Op. cit.y pp
l'origine et les centres de ralliement des bande.^ organisées qui infestèrent l'ancienne France *. Parmi les mots les plus intéressants, je signalerai costaud, gaillard, souteneur (quia de fortes côtes, costo prov.) ; ostau, prison (prov. ousiaUf maison) : l'un et l'autre sont relativement récents et ne sont pas signalés avant 1846 et 1849. — Roustir (prov. roustiy rôtir), « tromper » dans Vidocq, a passé aujourd'hui au sens de « voler », tout en gardant aussi sa signification primitive « brûler ». — Cabot (chien, déjà dans Vidocq), donné par M. Sainéan comme originaire des patois français, est indiscutablement pro^ ençal (dérivé du lat. caput : chien à petite tête) de ]>ar sa physionomie phonétique^ (persistance du c latin devant l'a; changement de p intervocalique en b). — Certains mots de Targot ancien avaient déjà été empruntés au provençal à la fin du xvi® siècle.
Les emprunts aux patois septentrionaux de la France ne sont pas négligeables, mais leur nombre est fort limité. La liste dressée à cet égard par M. Sainéan, pour l'ancien argot, doit être raccourcie :