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vre le fil, tant notre homme met peu de soin à indiquer par le ton de sa voix qu’une question est posée ou que la réplique arrive, C’est d'ne note uniforme désespérante, Pour nous en corriger, il faudrait que les classes instruites s’imposassent l'obligation de soigner
Jenr langage. Le peuple finirait par les
imiter,
Toutefois, nous sommes en transformation sous 6e rapport, du moins duns les villes. A venir jusque vers 1840, toute la province de Québec se composait de la contrée agricole.
Nous avons maintenant une douzeine de villes dont les civadins s'expriment avoc plus de couleurs que tout le reste du peuple. Dans nos discours d'élection, dans les conférences, en toute rencontre un peu solennelle, nous allons même jusqu'à "égaler la verve parisienne—ce qui est l’excès du langage démonstratif.
Par
Depuis 1830, nous avons eu une vingtaine d'écrivains qui ont fait campagne dans la presse au cri de Corrigeons notre langage !
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Louubles efforts qui ont donné de bons résultats généralement, L'épuration est manifeste et l’on voit très bien que nos gens un peu instruits aspirent à ne point conserver une langue fixe qui les retiendrait en arrière de la marche indiquée par la littérature de France.
Va sans dire que cela dégénère assez souvent en dispute sur les mots, tandis que le but serait de pénétrer le génie même de la langue et de le faire entendre à ceux qui dési-
rent se corriger. Néanmoins, ce qui est gagné est gagné, de sorte que, loin de nous affuiblir, comme les étrangers le disent, nous nous fortifions, Cela est visible surtout dans les travaux de plume que produisent nos écrivains-amateurs, car amateurs nous sommes, puisque l’art d'écrire ne rapporte chez nous aucuc argent, Tout se fait par amour de la cause, par patriotisme, comme on dit. C’est encore là un caractère au-dessus du laisser aller que l'on nous reproche bien à tort,
Il est sorti de ces controverses une école
la ’ qui ne jure que par le dictionnaire de l’Aca-
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démie. Elle a bien raison en un sens, mais pourquoi rejeter nos anciennes locutions, si gentilles, si expressives, que l’Académie abandonne—sans bonne raison, en ce qui concerne le Canada, et sans motif valable en ce qui regarde la france. A tout moment, cette école de critiques nous reproche d’avoir fabriqué tel mot, telle expression, tandis qu'il n'en est rien, car ces termes sont du français de bon aloi du XVII siècle.
L'on s'applique beaucoup trop à faire disparaître des expressions, parfois très justes ou tout à fait poétiques qui sont regardées comme anciennes et passées de mode. C’est au dictionnaire de l’Académie qu’il faut nous en prendre, vu que ces personnes n’ont pas d’autre guide pour s’éclairer. L'Académie a biffé une foule de mots qu'elle rejette de ce que l’on nomme la langue nouvelle. Cela ne devrait pas nous induire à l'imiter. Le vieux français est riche en termes dont nous pouvons encore faire bon usage, et nous ne voyons pas pourquoi nous en priver.
Le dictionnaire de l’Académie est rarement
adopte de partout pour remplacer les anciennes, Bien souvent même il tourne au ridicule. La manie de changer de mode n'inspire pas toujours bien à propos les novateurs. Ainsi, les messagers des bureaux du gouvernement, qui sont chez nous de vrais messagers, porteurs de lettres, de messages, faisant des commissions en un mot, deviennent des huissiers du contingent administratif -quatre mots pour un, sans compter qu'ils ne sont pas des huissiers. [ls ne tiennent aucun registre, n'opèrent sur papier que lorsqu'ils endossent le chèque de leur salaire et, en un mot, fonc des commissions, des courses, portent des lettres ou des messages verbaux. Messagers ils sont.
On est allé jusqu'à dire que le terme nonrésident appliqué à un propriétaire qui ne demeure pas dans son domains, ou qui vit en dehors de la ville, de lu localité, de la paroisse où il possède quelque chose, doit être transformé en porterrien. Sa moquera t-on de nous ? L'argument quo l'on donn>: 6st que non-résident serait anglais. Il est français aussi | car
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heureux dans le choix des expressions qu'il
il est tout de suite intelligible à ceux qui ne parleut que cette langue.
Nombre de mots sont à la fois anglais et français, à cause des sources de la langue anglaise, sorties de chez nous en bons nombres. Il n’y a pas lieu de supprimer une expression juste parce que le voisin nous l’a empruntée. C’est tomber dans le baroque,
tout simplement.
Au seizième siècle, le poète Ronsard mariaït
dans ses vers des mots étrangers aux termes de la langue française, et il produisit un véritable engouement pour ce genre de manipulation, mais, comme dit Boileau, ‘ce faste pédantesque ” fut moqué par lasuite. Lu langue que l'on nous prpare aura la même desti née, n’en déj''aise à l’Académie.
Nous ne voyons pas la nécessité de faire usage d’un mot, uniquement . parce qu'il est courant en France. Si nous avons un équiva-
lent sortable, expressif, compris généralement, il est bon, il est à nous, servons-naus en. Qu'est-il besoin de recourir à des termes qu'il faut deviner ? Disons juste et droit, selon la coutume de nos pères,
Porterrien !…
La réforme n’est pas de ce côté. Elle gît dans
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L la connaissance du génie de la langue, qui à nous manque parce que nous n'étudions pas Là | assez les vieux auteurs.
" Si vous dites : j'ai “un siège réservé”, tout # | le monde comprend que votre billet ne repréo. sente pas seulement un droit d’entrée, mais un siège retenu d'avance à telle place dans it l'auditoire, On veut que nous disions: ‘“ billet es de location”. La belle affaire ! Le billet de ri- | location, c’est un permis qui vous autorise à u- | choisir un lot de terre, par exemple, dans un te endroit indiqué d'avance. Il est explicite, ce S | terme, et signifie : ‘‘ j'ai localisé mon choix.” i- Mais un siège réservé est un siège mis en
réserve--et il nous importe fort peu que les
re Anglais expriment la même chose par reser-
est ved seat.
Fa - Ah ! quand vous nous reprochez “J'ai marié
le- ma femme”, vous avez raison ; c’est de l’an-
va glais : Z married my wife. Il faut dire : “J'ai
# épousé ma femme ; j'ai marié ma fille.” Très ?
bien alors ! Bornez-vous à signaler ces sortes
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de fautes, trop communes parmi nous, car elles embrouillent le langage, tandis que la première qualité du français, c’est la clarté.
Un piani:t: demande quel est le moi frangais pour désigner la clef qui sert à accorder les pianos. Les consulteurs du dictionnaire se donnent la peine de lui répondre! Nouslui dirion :
- Si vous n'êtes pas pianiste, qu'est-ce que cela vous fait ? Si vous êtes pianiste, vous devriez le savoir. Et va te promener.
Lu paresse empêche celui-ci et celui-là d'apprendre le nom des instruments qu'il manie tous les jours dans son état ou profession. À quoi bon avoir pitié de ces indifférents et travailler pour eux ! Qu'ils croupissent, que diantre ! dans leur non-valeur.
Les collèges ont des professeurs qui ne savent pus les métiers, les affaires de l’admi-
nistration publique—cela va de soi—aussi
nous n’exigeons nullement qu'ils enseignent ces sciences à leurs élèves—mais le français ! le génie de la langue, c'est leur mission de le comprendre et de le répandre, Si la réforme
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se porte sur ce point, on verra des miracles avant longtemps. La langue raisonnée, c’est la faculté de parler et d'écrire de manière à être compris sur l'heure. De plus, la logique de la langue est la logique de tout ce qui peut passer par l'esprit. On ne saurait être un petit philosophe, étant versé dans la conduite de la langue française : c’est la plus claire de celles qui ont existé et qui existent encore. Apprendre le mécanisme du français, cette parfaite gymnastique de l'esprit, c'est apprendre la règle de la raison.
Si l’art de coucher sa pensée sur le papier, avec suite et dans une forme serrée, faisait l’objet de notre enseignement, les élèves sortiraient des classes armés pour les combats de la vie active. Ils pourraient acquérir par la suite les connaissances techniques qui complètent l'instruction et savoir un jour comment se nomme une clef pour accorder les pianos — si la chose leur est nécessaire pour gagner
leur vie, Mais, s'ils ne savent pas manier leur langue ou leur plume, d'après des principes stables 5
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et rationels, que deviendront-ils ? Jouer sur les mots ne constitue pas une somme suffisante de ressources, or c'est jouer sur rien du tout que de se bourrer la cervelle de termes de convention, la plupart du temps étrangers à l'existence que doivent mener ces enfants.
Loin de nous corriger, il s’agit d'apprendre. La bonne et solide langue française est ainsi faite qu’elle nous procure ce qui nousmanque d'éducation, et cela par sa seule force,sa seule vertu et son agencement merveilleux. Raionner sur notre langue c’est raisonner sur tout avec des moyens d'action qui triplent l'intelligence.
Li est le mystère de l'instruction publique.
On ne fait rien qui vaille à coups de diction-
naire.
Pardon ! ces sortes de livres sont parfois
trèsutiles. Voyez, par exemple, dans Webster,
mot emphatical, il est employé par les An- &lais pour signifier ‘avec force, d'une manière frappante”. Voyez maintenant emphatique dans Bescherelle, il veut dire affection outrée dans l'expression, dans le ton de la voix, dans
it e
le geste, aussi pensée poursoufilée, usage de grands mots qui détonnent cet surfont les sujets dont on parle.
Que pensez-vous d'un Canadien qui “déclare emphatiqüement” son opinion sur telle ou telle chose ? Il crie bien haut sa sottise, car il dit: “Je déclare avec une exagération idiote que l'affaire est comme ceci, non pas comme cela...”
Il se commet tous les jours de pareilles fautes et personne ne songe à les corriger— on cherche plutôt à nous faire adopter un langage renchéri, précieux, chic ! c'est-à-dire que l’on voudrait nous transformer en jetits parisiens parisiennant. Pourquoi pas nous mettre à copier les cockneys de Londres ou autres excentriques de cette espèce qui «bondent en Europe ?
Huissiers du contingent administratif !
Maître des requêtes, pour dire un grattepapier de troisième classe !
Des termes curopéens, toujours pompeux, qui riment avec notre situation comme halle-
barde avec miséricorüe !
EE
De mme
Ces refaiseurs de langue sont très mécontents de ce que nous avons déjà imprimé sur leur compte. Vont-ils s'en prendre également à des centaines de personnes qui se moquent d'eux ?
Figurez-vous des gens qui ont découvert l'existence du dictionnaire, qui croyent aux enseignements de ce livre et qui ne savent pas en tirer partie.
Il y a longtemps que nous traitons le dictionnaire actuel de l’Académie comme un ouvrage d’éreintés, ot les autres dictionnaires comme un arsenal où il faut puiser avec précaution, car il y a là-dedans de la pointe et du tranchant, Vous le savez déjà, nous ne croyons pas aux dictionnaires d’une manière absoïue, nous y croyons même très peu.
Pourquoi donc vouloir nous citer toujours de ces sortes de livres comme des évangiles infaillibles ? Si nous vous demandions de prêter serment sur les cordons de vos souliers vous répondriez que ces cordons ne vous inspirent aucun respect,
Ce que vous êtes en train de faire, si vous
ous
ee
parvenez à faire quelque chose, c'est une mauvaise copie du mauvais langage parisien
Ce cataplasme de rnts appliqué à des gens qui n'étudient point leur langue, produit l'effet d'un emplâtre sur une jambe de bois.
La langue frençaise s'est forméo par le concours des circonstances, puis est arrivée | l’Académie, dont tous les soins ont consisté à enregistrer les mots déjà en circulation, mais l’Académie n'en a jamais fait et ne pourra
jamais en faire des mots ! Alors, quelle auto-
rité voulez-vous qu'on lui reconnaisse, surtout lorsque nous avons quinze ou vingt distionnair s beaucoup plus savants que le sien et dont, pourtant, nous ne sommes pas toujours satisfaits.
Vouioir s'imposer des termes excentriques, uniquement parce qu’on les trouve dans un dictionnaire, c'est peu fait pour tenter ceux qui cherchent à s’éclairer.
Nous avons une population d'hommes répu- :
tés instruits mais qui sont incapables de prononcer ou d'écrire une phrase correctement, Ensoignez-leur d’abord la grammaire ;
ensuite nous nous entendrons sur le choix
des mots chics, recherchés, rares, les microbes
du langage si vous voulez nôtre pensée.
Nous ne voulons pas rejeter un mot expres-
sif, en usage, connu de tout le monde, pour
y substituer une périphrase, comme l’Académie se le permet depuis quelques années. .
Vous enlevez messager pour mettre huissier du contingent administratif.
Cela se fait à deux ! — même que vous aurez contre vous la masse du public.
Parceque votre dictionnaire ne mentionne que le mot résident dans le sens de demeurer en tel lieu, vous ne voulez pax qu'on s'en serve. C’est amusant, pour le moins! De résider à résident nous nous entendons, sans demander permission à l'Académie.
Les quarante membres de l'Académie sont des bonshommes usés qui n’ont guère quitté la ville où ils gagnent leur pain et, par conséquent, sont d’une ignorance modèle sur tout le reste de l'univers. ÆEt co sont de semblables maîtres d'école qui nous enseigneraient comment appeler un portage, des
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raquettes, un aviron, toutes choses dont ils ne connaissent rien | Notre impiété vous scandalise, Si vous saviez le nombre de personnes qui ne s’occu- ‘pont pas des Quarante et qui parlent et écrivent le français beaucoup mieux que D
les amateurs de dictionnaires !
r Nous possédons, il est vrai, nous aussi, des
dictionnaires, des lexiques des vocabulaires ot nous les consultons, mais que de prudence ‘ il faut y mettre ! Les auteurs de ces ouvrages
€ savants ignorent tant de choses ! C’est à r cause de cela que nous avons dit plus haut : ni “il y a de Ja pointe et du tranchant ”. Si De vous suivez aveuglément les dictées de ces na messieurs, ils vous conduisent bien souvent dans les fausses routes. Il n’est pas prudent at de laisser les Canadiens jouer avec des armes té dangereuses, à moins de leur inculquer au » préalable une certaine dose d'instruction, & ir Instruisez-vous d'abord ; apprenez la gram- à | de maire, lisez des ouvrages sérieux ; on vous + | bi- corrigera après, ou plutôt, vous pourrez vous A
es ‘A corriger vous-même, parce que vous possé- "à |
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derez vous-mêine la bonne manière d’utiliser le dictionnaire— vous pourrez même vous en passer sans trop souffrir. (C'est la grâce que nous vous souhaitons de tout notre cœur,
de L'article qui suit a paru dans Za Minerve du 22 octobre 1880 et est, croyons-nous, de J.-A.-N. Provencher, l’un des journalistes les plus remarquables du Canada, disparu trop tôt de ce monde :
‘ Il y a quelques jours, en faisant la revue des deux discours récemment prononcés par un de nos littérateurs les plus éminents, M Chauveau, sur notre littérature nationale, le Globe revenait sur cette ancier.ne et toujours nouvelle question de l'usage de la langue française dans la province de (Québec, et il nous conseille, dans notre propre intérêt, de l’abandonner, pour entrer dans le courant de la civilisation amériwaine et britannique.
Cette pauvre langue française, elle a fait couler assez d'encre pour noircir toute autre réputation que la sienne ; elle a suscité assez de flots d’éloquence pour faire disparaître toutes les institutions moins enracinées ; ct
utiliser ous en ce que 1r,
[inerve ous, de stes les u trop
à revue cés par nts, M nale, Île oujours langue e, et il érêt, de rant de ue,
> a fait Le autre té assez paraître \ées ; et
CORNE + eo
on a dépensé à la discuter, un temps qui aurait été suffisant pour l'apprendre,
Et nous comprenons qu'elle fournisse encore pendant longtemps un thème toujours intéressant aux honimes politiques, aux Httéra teurs, aux historiens, aux philologues &t aux antiquaires. Au Canada suirlout, nous om prenons qu'elle présente, dans son usage ordinaire et officiel, certains caractères parti culiers qui doivent un peu frapper los étran gers. Avec l'esprit d'assimilatir. que croient posséder les Anglais—mais bien à tort—ils ne s'expliquent pas comment un quart ou un tiers des habitants continuent à parler francais, ct insistent pour parler français, lors: qu'il y aurait tant d'avantages pour eux à ne faire usage que de la langue anglaise,
Cette impression est réflétée par le Globe.
Ajoutons que l’article est écrit sans passion, sans violence, de bonne foi, et digae d'être apprécié de même.
On ne peut pas toujours en dire autant d'autres feuilles où le fanatisme le dispute à l'ignorance, et qui ne peuvent parler de notre natiomalité sans cracher dessus. Le ({lobe lui même est loin d'avoir été toujours irréprochable à cet égard,
L'erreur principale que nous trouvons dans
ces écrits, ou du moins le fonds de la pensée des écrivains, c'est que la province de Québec est la seule à présenter le phénomène d’une race étrangère dans son propre pays, la seule à perpétuer les traditions d’une race conquise si longtemps après la conquête,perpétuant encore une vie sociale et littéraire en dehors de son entouräge, Et on en conclut q'une modification serait nécessaire.
D'abord, on voudrait changer qu'on ne le pourrait pas, On s'imagine toujours que la navigation à vapeur, les chemins de fer, le télégraphe, peuvent toujours,en un clin-d’œil, révolutionner un pays. C’est une erreur, Il y a des choses qui ne changent pas, à moins qu on y mette le temps, et ce temps est très long, etles exigences du temps sont telle ment connues que la jurisprudence les a admis dans une multitude de cas,
En Europe, où les nations sont formées, généralement, de races disparates, on a toujours fini par reconnaître les droits de la langue des habitants, quelque peu nombreux qu'ils fussent, :
Dans l'empire autrichien,les Magyars parlent encore leur langage, bien qu'ils aient été incorporés à l'Empire Romain, du temps qu'il y avait un Empire Romain,