‹ La légende d'Oedipe [microform], étudiée dans l'antiquité, au moyen-âge et dans les temps modernes, en particulier dans le Roman de Thèbes;Chapitre 54 sur 94 · A LA RENAISSANCE ET DANS LES TEMPS MODERNES · texte numérisé non relu

A LA RENAISSANCE ET DANS LES TEMPS MODERNES

LUI opéra de ce nom, musique de Zingarelli, paroles de Marmontel, qui ne Ta pas compris dans la collection de ses

œuvres.

A l'étranger, les tragédies imitées directement de l'antiquité ou des tragédies françaises sur la légende d'CEdipe sont en assez grand nombre : nous nous contenterons d'en citer quelques-unes moins connues. En Italie, nous trouvons, au xvi^ siècle, outre \3, Jocaste de Dolce et les pièces de Ruccellaï et d'Alamanni signalées déjà : d'abord une méchante imitation de VŒdipe-Roi par Anguillara (1565), dont M. d'Ovidio vient de donner une très amusante analyse^ dans ses Saggi critlci (Naples, 1878, in-8") ; La Teba (Venise, 1728, in-8°), par Louisa Bergalli^ imitation de la Thébaide de Racine; une Antigone, par Alfieri (V. Patin, ii, 289 sqq.) ; une Hypsipyle, par Métastase ; enfin un OEdipe par M. Niccolini, « l'habile traducteur d'Eschyle, le juge délicat de la tragédie grecque^ », qui a introduit dans la fable de V OEdipe à Colone plus do mouvement et de complication.

En Espagne, il convient de noter, au commencement du xvi' siècle, une Thébaide de G. Gostilla, en prose mêlée de vers, dont Brunet enregistre deux éditions: 1° Serafina, Ypolita, TiiEBAïDA, par George Gostilla. Yalencia, 1521 et 1524, in-fol. goth. (Les deux premières pièces sont en prose, la troisième en vers et en prose ; elles sont divisées par scènes et non par actes) ; 2° La comedia llamada The- BAYDA, con otra comedia Ihimad^ Seraphina, 1546, in-4** oth., fig. sur bois. — Le catalogue de Salvâ * (n° 2021)

cr

1 II n'est pas bien sûr que le Torrismundo de Tasse, tragédie trop vantée, dont M. d'Ovidio donne également l'analyse, soit aussi tirée de VOEdipodée.

2 Cette femme poète, qualifiée de célèbre par l'auteur de la Bibliotheca Britannica (Robert Walt), avait également imité d'autres tragédies des poètes français.

^ Patin, îl, 211.

* A catalogue of spanish and port uguese books wiih occasional literary and bibliograpJUcal rernarks, by Vincent Salvâ. — Spanisli and classical hbrary, 124, Regent-street; Loadou, 1826,

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mentionne une traduction espagnole de VOEdipe-Roi de Sophocle en ces termes : Sofocles. — Edlpo tlrano, tragedia traducida del griego en verso castellano, con un discorso preliminar sobre la tragedia antigua y moderna, por Don Pedro Estala. Madrid, 1793, in-8".

VOEdlpe-Uoi a encore été traduit (IGGO) par Vondel, le plus grand poëte de la Hollande (1587-1679) (Voir W.-J.- A lonckbloet's Gcscinchtc der Nlederlandischen Literatur , traduction allemande de Wilhcm Berg de Rotterdam. Leipzig, Vogel, 1870-7-2, 2 vol. in-8^), et par rallemand Ilans Sachs (1550), auquel on doit une C/^/^nn/ie^rrc (1554) et des tragédies tirées de Thistoire romaine [Lucrèce, Virginie *).

Lessing (Dramaturgie, article sur la Mérope de Voltaire, pag. 48) [)arle avec assez peu d'estime d'une Creuse en anglais, imitée de Y Ion d'Euripide et composée en 1754 par W. Whitehead. M. Patin, après avoir donné cette indication, ajoute que ce poète, mort en 1785, a laissé en manuscrit le premier acte d'un OEdipe\ nous ne savons s'il a été imprimé depuis.

< Grnndrùs dcr Ge.chiclUc dcr dnitschm Natinnal-Lillrralur, enlworfen von Aiig. Kobcrsloin, 3 vol. ia-8"; Leipzig, 1847, ISJG, 1863.

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