UNIVERSELLE
(Article de M. Nefftzer dans le journal Ze Temps du 2 août 1864.)
M. Gustave Jd'Eichthal vient de remettre à l’ordre du jour une question qui a déjà exercé son attrait sur plus d'un homme supérieur ou distingué : celle d’une langue commune qui, élevée au-dessus des idiomes nationaux, sans les supprimer, serait comme le signe de la civilisation générale et de la fraternité du genre humain, Ce désir n’est pas arbitraire ; il a sa raison d’être, l'humanité étant à la fois une et diverse, Dans le passé, avant les grands travaux historiques, qui sont la gloire la plus solide du xixe siècle ; avant que la découverte et l'étude du système indo-européen eussent éclairé enfin ies vraies origines de l'histoire et du langage, alors que, faute de lumières historiques suffisantes, on ramenait encore à une convention la constitution primitive des sociétés, on n'était pas éloigné de voir, dans le langage lui-même, une convention du même genre; on croyait à des langues créées de toutes pièces, et, par une conséquence natu-
relle, on se laissait volontiers aller à penser qu'il serait possible de fabriquer de même la langue commune du genre humain. Ces illusions ont disparu. On sait aujourd’hui qu’il n’est pas plus possible de fabriquer une langue, ni la moindre partie d'une langue, qu'il n’est possible de fabriquer un homme ou ur de ses organes, dans l’alambic du chimiste ou dans l'atelier du mécanicien. La langue est le point précis qui marque à la fois la séparation et la transition entre la vie de la nature et la vie de l'esprit. Immatérielle comme l'esprit, dont elle est l'organe, elle n’est pas libre comme lui; elle est soumise à des lois qui lui sont antérieures ; elle a une vie toute physiologique, et, pour ainsi dire, végétaie, dont il est possible aujourd'hui de suivre le développement, jusqu'aux premières articulations qui ont changé le cri en discours, jusqu'aux radicaux simples et primitifs, véritables cellules organiqnes du langage. Tout est spontané dans cette prodigieuse évolution; rien n'appartient à la liberté et à la reflexion humaines. De nos jours encore, et dans des langues qui semblent faites et parfaites, un observateur un peu attentif peut voir s’accomplir des altérations, qu’il n'est au pouvoir de l’homme ni d'empêcher ni de provoquer.
Il ne peut donc plus être question de fabriquer la langue universelle du genre humain, et ce n'est pas ainsi que l'entend M. Gustave d'Eichthal. Il a simplement cherché, parmi les langues vivantes, celle qui serait le mieux appropriée à la fonction universelle de « médium des relations internatio- « nales entre les peuples et les individus, et qui pourrait le « mieux servir à l'expression de ces vérités suprêmes, qui sont « à la fois et le principe et le lien commun des sociétés, et, à « ce titre, doivent partout revêtir une forme identique et « universelle. » En d’autres termes, il a cherché une langue qui püût être à la civilisation moderne ce que le latin a été à la civilisation ou à la barbarie du moyen âge. Après le latin, l'italien et l'espagnol ont joué un rôle assez considérable. Puis est venu le français, qui, depuis Louis XIV jusqu'au premier empire, a bien pu passer pour la langue sociale de l'Europe, et qui l’est encore dans une certaine mesure, quoique la réac-
tion des idiomes nationaux lui ait fait perdre beaucoup de terrain. Cependant M. d'Eichtal ne s’est pas arrêté au français, qui, en effet, ne répondait pas aux conditions de son programme. Ce qu il lui faut, si nous l’avons bien compris, c’est une langue commune qui ne froisse pas la diversité des génies nationaux. Or, le français les froisse au plus haut point, en ce sens qu'il ne se prête véritablement qu'à l’expression de pensées françaises. Il est vrai que toutes les langues sont plus ou moins dans ce cas, et que plus elles seront l'expression précise d'un peuple, moins elles se prêteront à devenir celle de tous les peuples. A ce point de vue, il n’y en a point d’absolument propre à servir de langue universelle ; mais, comme en toutes choses, il y a des nuances ici et des degrés, M. d'Eichthal nous semble avoir choisi, avec un tact sùr, celle de toutes les langues vivantes qui serait en effet la moins rétive à une fonction universelle. Cette langue, c’est le grec moderne, très voisin, comme on sait, du grec ancien (1). Non-seulement elle a été l'expression d’une civilisation d’où le monde moderne a procédé en grande partie sans l'avoir égalée en tout; mais, par son caractère même, elle semble se prêter mieux que toute autre au rôle que conçoit pour elle M. d’Eichthal; en d’autres termes, nous croyons plus facile à un Français de penser en grec qu’en allemand, et réciproquement; il y a lieu de croire que la même facilité existe aussi pour d'autres peuples.
M. d'Eichthal a développé, peut-être trop sommairement, ses vues dans une brochure de quelques pages, à laquelle il a joint un extrait du travail d'un Grec distingué, M. Renieri, sous-gouverneur de la Banque nationale hellénique, qui avait formulé il y a quelques années les mêmes conclusions. Mais entre M. d'Eichthal et M. Renieri, il y a cette différence que, chez ce dernier, il était difficile de ne pas faire la part de l'amour-propre national, tandis que, sous la plume de
(1) Nous avons déjà suffisamment expliqué que par grec moderne nous entendons la langue moderne entièrement ramenée aux formes normales de la grammaire hellénique. G. d'E,
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l’auteur des Évangiles, vient de reprendre l'idée de M. Renieri dans l’opuscule dont nous avons transcrit le titre, et qui se recommande à notre plus grande attention.
M. d'Eichthal montre que la langue grecque, par son organisation, son incomparable richesse, son histoire, sa place acquise dans l'éducation libérale de tous les pays, est seule propre à satisfaire au besoin chaque jour plus urgent d'une langue internationale el commune du monde civilisé. Les langues modernes étant toutes arrivées, par un heureux développement, à une grande perfection, les. peuples sont naturellement jaloux chacun de la sienne; c'est là un bien, comme cela est un droit incontestable. Mais à l’école, au début de la vie, un jeune homme peut-il savoir quelle est ou quelles sont les langues étrangères dont la connaissance lui sera un jour utile ou indispensable? Lui faudra-t-il apprendre, de facon à les pouvoir parler et écrire, quatre ou cinq langues différentes? Ce seraient là huit ou dix années de sa jeunesse uniquement employées à acquérir les instruments de la pensée; quel temps trouvera-t-il pour l'histoire, la géographie, la littérature, les é'éments des mathémathiques et de la philosophie ? Il en serait tout autrement s’il existait une langue internationale acceptée de tous : elle seule serait obligatoire dans l'école; pour tout le reste on consulterait les aptitudes particulières du jeune homme, ses talents, ses goûts, la position sociale de sa famille ou sa propre vocation. Une seule langue suffirait à la rigueur pour toutes les relations extérieures, le cours d’études ne serait plus surchargé de travaux d'une utilité purement éventuelle.
Cette considération, que M. d'Eichthal n'a fait que toucher, nous paraît avoir une extrême importance et être pour la jeunesse une véritable question de liberté; un jeune esprit bien doué (comme j en ai tant vus dans la jeunesse française, mais que compriment bientôt d'étroits règlements), à moins d'aptitudes spéciales, ne pourra se développer librement si on l'oblige à s'approprier les éléments de quatre ou cinq langues différentes, on voit d'ailleurs que souvent des talents très prononcés pour certaines branches de la science ou bien pour
la vie pratique, n’ont aucune aptitude pour l’étude des langues. D’autres, au contraire, se complairont dans la linguistique et s'y sentiront mieux à l’aise que dans d’autres études ; ce n'est pas une raison pour imposer à tous le régime qui réussit à quelques-uns. En ce sens, la question posée par M. d’Eichthal est bien effectivement une question de liberté,
Sans doute nous méritons pleinement le nom qu'on nous donne « d'Athéniens de l’Europe occidentale » ; mais « l'amour du grec », auquel s'attachait jadis tant de faveur, a prodigieusement baissé chez nous; le grand public, même lettré, est tout à fait revenu au fameux « græca sunt, non leguntur. » La désaffection pour le grec et l’abandon de cette étude augmentent dans la même mesure que s’accroissent les facilités pour l’apprendre. Nous avons aujourd'hui une foule de livres corrects, méthodiques et commodes, dont les Fénelon, les Bossuet, les Racine, lecteurs si assidus des œuvres grecques, étaient absolument privés. Ce triste résultat du labeur infatigable des professeurs et des sacrifices de l’État, qui ne cesse d'encourager les études grecques, est dû à deux grandes causes. La première est le développement des littératures modernes; les chefs-d'œuvre en tout genre dont elles peuvent s’enorgueillir ont diminué ou fait cesser le besoin de chercher les hautes jouissances littéraires dans les œuvres de l'antiquité, qui a, dit-on, versé sa séve à pleins bords dans les littératures modernes. En second lieu, dans toute la société actuelle, cette langue ancienne n'offre une carrière pratique qu’au seul professorat des lettres; quel encouragement alors les milliers d'enfants qui viennent successivement s'asseoir sur les bancs de l’enseignement secondaire peuvent-ils trouver dans la poursuite d’une étude difficile et laborieuse ?
On sait avec quel enthousiasme fut accueilli en France, il y a quarante ans, le réveil de la nationalité grecque. C’est à Paris même que, pendant plus de vingt ans, le grand Coray avait préparé cette résurrection, en débarrassant l’idiome grec des altérations, conséquence naturelle d’une longue oppression, et en s’efforçant de lui rendre sa richesse et sa splendeur
antiques (1). Mais ni ce long et admirable travail de Coray, de cet « homme incomparable », comme l'appelle l’Allemagne, ni l’affranchissement et la résurrection de la nationalité grecque, n'ont exercé sur nos écoles d'instruction secondaire la moindre influence appréciable; ce grand mouvement est demeuré comme non avenu pour nos collèges. Entre eux, en effet, et le foyer heureusement rallumé de la vie nationale en Grèce, il y a une véritable muraille de Chine; nous voulons parler de la prononcialion érasmienne. Prononcons le grec comme les héritiers de Sophocle et de Platon, et ce sera une langue vivante que nous apprendrons (2).
A la langue latine ont succédé les langues néo-latines, filles très dissemblables à leur mère. Pendant mille ans et plus de décadence politique et de servitude la langue grecque perdait, il est vrai, l’un après l’autre ses joyaux, quelquefois remplacés par des loques prises aux envahisseurs ; sa noble démarche se relâchait, ses mouvements devenaient moins aisés, sa
grâce native disparaissait en grande partie; mais, dans sa dé-
tresse, elle restait elle-même, comme un roi appauvri et dépouillé par le malheur ne perd que la pompe qui plus tard peut lui être rendue, Respirant depuis quarante ans l'air de la liberté, cette langue immortelle reprend aujourd'hui son anti-
(1) Ce mérite du vénérable vieillard est souvent célébré par la Grèce reconnaissante. Voici comment s'exprime le savant et spirituel auteur des Σούτζεια (Athènes, 1853, p. 47) que j'ai en ce moment sous les veux : Ὃ ἀξέμνηστος Κοραῆς ξόωχεν ἡμῖν τὴν ἀνεχτίμητον συμθουλὴν καὶ ᾿ παράδειμα ἵνα ἀσχοληθῶμεν εἰς τὴν χϑιάλειπτον παράθεσιν τῆς σημξρι-
ON y ἃ vingt ans, M. Dehèque le disait déjà dans une Théorie sommaire de la véritable prononciation du grec (Gazette de l'Instruction publique, août 1846) : « Par cette prononciation on se met en rapport avec toute une nation ; on fait d'une langue ancienne une langue vivante; mais la langue de Platon, de Lucien, de Chrysostome, a-t-elle donc jamais cessé de l'être? L'étude de son histoire en montrerait la perpétuité, et c'est bien de cette langue qu'on peut dire comme du phénix :
: Una est quæ reparet seque ipsa reseminet
que force, son antique beauté. Les léttrés de l'Occident, qui n’ont jamais appris que le grec ancien, lisent avec facilité, souvent avec plaisir, quelquefois avec admiration, les œuvres récentes de la Grèce ressuscitée. Les journaux mêmes, écrits pour le grand public, leur sont parfaitement intelligibles. Mettons donc de côté cette expression de langue morte, qui n’est pas de mise quand il s’agit de la langue grecque. Elle n’est pas seulement vivante; elle travaille, elle lutte chaque jour pour rentrer en pleine possession de son magnifique patrimoine.
Nos écoles d'instruction secondaire resteront-elles longtemps séparées de la réalité historique par la barrière d'une prononciation factice, que d’ailleurs Anglais, Allemands, Français, Italiens, modifient chacun suivant la convenance de son organe ? Vivrons-nous longtemps encore dans la fiction d'une prétendue mort de cette langue immortelle ? Elle n’était point morte, cette langue, pour le grand helléniste dont nous déplorons la perte récente, M. Hase, qui maniant le latin, le français et l’allemand avec une égale facilité, avait choisi de préférence la langue grecque pour écrire jour par jour, pendant plus de cinquante ans, ce qu’il avait fait, vu et entendu, Dans la question qui nous occupe, rien ne me paraît plus significatif, plus décisif que cet exemple. Loin d'être le moins du monde gêné, dans ce récit des choses de nos jours, par un idiome âgé de trois mille ans, M. Hase y trouve une abondance de ressources qui dépasse de beaucoup les nécessités du sujet, Il écrit au courant de la plume, sans recherche, sans viser à aucune « élégance », mais on voit que tout ce qu’il pouvait désirer pour fixer les souvenirs les plus divers, afflue et vient spontanément sous sa plume. Telle est cette langue « morte », dans laquelle, d'ailleurs, il se publie chaque jour des journaux pour des milliers de lecteurs.
Il résulte de tout cela que notre enseignement scolaire de la langue grecque demande une réforme considérable : il doit, premièrement, rentrer dans la tradition en abandonnant une prononciation dépourvue de tout fondement historique; il faut, secondement, appliquer, du moins aux éléments de cette langue, les méthodes et les procédés qui réussissent pour les
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surer le plein succès des méthodes nouvelles, des méthodes pratiques. Quelle bonne raison pourrait-on avoir de maintenir l’ancienne méthode, si malencontreusement théorique (1), pour l’enseignement d'une langue non moins vivante que l'anglais et l'allemand ? Quelle raison de laisser subsister dans nos classes une si palpable et si préjudiciable contradiction ? Dans les spéculations philosophiques, dans les démonstrations ma thématiques, il peut y avoir avantage et intérêt d'arriver au même but par deux voies entièrement opposées; mais des esprits dont l'éducation est à peine commencée, mais des classes élémentaires, mais l'enseignement des premières notions, peuvent-ils être raisonnablement mis à une pareille épreuve ?
Il est vrai qu’à notre époque les études grecques, fussentelles bien faites au collège, sont à peu près généralement abandonnées après les épreuves du baccalauréat; de ces longs travaux, de ces pénibles exercices, il ne reste guère que ce qui a pu en résulter pour le développement général des facultés : mais l'importance de ce dernier bienfait des langues anciennes étant de nos jours fort peu compris, le grand nombre regrette « les belles années de jeunesse sacrifiées aux langues mortes et perdues pour les connaissances utiles ». Tout cela changerait de face avec la perspective d’un usage pratique de la langue grecque, et avec un enseignement tel qu'on l’applique aux autres langues vivantes; ce serait aussi le moyen le plus assuré de faire encore lire et goûter, dans la langue originale, ces admirables chefs-d'œuvre de la littérature grecque, qui aujourd’hui ne sont guère connus que par des traductions, 51 elles ne demeurent pas entièrement ignorées.
(1) Le président de l’Institut hellénique à Constantinople Ὃ Ἕλληνες χὸς φιλολογιχὸς σύλλογος), M. Karatheodori, a prononcé, le 10 août 1863, à la soixante-cinquième séance de l'Institut, un très remarquable discours sur l'instruction secondaire (περὶ τῆς μέσης παιδεύσεως), où il signale avec autant d'esprit que de raison les abus et la stérilité d'un enseignement grammatical trop théorique. Ce discours, imprimé dans les Mémoires du Σύλλογος, p- 175-189, avec quelques observations de M. Sophoclès, p. 215 et suivantes, serait lu avec beaucoup d’intérêt dans une traduction francaise,
Revenons à la proposition de MM. d'Eichthal et Renieri. On ne peut nier qu'au premier abord elle n'offre quelque chose d'imprévu et qui étonne ; à y regarder de plus près cependant, elle n’a rien que de très naturel et de très simple. Du moment que l'étude du grec est maintenue dans le programme de l'instruction secondaire, et que l’on veut bien appliquer à cette étude la méthode usitée pour l’enseignement des langues vivantes, il est certain que les élèves, en quelque pays que cette étude soit pratiquée, auront en fait un moyen de communication intellectuelle applicable à tous les besoins de la pensée et de la civilisation moderne. Même en se maintenant sur le terrain strict du grec ancien, l'exemple que nous avons cité de M. Hase, celui de Coray, celui des écrivains si distingués qui, dans le Journal lilléraire de Conslantinople, traitent avec les formes les plus pures de l'idiome ancien les questions morales et scientifiques les plus élevées deg temps nouveaux; ces exemples, dis-je, prouvent quel instrument offre l’ancienne langue grecque lorsqu'on a appris à s’en servir, mais ils prouvent aussi que ceux-là s’en servent le mieux qui y voient une langue vivante.
Dügner.
154 G. D'RICHTHAL.
peine à cet excellent homme, qui était pour nous comme une
relique vivante de la Grèce.
Il nous initiait donc tous les mercredis soirs à la pronon-
ciation grecque moderne; et bientôt, dans toutes les classes, de la septième à la rhétorique, une exceptée pourtant, celle de troisième, je crois, où le professeur, un Champenois quelque peu entêté, s’obstinait, au grand scandale de l’abbé Frère, dans les vieux errements, la prononciation grecque moderne détrônait la prononciation d'Érasme, et devenait bientôt tellement familière à tous les élèves, qu'ils finissaient par ne plus comprendre qu'on prononcât autrement. et que quelques fantaisistes, par ἂμ excès de zèle, s'ingéniaient parfois à l'appliquer à la prononciation du latin.
Passez-moi, monsieur le Rédacteur en chef, ces détails qui me reviennent avec tout le charme et toute la vivacité des souvenirs d’enfance ; mais ce qu'il y a de certain, et ce que vous trouverez peut-être curieux à constater, c'est que, dès 1831, au petit séminaire de Paris, l’abbé Frère, avec l’aide de M. Minoïde Mynas, introduisait avec succès la prononciation grecque moderne et anticipait ainsi, plus de trente ans d’avance, l'innovation que M. le Ministre de l'instruction publique vient de mettre à l'étude,
Je me fais un plaisir de déposer ici ce témoignage, qui de ma part est en même temps un hommage à la mémoire d'un homme dont le nom et les rares qualités méritent de ne pas tomber dans l'oubli. Je vous serais reconnaissant de vouloir bien m'aider à m'acquitter envers lui d'une partie de ma dette, en accordant à ce témoignage la publicité de la Revue.
Veuillez agréer, etc.