tour de la presse de tous les partis. La plupart des directeurs de journaux, qui s'orientent suivant le vent qui souffle, ont eu vite fait de ranger la réforme de l'orthograph© parmi les « faits du jour » ridicules, dignes de figurer dans les revues de music-hall entre les cochères et les chiens policiers.

Par le beau tapage qu'ils ont mené, les littérateurs ont fait illusion sur l'état d'esprit de l'opinion publique. Ils ont eu cette grande force, en face d'adversaires passifs et dédaigneux, de r* péter à satiété des arguments faux, qui ont à peine été contredits, et qui parfois feraient croire à de la mauvaise foi, s'ils ne dénotaient une ignorance complète de la question*.

Alors qu'il s'agissait de discuter un projet bien précis, celui de M. Brunot, fondé essentiellement sur la régularisation (donc le respect) de la tradil ion étymologique, on s'est escrimé, pour combîittre la réforme, contre les théories des phonétistes les plus intransigeants, qui veulent (ou ont voulu) conformer exactement l'orthographe à la prononciation.

Bien mieux : on a fait semblant de croire (dans divers articles et brochures) que les linguistes voulaient imposer au public la notation phonétique dont ils se servent depuis longtemps pour leurs travaux scientifiques ou pour faciliter l'apprentissage des

1. L'auteur d'un article déclarait par exemple qu'à la suite de la réforme orthographique, « tous les génies littéraires, de Corneille à Flaubert, seraient relégués dans le vieux français ». Croirait-il par hasard que nous imprimons Corneille av£ c l'orthographe de son temps? Et plus loin, je relève cette phrese monumentale : « Une langue est un organisme vivant et naturel, dont les lois sont et resteront toujours en leur totalité, hors de l'observation et de la direction humaine [direction, oui], — sujette à de spontanées et inexplicables transformations. > On n'est jas obligé de connaître la philologie romane ni la phonétique expérimentale : mais du moins pourrait-on s'épargner le ridicule de vouloir trancher, sur un ton d'oracle, des questions dont on ignore 1 ; premier mot.

langues étrangères. Va-t-on avoir maintenant la prétention d'interdire aux savants de transcrire les langues suivant une notation scientifique, sans laquelle tous travaux de phonétique seraient impossibles?

Les partisans de la réforme, ont commis d'autres fautes.

Ils ne s'étaient pas mis d'accord sur un programme précis. Il y avait le système de M. Thomas — le plus hardi. — puis celui de M. Paul Meyer, celui de M. Brunot, celui de M. Clédat, — pour ne parler que des philologues. Grave mésintelligence! Quelle autorité les linguistes pouvaient-ils avoir auprès de l'opinion publique et de l'Académie, alors qu'ils n'étaient pas d'accord entre eux*? Il importait de faire bloc autour d'un projet : celui de M. Brunot était tout désigné pour rallier l'unanimité des philologues 2.

Au contraire les impatients^ ont lutté en ordre

1. Pas plus sur la tactique que sur les principes. Ainsi M.A.Thomas, l'un des deux directeurs de la Romania (l'organe principal des romanistes en France), donna sa démission à la fin de 1906, parce que l'autre directeur, M. Paul Meyer, se refusait à faire imprimer d'ores et déjà dans cette revue des articles en orthographe réformée. Depuis lors, M. Thomas écrit, et fait imprimer ses articlesvsuivant son système orthographique.

2. 11 ne faut pas oublier que si le projet de M. Brunot constituait un minimum de revendications pour beaucoup de linguistes, c'était — l'événement l'a prouvé — le maximum de ce qu'on pouvait demander au public. Il représentait le « juste milieu '',où pouvait se faire la transaction.

3. Les impatients furent souvent aussi des outranciers. Au lieu de s'en tenir à la régularisation de la tradition, qui constituait

A. Dauzat. — Langue française d'aujourd'hui, 10

dispersé ; ils ont fait une guerre de partisans, fescarmouches. Ils ont voulu partir en éclaireurs, prêcher d'exemple par Timpression ou par la plume, en suivant chacun son système de réformes. Pas de réglementation 1 disaient-ils. Que chacun écrive à sa guise, comme au « grand siècle », et adopte les modifications orthographiques qu'il lui plaira.... C'était livrer la place à l'anarchie, et se condamner d'avance à un insuccès certain. ■

Et ici se pose une question capitale. Quelle devait être la sanction du projet? Comment fallait-il appliquer la réforme orthographique?

Proclamer la liberté de l'orthographe est une chimère. La fixité de l'orthographe, pour une époque donnée, est d'une utilité évidente, je dirai mrnne de nécessité sociale : on ne peut nier que l'unité des signes d'impression s'impose, pour une langue, de façon absolue. Quoi qu'on fasse, les journaux et les

déjà une réforme fort appréciable, ils glissèrent plus «u moins sur la pente d'un phonétisme douteux, sans frein d'arrêt, sans critérium certain : cette fois à bon droit, le public s'efifaroucha et regimba de plus belle. Du moment qu'on touchait au système traditionnel de notation, on bouleversait toute réconome de la réforme, et il n'y avait, dès lors, plus de raison pour s'arrêter en chemin et pour ne pas aboutir au phonétisme le plus impraticable. Vous voulez remplacer le groupe que par qe : mais alors, pourquoi pas par ke? Rompant avec la tradition constante de la langue, vous demandez qu'on écrive uniformément an le son nasal représenté actuellement, en principe suivant l'étymologie, par an, am, en ou em. Je ne vois pas l'intérêt. Car si l'on veut faire du phonétisme, il est illogique d'écrire avec deux lettres un son qui est un : transcrivons-le alors avec un a surmonté d'un tilde, comme dans les notations scientifiques. Et nous voici amenés à l'irréalisable chimère du phonétisme intégral !

livres — à part d'infimes exceptions — auront toujours une orthographe unique, sur laquelle le public prendra modèle,

Fallait-il, à l'opposé, adopter la « manière forte » préconisée par M. Brunot? L'Académie — disait-on dans ce sens— ne veut pas adopter la réforme? Soit! nous nous en passerons. Nous imposerons à l'école une orthographe officielle, par l'enseignement et par le livre : orthographe nécessaire pour les examens. Seuls les livres imprimés conformément à cette graphie seront admis dans les écoles et lycées de rÉtat. C'était — comme on l'a dit spirituellement — le système à la prussienne.

On comprend qu'un ministre aussi avisé que M. Briand ait reculé devant ce coup d'état orthographique qu'on lui proposait. Pareille mesure lésait d'abord gravement des intérêts considérables et très respectables. M. Protat, dans deux rapports précis et substantiels (décembre 1906 et juin 1907), a montré combien une exécution aussi autoritaire de la réforme causerait de tort aux industries du livre, et quelles difficultés elle rencontrerait dans l'application. Les linguistes y avaient-ils songé? et s'étaient-ils suffisamment préoccupés de ces « contingences »? La question de l'orthographe n'a pas seulement son côté théorique : son aspect pratique n'est pas moins important et complexe. D'ailleurs le libéralisme à lui seul ne protestait-il pas contre la mise â l'index par le Gouvernement, pour les établissements d'instruction, de tous les livres imprimés avec l'orthographe actuelle?

Supposons cependant qu'on ait passé outre. Que se serait-il produit? Les éditeurs des livres classiques se seraient inclinés devant la nécessité; on aurait appris aux nouvelles générations Torthographe réformée. Mais pendant ce temps, les journaux, les éditeurs qui ont pour clientèle le public ordinaire, auraient continué à se servir de Torthographe actuelle : d'abord, par la force de la routine, pour ne pas rebuter leurs lecteurs, et parce qu'aucune raison ne les incitait à changer de graphie; ensuite parce qu'une grande partie du public aurait suivi l'Académie dans sa résistance, soit par sympathie ou n spect envers cette Compagnie, soit par esprit d'opposition contre le Gouvernement. Il y aurait donc eu en présence — tout le faisait craindre — deux orthographes différentes : celle de l'école et celle du public. Au fur et à mesure qu'elles auraient quitté les bancs de la classe pour entrer dans la vie, les nouvelles générations allaient donc être obligées de désapprendre l'orthographe qu'on leur avait enseignée et de s'assimiler l'ancienne, sous peine de se singulariser et de voir bien des portes se fermer devant elles. C'était un résultat qu'il fallait prévenir à tout prix*.

N'y avait-il donc pas de moyen terme entre les deux extrêmes? Pour être délicate, la question n'est cependant pas insoluble. Mais la partie avait été mal engagée.

1. M. Aularda produit des arguments analogues dans un article du Siècle, où il s'est élevé, en termes justes et parfois mordants, contre la solution autoritaire. {Le Siècle, 11 janvier 1907.)

Il ne faut pas oublier que la réforme de l'orthographe, à notre époque, est affaire d'importance pour tout le monde, et qu'elle bouleversera les habitudes de chacun. La langue française, somme toute, est notre patrimoine commun, et nul n'a le droit d'en disposer, même pour en modifier la physionomie externe, sans le consentement, tout au moins, de la majorité intellectuelle : celle-ci n'admettra jamais qu'un homme politique puisse en disposer à lui seul par ukase ministériel. L'étatisme n'a pas encore opéré sa mainmise sur la grammaire !

Jusqu'à nos jours, l'Académie française seule a eu assez d'autorité pour faire accepter, par le public tout entier, des modifications orthographiques. Qu'à l'heure actuelle il faille lui adjoindre des linguistes, c'est ce qui me paraît incontestable : mais il était maladroit de l'éliminer de parti pris. Au lieu d'une commission ministérielle, que son origine seule suffisait à rendre suspecte à une. partie de l'opinion publique, il fallait réunir, dans une grande commission, des linguistes, des délégués de l'Académie française (représentant les écrivains et le public lettré), des membres de la presse, des éducateurs, des délégués des diverses branches de l'industrie du livre : tous les intérêts ainsi représentés, la question aurait été étudiée sous toutes ses faces, avec ses répercussions et son mode d'exécution. Les linguistes, dont la compétence se serait affirmée dès le début, prenaient la direction des débats, et auraient certainement convaincu leurs adversaires sur les questions

de principe. Eussent-ils été amenés à faire quel jues concessions de détail, ils s'en seraient consoés : mieux valait une réforme restreinte que p?s de réforme du tout. Les décisions d'un tel aréojage, homologuées par l'Académie et par les ministores, auraient été acceptées sans difficulté par le public : celui-ci se serait encore plus facilement inclin';, si on lui avait exposé le but de la réforme, et cherché à le convaincre. Tel est le programme qu'il faudra adopter tôt ou tard le jour — espérons-le prochain — où Ton remettra la réforme en chantier.

En attendant, on pouvait néanmoins, semble -t-il, donner une sanction au rapport de M. Brunot, et ne pas frapper de stérilité les efforts et les travaux fournis par des philologues de valeur. Pourquoi ne pas généraliser le système de la tolérance, institué par la circulaire de 1901, et l'étendre à toutes les réformes orthographiques demandées par M. Brunot? Dans tous les cas prévus par le rapporteur (a- des pluriels, lettres doubles, etc.), l'ancienne et la nouvelle orthographes auraient été également admises dans les examens, et on aurait accepté, dans les écoles du Gouvernement, les livres imprimés suivant la graphie actuelle ou réformée. C'était là, je crois, un système acceptable pour tous, un compromis équitable entre les partisans de la liberté absolue et ceux de l'autoritarisme, — tout en respectant les intérêts légitimes et les habitudes de chacun L'expérience était intéressante à tenter, en attendant que l'Académie et le public lettrés — cela viendrai — soient

convertis à la réforme : car les idées justes finissent toujours par triompher.

L'orthographe des noms de lieux mérite également d attirer Fattention des réformateurs. Comme l'écrivait il y a quelques temps un éminent romaniste, M. Antoine Thomas S il y aurait intérêt à simplifier l'orthographe actuelle des noms des départements, communes et lieux dits de notre pays, pour les mettre en harmonie tout au moins avec les changements accomplis dans les noms communs de la langue française. Les exemples cités par M. Thomas sont typiques :

« En parcourant, écrivait-il, la liste de nos départements, j'y trouve V Aisne et les Vosges^ comme si depuis plus de deux siècles la langue française ne s'était pas débarrassée de Vs muette à l'intérieur des mots, et comme si nous écrivions encore une boiste — pour une botte — ou un fraisne — pour un frêne. Que dire de VHérault^ dont la première et les deux dernières lettres sont aussi contraires à la véritable prononciation qu'à l'étymologie, puisque le fleuve qui a donné son nom à ce département s'appelle en latin Arauris'i Ne serait-il pas raisonnable de se décider une bonne fois à écrire tout simplement VErau, VAine, les Vôges — je ne tiens pas à l'accent circonflexe? Nous mettons deux / à Lille, comme si nous voulions cacher aux enfants de nos écoles l'iden-

i. République française, 16 octobre 1905.

tité de ce nom de ville et du nom commun île, ou les amener, par confusion, à écrire Ville Saint Louis. N'est-ce pas déplorable? Et Caen, et Laon, Aiixerre, n'ont-ils pas fait assez de victimes, soit parmi les étrangers, soit parmi les Français, pour être mis au reijut * ? »

La réforme faillit être effectuée au même moment que celle de Torthographe des noms commun^, mais la tentative fit beaucoup moins de bruit. L'initiative était partie du ministère de l'Intérieur, où on se montrait alors aussi réformiste qu'à l'Instruction publique. Une curieuse circulaire, peu connue, fut envoyée dans ce sens aux préfets ".

Quoiqu'un tel travail fût considérable — il ne s'agissait rien moins que de reviser les noms de

1. Voici deux autres exemples intéressants. Une des loc dites de la région parisienne dont les philologues demandent de înodifler le nom d'une fagon radicale, c'est Sceaux, qu'il faudra t écrire Ceaus, pour le mettre en harmonie avec son nom latin Cilae. On propose aussi d'écrire Yonne lone, toujours d'après le latic [Icona). Mais osera-t-on jamais aller jusque-là? — Par contre, il serait logique d'ajouter un t à Fontainebleau, qui n'est pas « fontaine belle eau » comme on l'avait cru longtemps, mais font une (de) Bleaut (nom propre), en latin Fontana Blitaldi : Gaston i'aris l'a démontré péremptoirement.

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