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ples avec lesquels nous vivons, ni leur montrer par nos actes, que l'étude et le culte de la langue grecque sont le meilleur moyen de faire pénétrer la civilisation en Orient et de l'y faire progresser, Mais nous n'avons pas su non plus atteindre l'idéal de perfection, nous n'avons pas su imprimer aux arts et aux lettres le caractère de gracieuse et impérissable beauté qu’il fut donné à nos ancêtres de réaliser, alors qu'après les guerres persiques, sous l'inspiration de la liberté sauvée, ils élevèrent avec l’airain, le marbre et les lettres, le sublime et indestructible monument du génie hellénique.
Ce peu de succès, cette impuissance de nos efforts, ont des causes nombreuses ; la principale est que, depuis cinquante ans, il n’y a plus eu qu'une source à laquelle les savants de notre race ont pu venir puiser, un seul foyer d’où leur est venu la lumière. Les extrémités se sont refroidies et glacées ; toute vie s’en est retirée, toute initiative a disparu ; au centre, au contraire, il y a eu congestion et pléthore. Sous l'empire d'une excitation anormale, on a vu se développer les ambitions, les luttes politiques; puis, à l’instar de celles-ci, les querelles, les outrages de toute espèce : humilier son adversaire, le convaincre d’ignorance, a passé pour sublimité de génie et richesse de science. Sous ce rapport tristement prodigues, en fait de dépenses utiles il nous a fallu être tristement parcimonieux. Aussi nous n’avons à montrer ni éditions d'auteurs anciens, à l’exemple de Corai, ni d'autres ouvrages de véritable valeur, si ce n’est ceux que nous avons récoltés sur le territoire étranger, Nous n'avons pu faire naïtre autour de nous ni ce noble amour du beau, ni ce saint enthousiasme sans lequel rien de bon, rien de parfait ne s'accomplit dans l’art et dans les lettres ; que dis-je? nous n'avons pas même pu suivre les traces des porte-drapeaux de l'hellénisme en Orient. Je parle de nos Aspasies modernes, des femmes d'Andros, de Tinos, de Naxos et des autres îles de la mer Égée, qui, se louant comme nourrices et comme servantes dans les villes du Levant, répandent la langue hellénique en l'intro duisant dans les maisons des Européens, et en font la langue
α. D'EICHTHAL.
συνιδόντες χαὶ ιοὶ τῶν ἐντ χῦθα 8 ᾿ογενῶν, λόγιοί TE χαὶ ἐπιοσ-
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maternelle de leurs nourrissons, bien dignes celles-là de nos éloges et de nos couronnes...
Tout cela est triste à dire, triste à entendre, mais tout cela est vrai ; et le temps est venu de regarder la vérité en face et de lui demander de salutaires enseignements.
Quel est et d’où peut venir le remède à cette fàcheuse situation ? Où le trouverons-nous? Pour stimuler le zèle et l'émulation, il est nécessaire, indispensable, de multiplier, comme autant de foyers lumineux, les centres de culture hellénique. C’est dans cette pensée que des hommes de lettres, des savants, et les principaux commerçants de cette ville ont fondé, il y a déjà huit ans, cette Société littéraire, et projeté un Comité d'éducation dont le siège devait être à Constantinople, et dont le soin principal devait être d'enseigner les lettres grecques aux peuples orthodoxes du Levant, aux femmes surtout, sans distinction d'origine et de langage. Tout avait été préparé : règlements, comités, conseils de surveillance, tout, jusqu'aux lettres qui devaient être envoyées à nos frères de l'étranger, lettres dignes encore aujourd'hui de tout notre intérêt, de toute notre attention.
Malheureusement le Comité, dont les évènements politiques de 1862 ont fait ajourner l’établissement, attend encore la main puissante qui doit lui donner la vie et le mouvement. Quant à notre Société, elle a parcouru cette carrière de huit années, à tout prendre, avec bonheur. Mes prédécesseurs vous ont successivement rendu compte de ses travaux pendant chacune des sept premières années. Le moment est venu de vous faire connaître rapidement les œuvres de cette dernière année (1)...
Souvent, en me plongeant dans l’étude des premières conceptions cosmiques, cachées sous les mythes primitifs de la Grèce, j'ai admiré ce qu’elles ont en même temps d'ingénieux et de hardi ; là se trouvent souvent contenues des vérités que
(1) Nous supprimons cette partie du discours qui, à dix-huit années de distance, n'aurait plus d'intérêt, — E. d’'E.
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n'ont infirmées ni le temps ni le progrès de la civilisation. Tel est le sens caché dans le mythe des deux Hermès, celui de la science et celui du gain (ὁ logios kai ὁ kerdoos Hermès), qui attribue justement au même dieu la protection de la science et celle du commerce, C'est ce que mettra tout à l'heure dans tout son jour l'intéressant discours de M, Karapanos, lorsqu'il parlera devant vous de l'influence du commerce sur le développement moral et intellectuel de la Grèce antique. Mais, dans la Grèce moderne elle-même, le commerce, depuis la chute de Constantinople jusqu'à nos jours, n'a jamais cessé dé rivaliser et de coopérer avec les savants pour conserver les traditions nationales et pour réveiller de grandes et généreuses pensées chez notre peuple.
Fidèles à ces nobles traditions, les adeptes de l'Empolaios Hermès dans cette reine des villes, non contents d’avoir contribue à la fondation et aussi à l'entretien et au développement de la Société littéraire, apportent maintenant leurs genéreuses contributions pour l'érection à Constantinople d’un splendide édifice, où pourront s’abriter une Bibliothèque publique et une Université nationale, , . . Ὁ. ,:.. . . .…,
Mais, comme autrefois Diomède, quand il est question du choix de celui qui doit l'accompagner dans sa hasardeuse entreprise, dit en parlant d'Ulysse, auquel il donne la préférénce :
Commènt pourrais-je oublier le divin Ulysse, dont le cœur est prudent et l'esprit audacieux dans tous les travaux ?
nous, déjà assurés du concours de nos savants et de nos commérçants, comment n'invoquerions-nous pas aussi celui de notre tendre mère la Grande Église, qui, après avoir, dans des témps de malheur, prêté au peuple son abri tutélaire, ἃ sauvé pour les jours de la Renaissance l'étincelle de la vie morale et spirituelle ? Comment oublierlons-nous notre clergé, qui, au milieu même de l'oppression et de la souffrance, ἢ’ ἃ jamais cessé de concourir par l'acte et la parole, avec les savants et lès commercants à la diffusion des lettrés et des sciences ?
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T'hULOV, Ἐγερθήτω ἐν χαὶ ἐγερθήσετα:
LAN" ἣν μάλιστα ΓΞ ποχὴν ὑπουργοὶ, ἐπὶ συνέσει διαπρέποντες : τῆς ὀθωμανιχῆς αὐτοχρατορίαξ διέπουσι ν παρεμβάλλοντες χώλυμα εἰς τὴν ἠθιχὴν LA! δια-
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VONTLANY ἀνάπτυξιν. ὦ ἐπὶ ὃς τοῦ θρόνου Si ἐπιχάθηται ἣγεμὼν, δημοσίᾳ πολλάχις χηρύξ ὁ ὅτι æ ὺὑς ὑπο τὸ σχῆπse αὐτοῦ λαοὺς τέχνα θεωρεῖ τῆς αὐτῆς π , χαὶ ἐπιθυμεῖ
rte αὐτῶν χαὶ ἐν δμιονοία τ ποίν: AA προαγωγὴν
NAS, χαὶ γράμῳατ χ.
DISCOURS DE M. BASIADIS.