‹ La leçon d'une criseChapitre 9 sur 22 · FAITS · texte numérisé non relu

FAITS

Emus de la souffrance générale, nous voulions en écarter le retour : c'est dans la pensée d'un avenir meilleur que nous apportions à nos contemporains ces considérations sur la situation présente.

Nous pensons que les générations futures ne seront pas forcées de boire ce calice d'amertume ; le calice peut être éloigné, s'il plait aux hommes d'avoir pitié d'eux-mêmes.

C'est la doctrine fondamentale, au point de vue du but que nous nous proposions : il fallait donc, avant tout se faire une conviction sur la nature des crises et savoir qu'elles ne viennent de nulle part ailleurs que de nos actes.

La question de la procession des états sociaux résolue, il fallait aussi savoir quels éléments se mêlaient à nos actes pour en faire les artisans de mort et de désagrégation.

Pour cela il était indispensable de se rendre compte de ce qu'exige une collaboration harmonique des forces humaines, plan divin, aussi bien dans l'ordre moral (i) que dans l'ordre cosmique.

Nous l'avons fait dans la première partie de cette étude, en nous plaçant assez haut dans la sérénité scientifique pour que la poussière des passions soulevée en cette crise ne troublât pas notre jugement.

Nous pouvons maintenant nous rapprocher quelque peu des événements contemporains et nous poser cette question : Qu'estce donc qui viciait ainsi la société d'hier ?

Si nous avons fait une analyse judicieuse des entités sociales et des tares qui entravent leur fonctionnement, nous allons nécessairement retrouver dans les troubles de l'heure actuelle, les trois sources de toute désorganisation sociale : la luxure, l'avarice, l'orgueil.

^I) Joann. XV, 17: Haec mando vobis ut diligatis invicem ; y^Vi, 2y. Ut sint consumniati in uniini.,,.

Et ainsi, ce qui va suivre achèvera d'établir la conviction de nos lecteurs au sujet de l'exactitude des thèses qui précèdent.

En même temps, nous nous rapprochons du but pratique de cette étude : car s'il est malaisé d'atteindre directement les causes premières, leurs agents immédiats sont plus accessibles. C'est en nous rapprochant des contingences présentes, que nous pouvons préciser ce qu'il faudrait faire ou omettre pour prévenir le retour de pareils désastres.

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