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ensemble ; mais, d'après la prononciation actuelle des parisiens, cette rime n’est plus possible : joie devait done se proroncer joué. Un éditeur attache à ces deux lignes la note suivante : ‘“ joué et monnaie ne rimeraient plus aujourd’hui,”
Dans certaines campagnes, nos gens disent :
ma foué ; presque partout on rencontre ma foi nettement accentué. Même remarque pour la terminaison ais, dont quelques-uns font é sec, Ouèzseau est aussi prononcé ; nous n’avons jamais entendu loué, roué, pour loi et roi.
Le langage dominant dans la province de Québec, bien qu'ayant une teinte normande, est le français, autrement dit le produit de l'Ile-de-France dans une bonne proportion, et l’on peut s'en assurer en le comparant par contraste avec la littérature dexr îles de la Manche, si l’on veut, ainsi qu'avec la littéra-
ture ancienne de la Normandie, Dans Fiailles de la F'ouarêt (les feuilles de la forêt) composées récemment en Bourgogne, ont lit :
V'là l'esprit, l’cueur, et la vouaix, D’yun qui rune au fond du bouais.
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Ce qu'il n’est pas possible de regarder comme des vers écrits à Québec, Montréal ou Ottawa.
Voici deux stances d’un poême intitulé l’Etai, expression bourguignonne pour été :
Savoûs l’art de vivre bien
Et d’être terjours content ?
C’hest de n’se gènair de rien
Et d’prendre tout taï qui vient.
Si fait calme, ou s’il ‘ya du vent,
Si fait caud, ou si fait fred,
Priaïz l’houan Guiu, r’merciaïz l’en, Et vous seraïz, ma fé, d’qué.
Les Canadiens ne se reconnaissent pas là-
dedans,
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L jours de mode de nous reprocher notre accc . cela, nos auteurs opposent des pages sans r plique. ! + français s'y trouve avec son poids, sa rectitu on trait inévitable,
Mais, dit-on, c’est affaire de plume, vous échappez par la tangent. Ecrire n'est pas parler, Reste notre ac: 6, Il n'est pas parisien ; il est patoisé, ou, si vous voulez, il est normand,
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