Voir ci-dessus, 2' partie, ch. i
2. Experimentelle Untersuchungen ueber die psychologisc len Grand* lagen der sprachlichen Analogiebildung, Leipzig, 1901.
'association des idées. De telles recherches sont fort intéressantes et seront certainement continuées.
L'étude des patois \ dont la diversité infinie était nécessaire pour fournir une matière suffisante aux recherches de la phonétique — et le sera plus encore si Ton veut créer la sémantique expérimentale — cette étude, dis-je, a été poussée depuis quelques années, dans tous les groupes linguistiques, avec une rigueur scientifique qui lui avait longtemps fait défaut. Ce ne sont pas les travaux sur les patois qui manquent depuis un demi-siècle; mais, jusqu'à une époque très rapprochée de nous, ils étaient Fœuvre de travailleurs locaux inexpérimentés, et sans aucune connaissance de la méthode linguistique. En 1880, M. Ph. Wegener pouvait écrire que les études dialectologiques allemandes n'avaient encore rien donné. En 1893, M. D. Behrens rééditait ce jugement sévère pour les parlers romans^, bien qu'il y eût, dès cette époque, deux ou trois ouvrages de haute valeur dans ce domaine. Depuis lors, la situation a changé. L'Allemagne, la Suisse, la Belgique ont ouvert de vastes enquêtes sur leurs parlers indigènes ; en Italie, sous l'énergique impulsion de M. Ascoli, VArchivio glotlologico ^ a centralisé les recherches dialectologiques ; en France, malgré les échecs successifs des revues consacrées aux patois *, l'activité des dialecto-