‹ La langue française d'aujourd'hui; évolution, problèmes actuelsChapitre 31 sur 58 · Voir Jules Huret, Rhin et Westphalie, passim · texte numérisé non relu

Voir Jules Huret, Rhin et Westphalie, passim

2. La « question des langues » — qui n'existait pas jadis — s'est cependant posée depuis quelques années, avec une certaine acuité, sur le terrain de la politique et des rivalités de races (Voir René Henry, La question des langues en Suisse).

3. Les habitants de cette région sont étonnamment polyglottes : à Lugano, dans tous les magasins, les vendeuses parlent couramment quatre langues — italien, français, allemand, anglais — sans compter le dialecte.

qu'on enseigne le français à leurs enfants et qu'on leur fasse le sermon ou le prône dans cette langue. Des villages allemands, à l'est de Neuchâtel, ont demandé qu'on leur rendît le pasteur et l'instituteur français que le Gouvernement cantonal — croyant leur être agréable — avait remplacés par des fonctionnaires de langue allemande. D'après M. Zimmerli\ à Meyrier (en 1895), quoique les deux tiers de la population fussent allemands, le prêtre prêchait toujours en français; à Courgevaud (267 français contre 221 Allemands), l'instituteur faisait la classe en français, et « le plan d'études ignore l'allemand ». Enfin dans Fltalie nord-occidentale — si intelligente et si travailleuse — le français, comme langue seconde, se répand de plus en plus. Partout on le comprend, dans beaucoup de régions les populations rurales ou ouvrières le parlent assez facilement, surtout sur la Riviera, et dans le Piémont où l'émigration temporaire, en France, de nombreux ouvriers facilite sa diffusion.

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