‹ La lecture en actionChapitre 35 sur 81 · NÉRON · texte numérisé non relu

NÉRON

Quoi donc? Qu'a-t-cUc dit? Et que voulez-vous dire?

Narcisse se garde bien de répondre tout de suite. Il veut d'abord élargir la blessure; ajouter une dose de sarcasme pour l'envenimer!

Elle s'en est vantée assez publiquement.

NÉRON {avec colère).

De quoi?

14^3 LA LECTURE ENACTION.

NAPxCissE [froidement et nonchalamment).

Qirelle n'avait qu'à vous voir un momenl. Qu'à tout ce grand éclat, à ce courroux funeste, On verrait succéder un silence modeste; Que vous même à la paix souscririez le premier; Heureux que sa bonté daignât tout oublier.

Pas un des mots prôtés à Agrippine, qui ne soit une injure pour son lils! Ce grand èclat^ ce silence modeste, ce daignât tout oublier^ sont autant d'âpres morsures pour l'amour-propre de Néron. Aussi, écoutez sa réponse :

Mais, Narcisse, dis-moi, que veux-lu que je fasse?

Celte reprise de tutoiement est un trait de génie. II dit tout. L'ailaire est renouée; les voilà

redevenus complices. La bête fauve se réveille et rugit :

Ji; n"ai fjue trop de pente à punir ■>nu audace, Kt si j»,' m'en croyais, ce trioiuplie iiuliscret Serait liientôt suivi d'un rfcriud rcj^i'cl !

Oe jirernier ('lan de fureur ne dure jias. Le cfrur de Néron a éh' trop éliranlé par les paroles deliurriius... chianlé comme il peutrèlre, ébranlé non d'un r< mords vi'TiL'd)l('... il n'y a pas dans

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