‹ La leçon de philosophie; comédieChapitre 2 sur 5 · SCÈNE II · texte numérisé non relu

SCÈNE II

MADAME LISE, seule, très agitée.

Qu'est-ce que tout cela signifie? C'est à dire qu'on me met à la porte... poliment! Oh! maître Frantz, il faut que vous soyez terriblement gêné de ma présence pour user d'une pareille perfidie! Eh! bien! non, non! je ne m'en irai pas. Voyons... il se passe quelque chose... je le sens. Un bouquet est entré ici.. Maître Frantz est allé en ville deux fois cette semaine, contrairement à ses habitudes... Il me faut un prétexte pour rester... comment faire?... J'ai refusé dem'asseoir... il va rentrer... Allons, vite une idée... quand je devrais échancrer ma bottine et le prier d'en refermer l'ouverture ! Pendant ce temps, nous causerions... Oh! quelle idée!... {Elle pose le pied sur l'établi tout en parlant et coupe l'empeigne de sa bottine.) Une idée bête et pratique comme toutes les bonnes idées. C'est cela... un

malheur imprévu... les chemins sont détrempés et je dois gravir le torrent... Dire qu'elles sont toutes neuves... je suis ridicule! Mon Dieu, nous autres femmes, nous n'avons que les petits moyens, tandis que vous, maître Franlz, vous avez la force, la priorité et ce trésor d'expérience dont vous faites un si noble usage... Ma bienveillance!... je ne puis oublier ce mot-là... et cette odeur qui me poursuit... c'est ici, j'en suis sûre... (Elle ouvre brusquement la commode et fouille avec acharnement.)

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